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News Année 2006 |
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1/1 Océan et climat, nouveau livre de Jacques Merle..
Ces questions sont regroupées et traitées autour de trois thèmes principaux :
L'ambition de l'ouvrage est de mettre en évidence un moment charnière d'une discipline scientifique mal connue du public, l'océanographie physique, qui, en moins de 50 ans, est passée d'une approche descriptive et géographique à une approche géophysique. Jacques Merle souhaite apporter une contribution à l'histoire de l’avancée rapide des connaissances de ce domaine scientifique à la fin du XX ème siècle, porté par des technologies nouvelles telles que les engins autonomes, l’observation spatiale et la modélisation numérique. Cette histoire est jalonnée par les questions et les réponses qui progressivement ont émergé à l’issue de grands programmes internationaux, de conférences, de réunions de groupes de travail, d'écoles d'été etc... Ce brassage de chercheurs de toutes origines disciplinaires et nationales, météorologues et océanographes confondus, incluant théoriciens et observateurs, était motivé par une ambition commune : comprendre comment la dynamique de l'océan interagit avec l'atmosphère pour déterminer le climat et sa variabilité. Cette épopée scientifique fut aussi remarquable par sa dimension humaine. Ignorant les frontières nationales, linguistiques ou culturelles, des relations professionnelles et amicales d'une exceptionnelle qualité ont lié les acteurs de ces programmes de recherche, en dépit de la compétition inhérente à toute activité de recherche. C'est une "photographie humaine" de cette époque, caractérisée par les premiers grands rassemblements scientifiques à l'échelle planétaire, que l'auteur
veut aussi donner en souhaitant que cette communion scientifique soit le prélude à une prise de conscience des nations de la nécessité d'effacer les frontières pour gérer le risque climatique au bénéfice de
tous.
1/3 Pour les amoureux de la mer.... et de la planète...Le N°6 de Nautilus... un dossier fort intéressant sur "La mer et le Climat"
"C'était une sorte de principe : à Nautilus, on montre comme la mer est belle. Alors, pour aborder le climat, il était simple de montrer que la vie sur Terre serait invivable sans océan; que sans les courants marins, l'Europe n'aurait pas cette douceur; et que c'est encore grâce aux océans que les énormes rejets de C02 de notre civilisation industrielle n'ont pas encore davantage affecté notre planète....." Extrait de l'Éditorial de Christophe Agnus.
Voir entre autres les articles de Bruno Voituriez : "Quand l'océan influence le climat" et "Les mystères du Gulf Stream", mais aussi La mer acide, Noirmoutier, Ré, Oléron, Banneg, les îles assiégées, Albert 1er: le prince océanographe.
Voir aussi dans le n° 476 de la Revue Maritime, deux articles sur le thème "Océan et Climat : "Le niveau moyen des mers" de Jean-François Minster et "Le Gulf Stream et le Climat" de Bruno Voituriez.
3/3 L'eau de mer profonde: une richesse encore peu connue...Après la climatisation et l'énergie thermique des mers... de l'eau douce, une eau minérale qui vient des profondeurs !
«Suite à la demande croissante des acheteurs japonais,
les exportations d’eau de boisson produite à Hawaii par dessalement d’eau de mer profonde
ont brusquement augmenté de 700 % pour atteindre 8,8 millions de US dollars au cours du premier trimestre de l’année 2006
» .
Du 6 au 9 juin, s'est tenu à l'Unesco, un "Workshop" sur les variations du niveau des mers, réunissant la fine fleur des Sciences de la Terre : océanographie, climat, géodésie, glaciologie... Pas moins de 42 sponsors et organismes participants invitaient au débat sur l'avancement des programmes de recherches en cours, et des actions à mener d'ici 2015. Comme l'indique le programme, c'était : "A World Climate Research Programme (WCRP) contribution to the Global Earth Observation System of Systems (GEOSS)".
Le GEOSS, proposé par les USA en Juillet 2003, rassemble aujourd'hui 55 nations et 30 organisations internationales. L'objectif est de fédérer toutes les recherches et applications de l’observation de la Terre, afin de mettre en place à terme un «réseau mondial de systèmes d’observation de la Terre» pour mieux comprendre notre climat et notre environnement.
Dans le triangle "Océan-Climat-Énergie", (et les relations sur les cotés de ce triangle, que le Club s'efforce de montrer), le "niveau moyen des mers" occupe une place centrale. Par exemple, l'Énergie Thermique des Mers, pratiquée sur une grande échelle n'exploiterait qu'une infime partie de la chaleur qui dilate certaines régions de l'océan ! Loin des idées fausses qui circulent sur le sujet, Le Club des Argonautes s'est passionné pour cette conférence.
L'élévation du niveau des mers est liée au réchauffement de la planète. Elle a deux causes principales : la dilatation thermique de l'eau (effet stérique), et la fonte des glaces continentales. Son évolution peut avoir des conséquences dramatiques dans certaines régions, ("Savoir-Terre pour Savoir-vivre", c'est l'idée de base d'une Géoscopie pérenne !)
L'altimétrie et la géodésie satellitaires, conjuguées avec les meilleures mesures In Situ (marégraphes sélectionnés), donnent l'évolution du niveau moyen par provinces océaniques, avec une précision de l'ordre du mm / an. (à condition qu'il n'y ait pas d'interruption dans les séries temporelles). L'effort sans précédent depuis 20 ans, (WOCE, suivi de CLIVAR, GOOS, et GODAE, entre autres...), montre 2 résultats essentiels :
Comme toute mesure physique, le chiffre de 3 mm /an n'a aucun sens si on ne l'assortit pas d'une barre d'erreur. L'estimation de la précision met en jeu un grand nombre de questions aussi variées que le rebond post glaciaire, la tectonique des plaques, les systèmes de référence géodésique, sans oublier l'instrumentation et ses dérives éventuelles (marégraphes, radar-altimètres, et radiomètres micro-ondes embarqués).
Ainsi, outre son intérêt direct pour des millions de personnes, futures "réfugiées du climat", la variabilité du niveau des mers est un sujet interdisciplinaire ... A l'instar du " SWT (Science Working Team) du projet Jason-1", ce fut le grand mérite de cette conférence de réunir des chercheurs et ingénieurs qui... ne parlent pas la même langue, au sens propre comme au sens figuré !
Un "argonaute", bien que retraité, (comme tout membre du Club...), a eu le privilège de se glisser parmi eux ! 3 propositions, (qui ne surprendront pas les visiteurs familiers de ce site), ont été faites :
En guise de conclusion, un hommage à l'humoriste Raymond Devos, qui vient de nous tirer sa dernière révérence... Chacun se souvient que, lorsqu'un maître d'hôtel l'avait averti "La mer est démontée !", Devos n'avait pas hésité à lui demander: "Quand est-ce que vous la remonterez ?" Le malheureux avait répondu: "C'est une question de temps..." Aujourd'hui, un scientifique ajouterait sans doute: "II faut prendre des mesures" ! 2/2 - ETM (Énergie Thermique des Mers) : ça bouge dans l’Océan Pacifique et dans l’Indien.Depuis sa création, le club des Argonautes s’efforce de mettre en valeur les potentialités considérables (et largement ignorées) de l’ETM. Il faut savoir en effet, qu'à lui seul, le réchauffement moyen de l'océan superficiel au cours du 20ieme siècle, (0,6° environ), représente une augmentation de chaleur stockée dans l'océan du même ordre de grandeur que 500 ans de consommation mondiale d'énergie primaire (en 2001) ! Pourquoi, faire si peu de cas d'une telle source d'énergie, renouvelable et non intermittente ? Probablement à cause d'une appréciation erronée de l'efficacité du procédé et, partant, de son coût... Mais voici que les choses changent ! Le mois dernier, c'était la mise en service d’un nouveau système de climatisation dans un hôtel de Bora Bora (Polynésie Française). Les frigories nécessaires sont extraites d'une eau à 5°C, pompée dans l’océan par 900 mètres de fond.
Ce mois-ci, plusieurs annonces parues dans la Presse font état de la décision prise par les États-Unis de construire deux usines pilotes : l’une de 1MW à Hawaï au NELHA, l’autre de 10 MW à Diego Garcia , pour assurer la production d’électricité et d’eau douce de la base militaire US installée sur l’île principale de l’atoll depuis les années 1960. Technique connue, non polluante, et de faisabilité démontrée depuis plus de 70 ans, l’exploitation de l'ETM semble enfin reconnue comme un procédé compétitif.
Il est vrai qu'avec l’augmentation inéluctable du prix du pétrole, la vulnérabilité de nos approvisionnements, et surtout l'urgence du recours à des ressources renouvelables et propres, on ne peut continuer à négliger la moindre piste.
Toutefois, pomper de l’eau froide sous la thermocline, (à quelques centaines de mètres de profondeur), pour l’utiliser à des fins industrielles, puis la rejeter sous la forme d’effluents plus ou moins réchauffés, pourrait créer une perturbation des équilibres thermiques et chimiques du milieu naturel, soit localement autour du point de rejet, soit même au delà, selon l’importance et le nombre de ces rejets. Dans l'hypothèse d’un développement rapide de l'ETM, (des centaines, puis des milliers, de plate-formes exploitant le contenu thermique d'une zone inter-tropicale vaste comme 120 fois la France), on doit naturellement se poser la question de ses effets sur l’environnement, et des limites tolérables de son exploitation. C'est dans cet esprit que le Club des Argonautes a élaboré un projet de de recherche qu'il soumet à la communauté scientifique internationale : « Étude des impacts des rejets d’effluents générés par l’exploitation de l’énergie thermique des mers (ETM) ».
1/2 Mise en service de la première installation de climatisation par l'eau de mer profonde dans un hôtel de la Polynésie FrançaiseDepuis le 1er mai 2006, l'Hôtel Intercontinental de Bora Bora a remplacé son système traditionnel de climatisation par un système basé sur l'utilisation de l'eau de mer profonde.
Ce système SWAC (SeaWater Air Conditioning) a été mis au point et installé par la Société d'Hawai "Makai Ocean Engineering", très innovante dans ce domaine . En effet dans le cadre du développement de la filière renouvelable ETM (Énergie Thermique des Mers ou OTEC en Anglais), l'État d'Hawaii a été depuis trois décennies le promoteur des utilisation de l'eau froide profonde. Souhaitons que cette réalisation réveille l'intérêt de la France métropolitaine pour ces technologies marines. A noter que la ville de Stockholm climatise déjà le centre de la ville avec l'eau de la mer Baltique. Des systèmes similaires peuvent fonctionner avec l'eau des lacs, c'est les cas par exemple de la climatisation du campus de l'Université de Cornell aux États Unis.
Pour en savoir plus :
Seawater Air Condition, Makai Ocean Engineering Inc. BoraBora Seawater Air Conditioning News.pdf L'eau de mer profonde : son utilisation pour le refroidissement d’air d’immeubles situés en bord de mer (ou de lac). Énergies renouvelables, état de l'art et perspectives de Michel Paillard IFREMER Janvier 2006 2/2 Ce 28 avril 2006, Calipso et Cloudsat ont rejoint la constellation de satellites A-TRAIN, véritable observatoire spatial du climat
Ces observations "ciblent" les processus complexes, (et interdépendants), qui interviennent dans le renforcement de l'effet de serre lié aux centaines de milliards de tonnes de CO2 que nous avons relâchées dans l'atmosphère depuis 150 ans. En particulier, la connaissance de "l'effet parasol" des nuages et du rôle des aérosols sur les divers types de nuages, devrait permettre d'affiner les modèles prédictifs, dont les prévisions de température moyenne 2100, (15°C à présent), ont une incertitude globale de 2 à 6° (la moitié environ résultant du comportement plus ou moins "sobre" qu'adoptera l'humanité - cf. travaux du GIEC).
Une meilleure connaissance des interactions entre ces processus contribuera aussi à rapprocher les points de vue divergents sur l'évolution du climat. Notamment entre ceux qui redoutent un emballement (et donc, une catastrophe climatique), et ceux qui pensent que grâce aux "rétroactions négatives", cela pourrait s'arranger tout seul !
Pour en savoir plus :
Revue d'information CNES, NASA, CNRS : "Calipso, percer les secrets des nuages" http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/807-calipso.php |
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Mois d'Avril 2006 |
La langue de glace de Drygalski est une énorme feuille de glace et de neige
qui s'avance sur 80 km, dans la partie centrale de la mer de Ross. "C-16",
un iceberg géant, (1000 km2), en a arraché l'extrémité, le 30 mars 2006,
(image de droite), donnant ainsi naissance à un nouvel iceberg (celui en
forme de carré). Cet "accident de circulation
océanique" n'a pas échappé au radar imageur, "ASAR" du satellite Envisat
(ESA) !
En outre, le même ASAR (Advanced Synthetic Aperture Radar) avait déjà
capté, le 15 avril 2005, un évènement analogue: "B15A", un iceberg 3 fois plus gros que
"C16"... avait
déjà commencé à raboter, il y a près d'un an, cette péninsule glaciaire
décidément très exposée ! Sur l'image du 15 avril 05, on aperçoit d'ailleurs
C-16,
échoué sur la partie nord de l'île de Ross .
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2/2 Quinze ans de progrès en altimétrie radar
Du 13 au 18 mars, plus de 500 chercheurs et ingénieurs
de 60 pays se sont réunis à Venise pour le
Symposium "Quinze
ans de progrès en altimétrie radar". |
En dépit de l'arrêt fin 2005 de TOPEX-Poseidon , plus de 13 ans après son lancement, les océanographes et les climatologues disposent encore de 3 satellites munis d'un altimètre radar : GFO (Geosat Follow On), Jason-1, et Envisat. L'arpentage permanent de l'océan mondial peut donc se poursuivre ! Et avec lui, la moisson de résultats qu'il permet (études de processus et leur représentation dans les modèles).
Il nous reste à "croiser les doigts" pour que
cette présence simultanée de 3 systèmes de mesures, (dont un système
de haute précision : Jason-1, le "petit frère" de TOPEX-
Poséidon...), tous en orbite depuis au moins 4 ans, se prolonge encore 3
ans, (jusqu'en 2009), de façon à avoir un recouvrement de quelques mois
avec leurs successeurs (Jason-2/OSTM + Alti-Ka). On ne peut hélas compter
sur une longévité aussi exceptionnelle que celle de Topex-Poséidon,
fruit de véritables prouesses de NASA /JPL et du CNES !
Les objectifs négociés il y a 20 ans, (ceux des programmes WOCE et TOGA),
visaient une meilleure connaissance de la "Planète Bleue", de
ses courants océaniques (notamment la circulation "méso-échelle"),
et des mécanismes du couplage Océan-Atmosphère, qui interviennent dans
la variabilité naturelle du climat.
Outre les résultats "contractuels", il y avait les résultats
"attendus ou espérés" : marées, ondes internes, calottes
polaires, niveau moyen des mers, vents, hauteur des vagues, topographie
des fonds
et des dorsales océaniques: comme cela a déjà été décrit
en détail sur ce site, ils ont tous été atteints ou dépassés !
Enfin, il y a les résultats "inattendus", en Sciences de
la Terre bien sur, (notamment en Hydrologie
continentale), mais aussi pour la caractérisation fine des
instruments.
Ce progrès en "métrologie de la surface océanique" se conjugue avec celui des modèles
du champ
de gravité, de sorte qu'après "retraitement" des mesures
brutes, (soigneusement archivées), de nouveaux résultats sont
envisageables ! (y compris... à "titre posthume", en ce
qui concerne TOPEX-Poséidon !)
la "recette de cette spirale vertueuse" est maintenant bien connue : diffusion, en temps quasi réel, de la totalité des informations (sans aucune exclusivité pour les équipes de recherche sélectionnées par le CNES et la NASA...), dialogue permanent entre chercheurs et ingénieurs, (notamment pour les étalonnages et les corrections : ionosphère, troposphère, biais d'état de mer), vol "en formation" de 2 systèmes de haute précision (mission "Tandem"), et enfin "approche intégrée", (ou "multi-variée") : on associe toutes les mesures disponibles (pas seulement celles des altimètres...), en particulier, celles du système GRACE, (mesure du champ de gravité), tant pour l'orbitographie que pour la surface moyenne océanique.
Ces résultats, parfois inespérés, (variation du niveau moyen des mers, série climatique de haute précision, ininterrompue depuis 1992, et que les modèles de climat vont désormais s'efforcer de reproduire...), montrent la justesse des choix scientifiques, (et programmatiques), faits depuis 20 ans; ils illustrent le "couple magique" que peuvent constituer une vision et une volonté partagées dans différentes institutions, sur plusieurs continents, par un ensemble de chercheurs et d'ingénieurs. La richesse et la diversité des "objectifs géoscopiques" désormais accessibles sont clairement apparues à Venise !
De façon paradoxale, cette situation constitue pour le Club un motif de jubilation, et... une inquiétude grandissante ! En effet, faute d'une "Veille Mondiale Océan et Climat", ces séries continues de mesures globales, indispensables tant pour la prévision "méso-échelle", que pour la compréhension et le suivi du Changement Climatique, peuvent s'interrompre à tout moment : ce que les océanographes et les agences spatiales ont réussi à faire "en mode Recherche", doit désormais passer "au stade opérationnel", une transition que certains ont comparé, (dans un rapport à l'Académie des Sciences des États Unis), à : "Traverser la Vallée de la Mort" !
C'est pourquoi les Argonautes appellent de leurs vœux
l'instauration d'une "Veille Mondiale", à l'image de la
"Veille Météorologique Mondiale", qui assure chaque jour, à
l'échelle du globe, le recueil et la diffusion des mesures nécessaires
à la prévision météo... Il est temps de pérenniser dans un
cadre international adapté les
différentes initiatives de la communauté scientifique,
aujourd'hui morcelées à travers plusieurs programmes
internationaux, et celles des agences, notamment de la NOAA et d'Eumetsat,
déjà
partenaires dans des projets tels que Argo, Jason-2... et sans doute
Jason-3.
L'installation à Genève, au sein de l'OMM, du Bureau du projet
GEOSS (Global Earth Observation System of Systems)
suffira-t-elle à accélérer un engagement à long terme
des gouvernements, tel que le préfigure pour l'Europe, le programme GMES
(Global Monotoring for Environment and Security) ? C'est ce que nous souhaitons !
A l'invitation du CNES et de l'ESA, trois membres du club ont participé à
ce Symposium
passionnant : F. Barlier, M. Lefebvre, et R. Zaharia.
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Mois de Mars 2006 |
Un universitaire américain de l’Hawaii Natural Energy Institute, Gerard.Nihous, vient de publier, les résultats d’une modélisation simplifiée d'une exploitation intensive de la ressource ETM (Énergie Thermique des Mers).
Comme tout procédé industriel appliqué à grande échelle, l'exploitation de l'ETM peut avoir un impact sur l'environnement. Cette question vitale comporte deux aspects : la quantité d'énergie raisonnablement exploitable et l'évaluation de son impact sur la structure thermique des masses océaniques.
C'est pourquoi, de son côté, le Club a débuté depuis quelques mois une réflexion sur la définition d'un programme de recherche, conjuguant analyses théoriques et modélisations numériques en vue de déterminer de manière crédible les risques de perturbations de l'océan et les seuils à ne pas dépasser. Ce programme prendrait pour exemple les travaux du GIEC.
Qu'il s'agisse des travaux d'Hawaii ou de ceux du Club, une même question fondamentale est abordée : Quelle fraction de nos besoins, l'Énergie Thermique des Mers pourrait-elle satisfaire sans perturber l'environnement, c'est à dire sans nuire aux besoins des générations futures?
La consommation en énergie de nos "sociétés industrielles" atteint aujourd'hui des valeurs telles que l'état de la biosphère et les cycles qui s'y déroulent sont perturbés. Rappelons que l'exploitation des énergies fossiles a conduit à injecter dans l'atmosphère plusieurs centaines de milliard de tonnes de gaz carbonique, soit une augmentation de 30% en 150 ans.
Faute de moyens, l'étude de Gerard Nihous ne concerne que les modifications de la structure thermique de l’océan, sans aucune considération pour leurs conséquences écologiques.
L’exploitation de ce modèle montre que le fonctionnement d'une flottille de plusieurs milliers d'usines entraînerait un lent réchauffement de la source froide (profondeur de 1000 mètre et température de 5°C). La capacité de production passerait alors par un maximum au delà duquel l’écart des températures entre la source chaude (25°C) et la source froide (8°C au lieu de 5°C) deviendrait insuffisant et tout ajout d’usines serait «contre productif»: il entraînerait une réduction de la production ! A titre d’exemple avec une source chaude à 25°C, ce seuil serait atteint après une dizaine d’année de fonctionnement continu d’une flottille d'usines ETM d'une puissance globale de 3 TW. Cette puissance représente une capacité de production annuelle proche de la demande mondiale d'électricité pour 2020, estimée par l'IEA à 25 800 TWh électrique.
Ce résultat préliminaire n'est pas étonnant, si l’on songe que le procédé ETM requiert un débit d'eau froide d'environ de 2,5 mètres cubes/secondes et par MW produit. C’est donc un upwelling artificiel de plus de 7 Sverdrup que cette flottille exigerait pour fonctionner. Ce qui est d’un ordre de grandeur approchant celui des upwellings naturels !
La publication de G.Nihous montre, s'il en était besoin, l'intérêt des recherches sur les flux naturels de matières et d’énergie dans l’océan qui sont au cœur de l'océanographie physique.
Comme le montrent les travaux du GIEC (IPCC), les possibilités offertes par les modèles numériques d'océan ou d'atmosphère (éventuellement couplés entre eux), permettent désormais d'évaluer l'impact des activités humaines sur la biosphère. En outre, l'introduction de paramètres biologiques dans ces modèles devrait permettre à terme de combler la lacune mentionnée ci-dessus (aucune considération des conséquences écologiques).
A noter que l'impact de l'ETM sur l'environnement pourrait ne pas être seulement un objet d'inquiétude : outre sa contribution «énergétique», une exploitation «intelligente» des effluents d’eau froide à des fins biologiques, voire climatiques, sont évoquées par un autre chercheur américain, dans une communication à l’Unesco sur la "Blue Revolution". (Document de Patrick Takahashi accessible sur le site de l'UNESCO à la page 95 du document : "The Potential and Realities of Ocean Thermal Energy Conversion (OTEC)").
C'est l'une des perspectives du programme de recherche sur les upwellings artificiels auquel le Club réfléchit en espérant que les organismes de recherche prendront le relais, dans le cadre d'une coopération forcément internationale, compte tenu de la nature globale de ce défi.
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Le quatrième numéro du magazine Nautilus est sorti.
Le thème principal : La mer vue du ciel.
Dossier en coopération avec le CNES.
Articles de deux Argonautes : Michel Lefebvre et Bruno Voituriez, sur l'observation des océans par satellite.
De magnifiques images.
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Le 9 octobre dernier, une avarie du lanceur Rockot, a entraîné la perte du satellite d'observation de la Terre Cryosat.
Conscients de l'enjeu de la mission de ce satellite pour l'étude du changement climatique, les États membres de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) ont décidé le 24 février dernier, la fabrication et le lancement d'un deuxième satellite, Cryosat-2. L'objectif de mise sur orbite est mars 2009.
Ce satellite est spécialement conçu pour évaluer avec précision, les modifications des épaisseurs des glaces continentales (2 mm/an) et des glaces de mer (2 cm/an). En complément aux mesures actuelles par satellite ou terrestre, elles viendront alimenter de nombreuses équipes de recherche par le monde qui travaillent sur la compréhension des phénomènes polaires, influence de l'homme, activité solaire.
Il fera partie d'une flottille de satellites EOS lancés et à lancer par la NASA et l'ESA, spécialisés chacun dans un domaine d'observation de la Terre.
Le métier du spatial est difficile et risqué. Le développement et la fabrication de Cryosat avaient coûté 136 millions d'euros et duré 5 ans. Compte tenu de l'expérience acquise Cryosat 2 bénéficiera des développement antérieurs, sa fabrication demandera 3 ans et son coût devrait être moindre.
De l'intérêt des mesures permanentes....
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Image credit: NASA/Wallops |
Une étude récemment publiée par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA montre que la fonte des glaces au Groenland a doublé ces dix dernières années.
Les glaciers coulent directement dans l'océan et contribuent à l'augmentation du niveau de la mer (l'autre facteur étant la dilatation). Des résultats sur dix ans ont été obtenus grâce aux moyens satellitaires. La vitesse de la glace a été mesurée grâce aux satellites ERS 1&2 et ENVISAT de l'Agence Spatiale Européenne ainsi qu'au satellite Radar-sat1 de l'Agence Spatiale Canadienne.
Cette photo du glacier de Helheim dans le sud-est du Groenland, prise en mai 2005, montre le front de détachement dans l'océan. Ce glacier est un de ceux dont l'écoulement est le plus rapide au monde.
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Pour en savoir plus sur Cryosat 2 :
http://www.esa.int/esaCP/SEMALGMVGJE_France_0.html
Entre Novembre 1965 et Février 1966, puis en Février 1967 étaient lancés cinq satellites, dont trois au moins -Diapason et les deux Diadème - étaient destinés à faire des mesures de position et de vitesse (du satellite sur son orbite ainsi que de stations sol par rapport au satellite).
Ils ont permis des progrès spectaculaires des méthodes et instruments de la géodésie spatiale avec une connaissance toujours plus précise de l'orbite ouvrant la voie aux applications à la géodésie au profit notamment de la navigation et de l'altimétrie.
On peut les considérer comme les ancêtres d'Argos, de Doris, de Topex-Poseïdon, des Jason, et même de... Galileo.
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Mois de Février 2006 |
Aujourd'hui, Mercator-Océan maîtrise une prévision opérationnelle de l'état et de la dynamique de l'océan grâce aux simulations numériques de ses modèles physiques.
En outre, l'équipe projet et le Groupe Mission
Mercator-Coriolis ont su comprendre assez tôt l'importance
des paramètres biologiques des océans, ce qui permet d'envisager une gestion durable
des ressources marines.
L'intégration d'une composante biologie marine dans les modèles d'océanographie physique est en cours et permettra de répondre à de nouveaux besoins.
Prévoir l'évolution des zones de production primaire dont dépend l'alimentation humaine et même qui sait peut être un jour, transformer certaines provinces océaniques désertiques en zone poissonneuses, toutes questions pour lesquelles des modèles biologiques couplés à la physique seront un atout, sans oublier bien entendu la modélisation du climat et le rôle décisif du vivant, peu pris en compte aujourd'hui.
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Pour en savoir plus : lire la lettre trimestrielle de Mercator n° 20 : http://www.mercator-ocean.fr/...lettre_20.pdf (4 Mo) |
Un séminaire Franco Britannique sur les énergies marines a eu lieu les 19 et 20 janvier 2006 au Havre.
Pourquoi Franco Britannique ?
Parce que, lors du sommet franco-britannique du 18 novembre 2004 les gouvernements français et britannique ont reconnu leur intérêt commun dans ce domaine en affirmant « le rôle déterminant que le développement des énergies renouvelables jouera dans la lutte contre le changement climatique. »
Pourquoi les énergies Marines?
Parce que, en tant que nations maritimes, les deux pays disposent d’un potentiel important pour exploiter ces sources d’énergie. Les énergies marines sont renouvelables et permettent de répondre aux exigences du Protocole de Kyoto, par exemple, pour la France, une production d'électricité d'origine renouvelable de 21 % de la consommation 2010 (contre 14 % actuellement).
Le colloque a traité exclusivement des énergies liées aux vagues, aux courants et aux marées, l'énergie thermique des mers n'étant pas inscrite au programme.
On peut regretter le choix initial d'ignorer le procédé de production d'électricité basé sur l'Énergie Thermique des Mers qui n'a même pas été mentionné (pas plus que l'utilisation de l'eau froide profonde pour la climatisation des édifices).
En effet, les calculs montrent, que la comparaison des contributions respectives des énergies marines sont largement en faveur de l'énergie thermique des mers.
Voir notre article Calcul des potentiels exploitables ...
Rappelons la conclusion :
La
production annuelle d’énergie primaire que l’on pourrait extraire des
énergies marines serait de l’ordre de 120 000 TWh d’électricité. Ceci
est équivalent à la totalité de l’énergie primaire consommée par
l’humanité en l’an 2000 (et environ 10 fois la consommation
annuelle d’électricité des pays de l’OCDE qui
était de 10 000 TWh en 2000 avec 15 % de production renouvelable, pour
l’essentiel d’origine hydraulique).
Les contributions théoriques maximum des différents procédés seraient de :
- 800 TWh pour l’énergie des marées,
- 1 400 TWh pour celle de la houle,
- 18 450 TWh pour l’énergie éolienne,
- 100 000 TWh pour la conversion par ETM.
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Les USA, l'Inde et le Japon, l'Australie seront-ils les seuls à s'intéresser à l'ETM ? (OTEC en anglais).
Voir à titre d'exemple le projet Australien : La position US : http://www.nrel.gov/otec/ Un site de nouvelles sur l'OTEC : http://www.otecnews.org/
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Nous laissons aux lecteurs le soin d'apprécier ce texte de Jules Vernes, dans son livre Sans dessus dessous :
"Qu’un Lesseps propose quelque jour de creuser un canal à grande section à travers l’Europe et l’Asie, depuis les rives de l’Atlantique jusqu’aux mers de la Chine, qu’un puisatier de génie offre de forer la terre pour atteindre les couches de silicates qui s’y trouvent à l’état fluide, au-dessus de la fonte en fusion, afin de puiser au foyer même du feu central, qu’un entreprenant électricien veuille réunir les courants disséminés à la surface du globe, pour en former une inépuisable source de chaleur et de lumière, qu’un hardi ingénieur ait l’idée d’emmagasiner dans de vastes récepteurs l’excès des températures estivales pour le restituer pendant l’hiver aux zones éprouvées par le froid, qu’un hydraulicien hors ligne essaie d’utiliser la force vive des marées pour produire à volonté de la chaleur ou du travail que des sociétés anonymes ou en commandite se fondent pour mener à bonne fin cent projets de cette sorte! ce sont les Américains que l’on trouvera en tête des souscripteurs, et des rivières de dollars se précipiteront dans les caisses sociales, comme les grands fleuves du Nord-Amérique vont s’absorber au sein des océans."
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Mois de Janvier 2006 |
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Image Nasa |
"The End of An Era. The venerable Topex/Poséïdon takes it last bow" (NASA)
"Après 13 ans d’observation continue des océans, le satellite Topex-Poséïdon tire sa révérence" AVISO |
La mission de Topex/Poséïdon s'est terminée ce 5 janvier 2006 après la défaillance d'une roue à inertie indispensable à sa stabilisation. En dépit des prouesses auxquelles les ingénieurs du JPL (Jet Propulsion Laboratory de la NASA) nous ont habitués, il n'a pas été possible d'y remédier.
Avec un enthousiasme bien compréhensible, Le Club des Argonautes a déjà vanté les mérites de cette mission au succès sans précédent :
Trois
cent millions de lieues au-dessus des mers
Quinze ans d'altimétrie radar par satellite.
Venise Mars 2006
Aussi... est-ce avec satisfaction que nous avons appris, l'approbation par le CNES, le 9 décembre, du lancement du programme
Franco-Indien
AltiKa : altimétrie radar à une fréquence de 35 GHz pour l'étude de la circulation océanique qui sera opérationnel en 2008 sur un satellite indien Oceansat3.
Le programme AltiKa s'inscrit dans la suite des "systèmes altimétriques couplés"
représentés par les missions complémentaires "TOPEX-Poséïdon + ERS1&2" (de 1992 à 2002) ,
puis par "Jason-1 + Envisat", à partir de 2002.
Avec le futur Jason-2, (aussi appelé OSTM : Ocean Surface Topography Mission...), il constituera la 3ieme génération de ces "couples de rêve", tels que les chercheurs et ingénieurs
du CNES et de la NASA les ont recommandés en 1991, dans un "Livre blanc" sur l'altimétrie spatiale (le "Purple Book"!), remarquable par sa vision à long terme, formulée alors que les rapports du GIEC et la nécessité de disposer de séries temporelles sur le climat étaient encore peu connus...
Malheureusement, la continuité des observations entre Jason-1 et Jason-2 est fragilisée par le retard pris par Jason-2 qui, dans un monde idéal, aurait du être lancé en 2006, de façon à garantir l'inter-étalonnage de ce système de haute précision avec son prédécesseur Jason-1 (lui même recalé, au cours des 8 premiers mois de sa mission, avec "l'ancêtre
TOPEX-Poséïdon"...)
Souhaitons que Jason-1 connaisse, lui aussi, une longévité record, de façon que la série climatique, homogène et bien étalonnée, entamée en 1992, ne soit pas interrompue ! La capacité des modèles numériques d'évolution du climat à reproduire, au moins en partie, la carte des variations du niveau moyen des mers sur plus de 15 ans peut être un test décisif du réalisme de ces modèles.
Nous évoquons souvent l'importance de la "continuité des moyens d'observations" pour la connaissance de l'évolution de notre Planète (Voir notre rubrique
"Géonautique"). A cet égard, les systèmes spatiaux sont les seuls à pouvoir nous offrir des
mesures précises, et homogènes sur la Terre entière.
Mais, aujourd'hui, rien ne garantit la permanence de ces observations de
l'océan et du climat ! Les sondages atmosphériques, eux, sont effectués
"en routine": l'arrivée d'un nouveau responsable, par exemple
à l'Office Météorologique chargé de les faire, ne peut avoir pour effet de retarder ou d'interrompre
cette activité... Lorsque nous réussirons à faire en sorte que de précieuses séries
temporelles ne soient plus tributaires d'un changement dans telle ou telle Agence Spatiale, la Géonautique, (et sa conséquence naturelle... "la Géoscopie"), sera devenue une réalité !
De même qu'il existe des institutions nationales
pérennes , réunies au sein de l'Organisation Météorologique Mondiale, pour
garantir
la prévision météo, (c'est la "Veille Météorologique
Mondiale, la VMM"...), de même, il sera nécessaire
que de telles institutions nationales se créent pour "océan et
climat" et assurent à leur tour une VMOC "Veille Mondiale
Océans et Climats" (notamment pour permettre que le débat sur le changement climatique se fonde
davantage sur des mesures que... sur des croyances !). Il
est vrai que la VMM, poussée par la nécessité de créer des réseaux mondiaux et des procédures d'échanges des observations de l'atmosphère,
a fait ses preuves depuis plusieurs décennies.
Les propos tenus en 1994 par notre collègue de la Météo, Claude Pastre, n'ont pas pris une ride !
"Une liste d'instruments ne constitue pas un système ! Il ne fait aucun doute que les agences spatiales opérant de par le monde soient capables de faire développer tous les instruments dont a besoin la recherche scientifique sur le climat. On peut même penser qu'il y a de bonnes chances qu'elles en fassent voler des prototypes prochainement sur des plates-formes expérimentales; mais il y a loin d'une collection d'instruments prototypes à un système
d'observation. Il faut rajouter deux choses au moins :
un concept de système qui assure la cohérence de toutes les parties pour obtenir un tout capable de remplir une mission prédéfinie, et
un engagement de continuité qui fasse que l'on dispose d'une série de mesures sur quinze à vingt ans pour être dans les ordres de grandeur des phénomènes auxquels on s'intéresse.
Ces aspects, s'ils sont à peu près acquis en météorologie, commencent à peine à être abordés en matière de climat. On ne voit pas trop aujourd'hui comment ces difficultés seront surmontées car, pour l'instant, aucun organisme ne s'est vu confier la mission de surveiller les évolutions du climat: disposer d'un système d'observation du climat, c'est assurément l'affaire de tous ... est -ce une bonne raison pour que cela ne soit de la responsabilité de personne
?"
12 ans plus tard, des initiatives telles que "Global Earth Observations System of Systems"
(GEOSS), et son volet européen
GMES, préfigurent, (après
GOOS et GCOS), cet avènement nécessaire de la "Geoscopie". Cependant leurs différents éléments continuent à être financés en grande partie comme "de la Recherche", (c'est le cas d'AltiKa).
Reconnaître qu'il s'agit désormais d'une activité opérationnelle, c'est tout l'enjeu de la transition, toujours délicate, de la Recherche aux
Applications ! Autre facteur critique:
reconnaître que cette activité d'intérêt général ne
peut fonctionner sans financement public !
Un accord international, comme pour la météorologie ou la navigation aérienne, devient une urgence !
Comme l'a dit le poète Rafael Alberti: "Il est des portes sur la mer qu'on ouvre avec des mots !"
Dans son numéro spécial 196 de Janvier 2006, sur les "9 rêves pour changer le monde", le magazine Science et Vie Junior consacre deux pages aux travaux de John Craven au Natural Energy Laboratory of Hawaï Authority : le NELHA dont il fut l'un des promoteurs.
John est le fondateur de "Common Heritage
Corporation", une compagnie privée dédiée aux applications commerciales
de l'eau froide profonde que l'on peut pomper dans l'océan tropical. Par
exemple, le procédé dit "Énergie Thermique des Mers", l'ETM,
qui permet de produire de l'électricité.
John est un vieil ami des Argonautes : on voit sur la photo un des membres du Club dégustant au
NELHA une fraise cultivée par un procédé
d'irrigation que John avait imaginé il y a plus de 20 ans déjà.
Si vous êtes intéressés par l'ETM et les innovations similaires : les DOWA - "Deep Ocean Water Application"- nées de son imagination et qui pourraient contribuer "à changer le monde" visitez aussi :
http://www.commonheritagecorp.com ,
http://www.hawaii.gov/dbedt/info/energy/renewable/otec
,
http://www.aloha.com/~craven/
Pour en savoir plus sur l'ETM :
Pour en savoir plus sur les travaux de John Craven :
IOA Newsletter Vol.9,No.4/Winter 1998
IOA Newsletter Vol.5,No.1/Spring 1994