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2/3 - Le Conseil
Interministériel de la Mer (Cimer)
du 8 décembre 2009 adopte le
Livre Bleu : «Stratégie nationale pour la mer et les océans»
Un Conseil Interministériel de la Mer s’est tenu le 8 décembre 2009 sous la
présidence du Premier Ministre François Fillon. La discrétion politique et
médiatique de cet évènement est aux antipodes de
son annonce le 16 juillet 2009 au Havre par le Président de la République
dans son discours «sur la politique maritime de la France».
L’objectif assigné était alors de valider un «Livre Bleu»
définissant la stratégie maritime française à partir des travaux du «Grenelle
de la Mer».
Sans doute, passant du niveau présidentiel
à l’humble niveau primo ministériel, le sujet s’est-t-il trouvé automatiquement
dévalué et la «politique maritime de la France» y a-t-elle perdu de son
poids politique potentiel et donc de sa valeur médiatique.
Ce Cimer a pourtant bien eu lieu et il a adopté le
«Livre bleu : stratégie nationale pour la mer et les océans»
construit en
piochant dans la «remarquable boîte à outils» que «fournissent les
conclusions du Grenelle de la mer» comme le dit François Fillon dans sa
présentation du Livre Bleu.
Il serait sans doute malvenu de s’étonner
que sur le
site du «Grenelle de la mer» au Ministère de l’Ecologie de l’Energie du
Développement Durable et de la Mer (MEEDDM), il ne soit fait aucune mention
de la réunion du Cimer et de l’adoption du Livre Bleu. L’explication tient
sans doute au fait que Jean-Louis Borloo n’était pas présent à la réunion du
Cimer… Il est vrai que le 6 novembre Jean-Louis Borloo avait déjà lancé de son
côté les «Chantiers opérationnels du Grenelle de la Mer» destinés à
définir les modalités concrètes de mise en œuvre des engagements du Grenelle de
la Mer.
Soyons optimistes et parions que les deux démarches
convergeront et qu’il ne s’agit que de la mise en pratique de l’adage marin bien
connu : «trop fort n’a jamais manqué».
Quoiqu’il en soit... «Livre Bleu» il y a maintenant, et son adoption
avait été précédée le 2 décembre par le
discours de clôture du Premier Ministre aux 5ème Assises «Economies de la
Mer» de Brest.
Qu’en retiennent les Argonautes particulièrement de leur point
de vue triangulaire : «Climat, Océan, Energie» ?
Une volonté politique
D’abord l’affirmation volontariste d’une politique maritime pour la
France qui «doit être une politique intégrée inscrite dans le
développement durable».
Il ne pouvait en être autrement et, soyons encore optimistes,
au-delà des mots convenus, prenons acte de cette volonté affirmée qui ouvre des
perspectives politiques nouvelles. Tout dépend évidemment de la manière dont
cette politique sera mise en œuvre et des moyens qui pourront lui être affectés.
Etant donnée la conjoncture, on peut être inquiet de ce point de vue et
l’insistance à évoquer l’intégration, la mutualisation, la rationalisation des
moyens et la coordination des acteurs peut laisser craindre que cette «politique
ambitieuse» ne se réduise à mimer le mouvement en multipliant Conseils et
Comités.
Un souci d’intégration
Ensuite la prise en compte de tous les aspects qui relient la mer à l’homme :
-
l’environnement et le climat,
-
les ressources vivantes, minérales et énergétiques,
-
les transports, les ports,
-
la construction navale,l
-
la plaisance et les loisirs,
-
la sécurité en mer ,
-
la «gouvernance» aux différents niveaux de responsabilité, la
formation et l’enseignement.
Tout y est et l’on ne peut qu’approuver.
Mais l’on peut se demander aussi si l’organisation «intégrée»
d’un tel ensemble peut vraiment se contenter, pour être efficace, de simples
structures de coordination même quand on leur donne un joli nom comme
«Conseil National de l’Archipel France», l’instance nationale de
concertation qui couronne l’édifice.
Il y a dans ce Livre Bleu, face à l’affirmation d’une volonté
stratégique facilement médiatisable, un grand souci de maintenir le paysage
institutionnel en l’état comme si, au prétexte que la mer est l’affaire de tous
elle ne devait être de la responsabilité de personne….
Océan et Climat
Les relations océans climat sont un l'un des enjeux d’une politique maritime
pour la France explicités dans le Livre Bleu :
-
modification de la circulation océanique,
-
élévation du niveau de la mer,
-
acidification des océans,
-
évolution des écosystèmes marins
-
etc...
Il en découle logiquement l’affirmation de la priorité donnée à
la nécessité de «Mieux connaître pour mieux gérer».
D’où une
recherche marine qui «devra constituer le cœur d’une véritable politique
océanographique». On applaudit sans réserve. Mais ici encore on ne fait que
coordonner : les «opérateurs de premier rang» cette fois dans une «Alliance
des Sciences de la mer» annoncée par Valérie Pécresse au colloque
organisé par l’Ifremer pour son 25ème anniversaire les 28-29 septembre 2009. Comme d’habitude, on ne touche à rien et l’on crée une nouvelle
structure de coordination des acteurs qui ajoute à la complexité…
D'où aussi
dans les priorités au titre de la connaissance l’«importance particulière
qui sera portée à l’observation de l’océan».
C’est un point qui tient particulièrement à cœur au Club des
Argonautes qui a insisté sur la nécessité de pérenniser les systèmes
d’observation spatiaux et in situ en vue d’une océanographie opérationnelle dans
le cadre du programme européen GMES dont le groupement français Mercator-Ocean
assure la coordination du volet océan (My Ocean).
On ne peut que se réjouir de voir le Livre Bleu reprendre cet
objectif, quasiment dans les mêmes termes, et le «Relevé de décisions du
CIMER du 8 décembre 2009» annoncer l’évolution rapide du statut de
Mercator-Océan «vers une structure de société civile compatible avec une
mission opérationnelle pérenne de service public».
C’est un point très positif, mais on est encore loin du système
opérationnel d’observations dont on a besoin si l’on en juge par le montage qui
se dessine :
-
d’une part, au niveau des moyens qui «découleront de
leur «mutualisation renforcée» entre les nombreux acteurs et cette
mutualisation sera recherchée à travers des
programmes pilotés et financés en commun» ;
-
d’autre part, à celui de l’organisation : «Un programme
national de surveillance de la mer et du littoral sera établi par l’État en
concertation avec le Conseil National de l’Archipel France. Piloté par une
maîtrise d’ouvrage interministérielle, il sera développé sous la maîtrise
d’œuvre d’un consortium d’organismes publics.»
Imagine-t-on un service opérationnel de météorologie sous
maîtrise d’œuvre d’un consortium d’organismes publics et dépendant d’une
mutualisation des moyens d’une dizaine d’organismes pour assurer la
pérennité d’un système d’observations ?
Optimisme toujours : nous faisons le pari que la prise en
compte de la nécessité d’une océanographie opérationnelle dans le Livre Bleu
débouchera nécessairement sur une organisation responsable.
Les énergies marines
Au titre des enjeux, le Livre Bleu affirme : «L’exploitation des mers
comme source d’énergies nouvelles entièrement renouvelables n’en est qu’à ses
balbutiements, mais les connaissances actuelles font déjà entrevoir un potentiel
immense».
Un long paragraphe est consacré aux ressources énergétiques dans
le chapitre « Développer une économie durable de la Mer»,
avec l’affirmation que le développement des énergies marines est un axe
prioritaire de la politique maritime française.
Il s’agit nommément dans l’ordre de citation :
-
énergie thermique,
-
cinétique(courants et vent),
-
potentielle barrages ou lagons,
-
chimique (énergie osmotique),
-
biologique (micro algues).
Il est précisé aussi qu’hormis l’éolien en mer, les procédés ne
sont pas matures et que la France établira une stratégie de recherche et de
développement grâce à la mise en place d’une plateforme technologique des
énergies renouvelables en mer et au financement de démonstrateurs, en
particulier outre-mer.
François Fillon dans son discours de Brest du 2 décembre 2009
insistant sur la nécessité de l’intervention de la puissance publique pour le
développement de ces énergies «encore balbutiantes» avait annoncé la
création de cette plate-forme technologique avec pour chef de file l’Ifremer.
C’est confirmé très explicitement dans le relevé de décisions du
Cimer du 8 décembre 2009 : elle sera lancée en 2010 pour conduire des études et
développer les démonstrateurs nécessaires pour valider les diverses
technologies.
C’est une suite logique à l’initiative «
Ipanema » (Initiative
Partenariale Nationale pour l’émergence des Energies Marines) signée le 17
octobre 2008 qui associe plusieurs régions, EDF, DCNS, Ademe, MEEDDM et à
laquelle participent de nombreux partenaires économiques, industriels et
académiques qui s’est donnée comme objectifs :
-
de promouvoir le développement d’une filière scientifique et
industrielle «Energies des Mers»,
-
de développer des sites d’essais en mer adaptés aux
différentes technologies et de faciliter le développement de démonstrateurs.
C’est certainement un des points les plus positifs car très
concrets du Livre Bleu et du Cimer. Manifestement les choses bougent en ce qui
concernent les énergies marines. En témoigne l’Appel à manifestation
d’Intérêt sur les énergies marines de l’Ademe du 2 septembre 2009 qui vise à
valider les options technologiques possibles sur quatre filières :
Cette dernière énergie marine a fait l'objet d'une convention de
partenariat entre DCNS et la Région Réunion signée en Avril 2009 pour la
réalisation d'une étude de faisabilité sur la mise en place d'un démonstrateur
ETM de 1,5 MW en 2014 à La Réunion. Avant son échéance, une seconde convention a
été signée, en Octobre 2009, entre ces mêmes partenaires et l'Etat Français,
dans le cadre du plan de relance, pour la réalisation d'un "Prototype à Terre"
ETM, visant à tester à échelle réduite le système énergie de l'ETM, pour étudier
la canalisation d'eau froide profonde et réaliser des mesures environnementales
sur le site d'implantation.
Conclusions
L’océan a de l’avenir et le Gouvernement semble l’avoir compris, qui
affiche une stratégie globale.
C’est un bon point de départ mais le plus difficile reste à
faire.
Comme il est dit dans la postface du «Livre Bleu» : «il
reste désormais à définir dans les très nombreux domaines concernés des
objectifs précis et le calendrier associé, mais aussi à préciser les
responsabilités et les moyens à mettre en œuvre : ce travail mobilisera le
Gouvernement, en liaison avec les collectivités territoriales, le monde maritime
et la société civile.»
Nous faisons le pari de l’optimisme ; rendez vous au prochain Cimer qui doit se
réunir d’ici la fin de 2010 pour «valider le plan d’action correspondant».

3/3 - Georges Claude, le génie
fourvoyé, créateur d'Air Liquide, du tube au néon, de l'Énergie
Thermique des Mers....
Georges Claude, 1870-1960, a marqué son époque de nombreuses et géniales
inventions qui prospèrent encore dans l’industrie. Il est sans doute l’inventeur
français le plus fécond. Comment peut-il être ignoré du grand public aujourd’hui
?
À l’origine d’Air Liquide (dont la raison sociale demeure : société anonyme pour
l’étude et l’exploitation des procédés Georges Claude), des Lampes Claude, de la
Société Chimique de La Grande Paroisse, du tube au néon, de nombreuses armes de
guerre en 14, de la synthèse de l’ammoniaque par hyper-pression, de l’Énergie
Thermique des Mers… “l’homme aux 250 inventions” fut un chercheur infatigable et
opiniâtre contre l’avis des scientifiques dominants. Il était mondialement connu
et admiré avant le dernier conflit mondial.
Il fut élu à l’Académie des Sciences en 1924, honoré par quantité d’Universités
et d’organismes internationaux. Les Américains l’appellent l’Edison français !
Élève de l’École Municipale de Chimie et Physique Industrielles de Paris,
électricien, journaliste, physicien, chimiste, ingénieur, économiste, ce génie a
voulu devenir tribun et il s’est noyé dans le chaudron hautement toxique de la
politique. Le Cassandre des années 30 s’est entêté pour soutenir son ami Pétain
dans un collaborationnisme suicidaire et s’est commis dans les excès de
l’extrême droite. Le rival des scientifiques allemands ne voyait d’avenir que
dans la grande Europe… d’Adolf Hitler. Trop d’intérêts et une histoire trop
manichéenne le condamnent à l’oubli.
Rémi Baillot, avec la même ténacité que l’inventeur, a reconstitué et cherché à
comprendre ce parcours fourmillant d’aventures, de combats et de conquêtes.
À l’appui de nombreuses illustrations originales, il a replacé dans l’histoire
de la science et de la politique au XXe siècle, la tragédie de ce gaulois
intrépide, courageux, savant, inspiré, fier, mais aussi terriblement sourd et
follement jusqu’au boutiste. Il sort de l’oubli un génie qui s’est fourvoyé.
Pour en savoir plus : Blog de Rémi Baillot :
http://rbaillot.blogspot.com
On peut y voir un film réalisé dans les années 30 où Georges Claude raconte
lui-même ses aventures à la conquête de l’Energie Thermique des Mers, à Cuba et
à Rio de Janeiro,
Voir aussi l'article du site sur
l'expérience de Georges Claude à Cuba.

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Mois de Novembre 2008
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1/1 - Nouvel accord entre Hawaii,
Taiwan et Lockheed Martin pour une centrale électrique ETM de 10 MW
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Un correspondant du Club des Argonautes aux USA nous confirme
qu’un accord de coopération a été conclu entre l’État,
l’ITRI de Taiwan et Lockheed Martin Co. pour l’étude d’une usine
pilote ETM de 10 MW. L’annonce
été faite par le Gouverneur de l'État d'Hawaii, Linda Lingle le
18 novembre dernier.
Il s'agit de l’État d’Hawaii avec son Université et son centre d’essai,
le
NELHA.
L'ITRI
est l'institut taiwanais
qui a financé le secrétariat de l’IOA
de 1990 à 2002. L'ensemble des IOA
News Letters publié par cet organisme est disponible sur notre
site.
Lockheed
Martin Corporation fut une des compagnies qui participa avec l’État
d’Hawaii au financement et à la réalisation de la première centrale flottante à cycle fermé
Mini
OTEC. (1977-79).
Au cours des décennies passées nombreuses ont été les annonces sans suite de projets de ce type et il convient donc d’être prudent. Il s’avère toutefois que la qualité des partenaires et leur intérêt soutenu pour le développement de la filière donne à cette annonce une crédibilité particulière.
Les îles d’Hawaï et de Taiwan sont lourdement dépendantes des apports extérieurs pour répondre à leurs besoins en énergie primaire. Elles sont situées dans la zone tropicale où la ressource ETM est abondante et accessible. Leurs économies sont
suffisamment développées pour qu’elles puissent jouer un rôle pionnier dans le développement de la filière. Enfin elles ont établi depuis plus de vingt ans des relations de coopération scientifique et technique soutenues sur ce thème.
Nous suivrons donc avec attention l’avancement et les résultats de cette coopération.
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Mois d'Octobre 2008
1/1 - Octobre 2008 : 2ieme Conférence internationale sur les Énergies Marines:
ICOE 2008
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Cette conférence concernant l'ensemble des énergies
marines, organisée par l'Ifremer et l'EDF, s'est tenue à Brest du 15 au 17 octobre 2008. Avec plus de
450
participants (deux fois plus que prévu), venus du monde entier, ce fut un grand
succès.... D'ailleurs, une nouvelle édition est déjà prévue pour
octobre 2010 à Bilbao. |
Quelques remarques d'ordre général
Il était réconfortant de voir cette assistance nombreuse, très active dans le
domaine encore émergent des ERM (Énergies Renouvelables Marines), d'un bon "degré
de Biodiversité", tant par les tranches d'âge, que par les milieux
professionnels:
-
Instituts de recherche, (Ifremer, École Centrale de Nantes, École
Normale Superieure de Cachan, HNEI
d'Hawaii),
-
Des groupes industriels ou des bureaux d'études, comme Total Fina, EdF, SAIPEM
(représentée par
notre correspondant Jacques Ruer), Coyne
et Bellier (représentée
par notre correspondant David Levrat)
-
PME comme Enertrag France, Hydro-GEN,
pour ne citer qu'elles.
-
Projets d'entreprises encore en gestation, comme le "SWAC en circuit fermé"
porté par Bruno Barnier ("De
Profundis"...)
-
Sans oublier les sociétés de services comme Elyo
(Groupe Suez),
-
Et les sociétés spécialisées dans ce que l'on hésite désormais, à appeler
... "Capital Risque" ! (dans la mesure ou... investir dans des ERM est
sans doute moins risqué que... dans des "Subprimes" !)
Comme beaucoup de réunions sur l'énergie, (à fortiori
lorsqu'elle est renouvelable !), ICOE 2008 comportait son cortège de...
"Constats paradoxaux" comme par exemple :
-
L'impressionnant paquet de brochures remis à chaque participants.
A l'ère des DVD, clés USB, et des documents Pdf
en couleurs...
-
La "riche actualité" de l'Éolien Off Shore, qui cumule les règles
applicables au domaine maritime ET à "l'Éolien terrestre" ... de sorte
que la ferme éolienne de la Cote
d'Albâtre n'a fait l'objet que de ... SEPT enquêtes publiques différentes !
Sans oublier la récente annulation du décret
de F. Loos, (qui fixait un prix de rachat du kWh éolien, voisin de celui du
"Photovoltaïque intégré dans la toiture"...). Le tout dans une
totale "incertitude du Bilan carbone" puisque ses "adversaires"
attribuent au kWh Éolien une émission de CO2 de 600 g, tandis que les pouvoirs
publics, (Ademe), le créditent... d'une économie de 300 g ! Dans
les mois qui viennent, nous
reviendrons sur cette question : il est clair qu'aucune activité industrielle, y
compris hélas les ERM, ne peut se développer avec de telles inconnues !
L'attention portée, et la place accordée aux Hydroliennes ne doit pas faire oublier que ces
dispositifs s'intéressent à 5% environ du potentiel techniquement exploitable
des ERM; comme le dit Jean-Marc Jancovici, à propos d'autre chose :
"les énergies renouvelables dont on parle le plus ne
sont pas forcement celles qui ont le plus de potentiel".
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Sabella - SAIPEM |

Hydro-gen - Aquaphile |
S'il est clair qu'il faut "cueillir les bénéfices" les plus
immédiatement accessibles, (énergie mécanique dans les passes des
lagons, par exemple), il serait regrettable que cette "cueillette
opportuniste" conduise à une cartographie erronée... des "New
Territories" qui sont devant nous !
Dans le chapitre "lutte contre les
gaspillages"...
Les Japonais, s'inspirant de la première expérience de
Georges
Claude, avec le haut fourneau
d'Ougree cherchent à exploiter
systématiquement tous les gisements de chaleur industrielle "fatale"... que l'on
se contente aujourd'hui de dissiper, avec parfois des soucis...
notamment... en période de canicule ! (Xenesys).
Un besoin de synergie entre disciplines...
C'est un constat : les deux communautés émergentes, "Énergies
Marines"
et "Océanographie Opérationnelle." s'ignorent presque totalement.
Elles auraient tout à gagner à interagir. Certains
entrepreneurs sont
impatients :
-
de trouver par exemple et entre autres, un moyen de quantifier
l'impact environnemental, sur une échelle très locale, de projets ETM à l'Île de La
Réunion et dans le Pacifique Oriental. Des
aspects comme "stabilité de la ressource ETM" (locale), ou "Dômes d'eau
froide" sont en effet cruciaux dans des projets aussi "Capital
Intensive"...
-
de connaître, pour de futurs projets d'hydroliennes le potentiel des courants dans les passes, dus à la marée et surtout au déferlement des houles sur les récifs de
centaines d'atolls, dont les populations sont tributaires du prix du baril
pour leur consommation électrique.
Il est probable que ces besoins nouveaux
ne sont pas bien pris en compte dans GMES "My Ocean"... par manque de communication entre ces différents secteurs professionnels.
L'Énergie Thermique des Mers n'est plus l'oubliée des conférences
sur les énergies marines
Cette fois ci, l'ETM a fait l'objet d'une session à part entière.
Le Club des Argonautes a participé à trois présentations en collaboration avec
l'Université de Hawaii, l'Institut norvégien de
recherche sur l'eau., Coyne et Bellier, Saipem SA et Noble Denton Consultants.
L'exposé de Jacques Merle et al., présenté par Gérard Nihous sur
les impacts de l'ETM a été particulièrement apprécié.
Conclusions
Nous n'avons pu aborder dans cet article qu'une petite partie
des sujets traités.
La mer est un milieu très riche en énergies renouvelables et les communications
ont été a la hauteur de cette richesse.
Peu après la fin de cette manifestation, un geste
symbolique, Le MEDAD, l’ADEME, l’Ifremer, DCNS, EDF, les Régions Basse-Normandie, Bretagne, Haute-Normandie, Pays de la Loire, Provence Alpes Côte d’Azur, Réunion et Rhône-Alpes,
ont signé le lundi 23 octobre une déclaration d’intention dans laquelle ils s’engagent à construire, ensemble, une stratégie nationale de développement des énergies marines.
Il s'agit de :
IPANEMA : Initiative PArtenariale Nationale pour
l'Émergence des Énergies Marines,
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Mois d'Août/Septembre 2008
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1/1 - Polynésie
Française : l'ETM est à l'ordre du jour -
De nos correspondants en Polynésie.
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En Polynésie, depuis maintenant quelques mois, l’Énergie Thermique
des Mers (ETM) est revenue sur le devant de la scène.
Pour preuve,
-
le discours d’introduction fait par le Président
du Gouvernement, au Séminaire sur l’Énergie, qui s'est tenu
à Papeete
dans les locaux de la Présidence du 27 au 29 août 2008. Il voit en
l’ETM, l’une des voies de l’indépendance énergétique de la Polynésie
Française.
-
ou encore la présentation par la société OCEES d’un projet à l’Assemblée de Polynésie.
Il est vrai que Tahiti et ses îles regroupent des facteurs très favorables au développement de cette technologie :
-
Positionnées en milieu tropical, le différentiel de température entre les eaux de surface et les eaux profondes y est important
-
Les pentes océaniques moyennes y sont supérieures à 45°
-
L’électricité y est parmi les plus chères du monde
Ces différents aspects n’ont pas échappés aux entreprises spécialisées dans ce domaine. Les sociétés
Xenesys et
OCEES (sociétés japonaises et hawaiiennes spécialisées dans l’ETM depuis plusieurs dizaines d’années) ont, l’une comme l’autre, finalisé des partenariats forts avec des entités et industriels locaux avec pour objectif l’application de l’ETM pour des productions
d'électricité allant de 1 à 5 MW.
Chacune de ces sociétés a aujourd’hui proposé au gouvernement en
place, un ou plusieurs projets, (site défini, puissance et coûts associés)
. Aux autorités, maintenant de faire leur choix, afin de répondre au besoin impérieux en énergies renouvelables.
Toutefois, les premiers projets à voir le jour pourraient être des projets totalement privés. En effet certains groupes privés locaux réfléchissent à l’utilisation de l’ETM pour leurs différents établissements dans les 5 années à venir. Les puissances installées seraient de l’ordre de 1MW.
Étant donné que le coût de l'électricité a augmenté de 15% mi 2008 et qu’une nouvelle
hausse est prévue en début 2009, nul doute que ce simple fait, devrait accélérer fortement le développement de tels projets.
Toutefois, les premiers projets à voir le jour pourraient être des projets totalement privés. En effet certains groupes privés locaux réfléchissent à l’utilisation de l’ETM pour leurs différents établissements dans les 5 années à venir. Les puissances installées seraient de l’ordre de 1MW.
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2/3 - Ifremer: Réflexion sur les
Énergies Renouvelables Marines (ERM).
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Partant du constat que :
-
l'Union européenne a fixé pour objectif : la part des énergies renouvelables devra représenter 20 % de la consommation énergétique totale de
l’Europe en 2020,
-
les énergies marines représentent une
part importante des énergies renouvelables,
-
la France dispose du second potentiel
européen pour les énergies hydrolienne et éolienne marines, d’une excellente
ressource houlomotrice et de grandes étendues marines
tropicales adaptées à l'exploitation de l'énergie thermique,
l'Ifremer a lancé en mars 2007 un "travail de réflexion prospective sur les énergies
renouvelables d'origine marine à l'horizon 2030" (Rapport
de synthèse de l'étude prospective à 2030).
Une vingtaine de partenaires
français représentant les principaux acteurs du secteur : ministères, industriels, instituts de
recherche et agences spécialisées ont participé à ces travaux.
Rappelons de façon simplifiée que l'approche retenue
est du type
"ressources potentielles - besoins".
Toutes les ressources marines sont
analysées : vent, marée, courants, houle, biomasse, thermique,
pression osmotique, sans oublier les
aspects technologiques, environnementaux...
Quatre scénarios, voisins
de ceux que le Giec utilise, sont définis :
-
Crise, urgence énergétique.
-
Coopération vertueuse par nécessité.
-
Peu d’évolution, chacun pour soi.
-
Développement local autonome.
L'exercice consiste à analyser les
conséquences de ces différents scénarios sur le
développement des technologies. On en déduit ainsi une
combinatoire technologie/scénarios.
Le Club des Argonautes qui
s'intéresse tout particulièrement à l'Énergie Thermique des Mers,
se félicite que cette dernière ait été mieux prise en
considération que par le passé.
Le rapport de l'Ifremer mentionne que :
"...la France a été pionnière en la matière (énergies
renouvelables) avec la première usine marémotrice du monde (La Rance) dès les années 60
et surtout qu’il existe des réalisations et une demande croissante dans le domaine des énergies renouvelables
marines y compris dans l’outre-mer lointain : climatisation
d’un hôtel à Bora Bora, projet identique pour l’hôpital de Tahiti, sécurité et coûts de l’énergie dans
les grandes îles tropicales françaises…"
Le Club souhaite ajouter que la France a aussi
été pionnière dans le domaine de l'Énergie Thermique des Mers au début
du siècle dernier avec les travaux
de Georges Claude, et en 1982 dans le projet Ifremer d’une usine
pilote de 5 MW destiné à Tahiti.
Bien que la France ait abandonné ce domaine en 1986, les
études effectuées et l'expérience acquise peuvent et doivent servir
aux maîtres d'ouvrage et industriels français qui aujourd'hui envisagent de se lancer dans l'aventure.
Le calcul des contributions respectives
de chaque type d'énergie marine montre la part prépondérante de l'Énergie Thermique des Mers. Les sources récentes
sur le sujet convergent en ordre de grandeur :
Rappelons la conclusion
du Club, en 2005 :
"La
production annuelle d’énergie primaire que l’on pourrait extraire des
énergies marines serait de l’ordre de 120 000 TWh d’électricité. Ceci
est équivalent à la totalité de l’énergie primaire consommée par
l’humanité en l’an 2000 (et environ 10 fois la consommation
annuelle d’électricité des pays de l’OCDE qui
était de 10 000 TWh en 2000 avec 15 % de production renouvelable, pour
l’essentiel d’origine hydraulique)".
Cette étude prospective de l'Ifremer apporte un contribution importante à la réflexion
actuelle sur les énergies renouvelables, notamment parce que les
énergies marines peuvent y tenir un rôle majeur.
Quelles seront les suites ? Quelles
décisions ?
L'objectif affiché de ce travail est de
"s’interroger sur les possibilités d’accroître les capacités de recherche et développement sur
telle ou telle technologie, ce qui conduira à sélectionner
les partenariats stratégiques et les financements à mettre en place ou à renforcer (dernier point
en dehors du champ de cette étude)..... La France peut jouer un rôle
important en recherche comme en développement surtout si les risques liés aux choix de technologies
sont partagés entre tous les acteurs, dont l’État. Ce dernier dispose en effet de nombreux leviers
pour fédérer les compétences et cofinancer les prises de risques".
Ce volontarisme
fort bien venu est moins apparent dans les conclusions du rapport...
Alors que la diversité des acteurs à impliquer est énorme, (car la variété
des technologies concernées se combine avec la dispersion géographique...),
le souci de fédérer ce secteur nouveau, d'éviter les
duplications
(notamment sur l'immense question de la maîtrise des risques
techniques et environnementaux), est bien peu présent !
Pourtant, considérant
l'enjeu climatique et les réductions d'émissions de GES que
peuvent apporter les Énergies Renouvelables Marines... le Club appelle de ses vœux une volonté
politique comparable à celle qui a prévalu, il y a 40 ans, pour le spatial ou
pour le nucléaire :
il est vital que tous les acteurs, y compris la puissance publique,
trouvent les moyens de fédérer leurs compétences, de conjuguer leurs
talents, pour accélérer la mise en
place d'un tissu industriel capable de relever "le défi... que l'espèce
humaine se pose à elle même !"
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3/3 - Les États Unis investissent dans
les Énergies Renouvelables Marines (ERM)
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Le Club reçoit de son correspondant à Hawaï une bonne nouvelle concernant les
ERM.
Le DoE (US Department of Energy) a en effet annoncé le financement,
(pouvant aller jusqu'à 7,3 millions de dollars),
d'un programme d’actions de Recherche et Développement en partenariat avec diverses organisations publiques et privées . L'objectif
de ce programme volontariste du DoE est de démontrer que ces technologies
marines peuvent être compétitives et commercialement viables.
Voir la News du DoE du 18 septembre 2008 : http://www.energy.gov/news/6554.htm
.
L’ETM - Énergie Thermique des Mers- bénéficiera de cette initiative pour deux actions.
L’une confiée à la Société Lockheed Martin pour des tests de validation des technologies de construction des conduites d’eau froide profonde. L’autre confiée au National Renewable Marine Energy Center de l’University of Hawaii (Honolulu, Hawaii) pour des tests probatoires d’endurance de fonctionnement à long terme en liaison avec le secteur privé.
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On rappelle que Lockheed et l’État d’Hawaï avaient été en 1979
partenaires pour la construction de « Mini OTEC »,
la première centrale flottante de démonstration ETM à cycle fermé. |
Le Club se félicite d'avoir apporté son soutien à
la candidature de
l'Université d'Hawaï.
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Mars/Avril 2008
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1/1 - ETM, après la prise de
conscience une action résolue ?
Cela fait plus de quatre ans que Le Club des Argonautes
fait la
promotion de l'Énergie Thermique des Mers qu'il a souvent qualifié "d'énergie ignorée".
Depuis les déclarations du Président de la
République et du Ministre de l'Outre mer, on ne peut plus tenir ce
langage.
La grande presse fait régulièrement état
d'initiatives et de grands projets dans les Collectivités d'outre Mer
(Clicanoo, Les Nouvelles Calédoniennes, et plus récemment La
Croix du 14 avril), le Blog "Les
Énergies de la mer renouvelables " édité par 3B Conseil
sans oublier les News de notre site)
Doit-on se réjouir de cette évolution ? Qu'en
est-il exactement ?
Le projet phare aujourd'hui, au moins au plan médiatique, est
incontestablement le plan "Réunion 2030" dont l'objectif est, entre autres
d'acquérir une certaine autonomie énergétique et dans lequel l'Énergie
Thermique des Mers figure en bonne place. Des mesures de température sont
d'ailleurs en cours pour déterminer si le site envisagé, à La Réunion, est
adapté pour cette technologie. En Polynésie Française, la climatisation par
l'eau froide profonde est déjà en service dans un hôtel de Bora Bora. Les
pouvoirs publics poursuivent dans cette voie avec la climatisation
d'un futur hôpital.
D’après les informations rassemblées par le Club,
il apparaît donc bien que plusieurs projets soient en cours d’élaboration
dans nos Collectivités d'Outre Mer (COM) les plus proches de la
ressource, mais pas nécessairement coordonnés, voire même
concurrents.
Si l'utilisation de l'eau froide profonde pour la climatisation ou la
production d'électricité ne nécessite aucune rupture technologique,
il n'en reste pas moins que des opérations industrielles en milieu
marin comportent un certain nombre de phases critiques, qu'il s'agisse
du choix du site le plus favorable, ou d'opérations d'immersion de la
conduite d'eau profonde et, par la suite, les opérations d'entretien
et de protection contre les salissures.
Le projet de la centrale 5 MW de Tahiti élaborée dans les années
80, puis abandonné, pour des raisons de politique générale, (que
certains ont appelées "tournant de la rigueur"...), avait
bien montré la nécessité d'étapes de
validation.
La question se pose donc d'organiser un partage de
connaissances et une démarche de retour d'expérience entre les différentes
initiatives pour prévenir les duplications d'effort ou même, la répétition
de fausses manœuvres.
Compte tenu du décrochage de l'effort technologique européen par rapport aux USA, Japon ou même l'Australie, on peut se demander
si un ambitieux programme de R et D ne serait pas un bon moyen de
combler les effets de l'inaction de ces 20 derniers années.
Un démarrage rapide de l'exploitation industrielle de cette ressource
abondante, renouvelable, et non intermittente est souhaitable. Une
alliance entre Maîtres d'ouvrage et/ou Maîtres d'œuvres,
(Collectivités d'Outre Mer), peut être un moyen d'aller plus vite,
en favorisant le repérage et la diffusion des démarches les plus
efficaces. Cette alliance devrait comprendre non seulement les
partenaires français ayant un intérêt commmun, mais aussi ceux d'autres
pays européens, par exemple l'Espagne et le Royaume Uni.
Ne serait ce pas là un projet ambitieux qui pourrait s’intégrer
dans les actions du domaine de l’Énergie et du Changement
Climatique, que la France souhaite soumettre à ses partenaires de
l’Union Européenne ? Union dont elle va assurer la Présidence
pendant le deuxième semestre de cette année 2008...
Alors, que faudrait-il faire ?
-
D’abord formaliser un argumentaire en opportunité,
montrant que
l’ETM se prête au développement industriel d’une filière énergétique
renouvelable.
-
Constituer pour cela un réseau, formel ou
informel, reliant les
initiatives en cours, représentatif des acteurs publics et privés
du
secteur de l’énergie, et susceptible de faire advenir les
nombreuses
synergies possibles.
-
Associer, bien entendu, l’Union Européenne à
l’élaboration de cet
argumentaire, et proposer un programme d’actions à entreprendre
sur les 5 premières années.
-
Évaluer les coûts de réalisation,
-
Rechercher les sources de financement et les opérateurs.
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Novembre 2007
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1/1 Bientôt un site ETM expérimental dans les DOM/TOM?
Après avoir été négligée pendant plusieurs décennies,
l'ETM
revient enfin dans le "Top 5" des énergies marines souvent citées dans la presse, soit au
niveau de l'action gouvernementale, soit dans celle
des Régions Ultra-périphériques, comme on dit à Bruxelles, notamment ces territoires ultra marins, que sont certains
DOM-TOM.
Ceux qui ont suivi l'action du Club depuis 4 ans savent combien les
Argonautes ont de raisons de se réjouir de cette
"re-connaissance..." de l'ETM, ce moyen de production d'eau
douce et/ou de kWh, renouvelables et non intermittents, cette ressource
au potentiel considérable, dont
notre pays a été le pionnier, ainsi que cela apparaît sur de
nombreuses pages de ce site.
En
effet, les procédés et les technologies nécessaires à son exploitation sont
connus depuis les années 30, grâce aux expérimentations
du français G.Claude.
Les travaux plus récents réalisés principalement aux États-Unis et au Japon en confirment à la fois la faisabilité technique, les bénéfices environnementaux, et le
potentiel économique.
Cette ressource située dans la zone intertropicale ouvre dès à présent des perspectives de développement
pour les territoires et département d’outre-mer français.
La France s’est malheureusement mise hors jeu des travaux de R&D,
après l’abrupt abandon du projet de la centrale de Tahiti en 1987.
Aussi nous réjouissons
nous des derniers événements sur
le sujet.
Le premier est la question formulée (News Juin 2007) par l’Institut de la Mer
au candidat Sarkozy, à l’occasion des élections présidentielles
:
"Quelles perspectives de développement des activités maritimes de l’Outre-mer français voyez-vous dans les cinq prochaines années ?"
et sa réponse :
"La mer tropicale est également une source majeure d'énergies renouvelables, malheureusement inexploitée aujourd'hui. Leur développement passe par une recherche appliquée pertinente sur l'éolien offshore, sur
l'hydrolien, et surtout sur l'énergie thermique des mers, actuellement ignorée."
Ignorée plutôt que négligée ? Qu’importe le terme puisque le candidat Sarkozy
a compris l'enjeu pour augmenter la part des énergies
renouvelables Outre-Mer !
Le second événement est l’annonce de Christian ESTROSI dans un communiqué Grenelle Environnement
en date du 25/10/2007, qui mentionne «un Outre-Mer exemplaire» et «En
Polynésie française, des recherches sont entreprises dans le domaine
de l’énergie thermique des mers» (après avoir
parlé initialement de "La création prochaine d’un pôle de compétitivité sur l’énergie thermique des mers en Polynésie française).
Enfin, le troisième événement est la présentation des résultats de l’étude
NRJRUP.
réalisée dans le cadre du programme
DOCUP
2000-2006. Cette étude confiée à la Région Martinique visait à identifier les potentiels énergétiques issus des ressources marines pour produire de l’électricité dans les Régions Ultra Périphériques d’Europe (RUP) : Martinique, Guadeloupe, Guyane , Réunion , Açores ,Madère ,Canaries.
Réalisée sur financement de la Commission Européenne, la présentation de ses résultats s’est faite lors d’un séminaire tenu à Fort de France du 23 au 25 octobre 2007 qui réunissait des élus, des représentants d’institutions publiques et des entrepreneurs.
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Outre l’éolien offshore, la houle et l’hydrolien, il fut aussi beaucoup question de l’ETM qui aurait notamment été reconnue comme
"la filière la plus appropriée pour la Martinique et la Guadeloupe" et
"à considérer pour la Guyane et la
Réunion". |
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Les candidats DOM&TOM sont donc nombreux à vouloir contribuer au développement des technologies pour l'exploitation de la
ressource ETM. Ce passage d'un niveau d'activité comparable à celui d'un
"cimetière des bonnes intentions" à un sympathique foisonnement de propositions est en lui-même prometteur. Le Club des Argonautes souhaite qu’une décision soit rapidement prise pour passer à l’étape suivante : réaliser un pilote ETM de production d’électricité, éventuellement jumelé avec un incubateur d’entreprises valorisant les produits associés à l’utilisation des eaux
froides profondes. (comme c’est le cas au
NELHA
à Hawaii et au Japon).
Reste à coordonner les différents efforts pour qu'ils servent au mieux, dans leurs régions respectives, de vitrine aux industriels français, dont certains furent d'historiques
pionniers de
l'ETM. D'après nos informations, il semble qu'une structure
de liaison "ad hoc" se mette en place dans cette perspective... Si tel
est bien le cas, le Club suivra avec la plus grande attention cette nouvelle aventure et informera les internautes des progrès réalisés.
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Septembre/Octobre 2007
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1/1 - 50 ans après Spoutnik et l'Année Géophysique Internationale... le "Grenelle de l'Environnement" peut
contribuer à rappeler certaines évidences !
Le Club des Argonautes a lu avec intérêt les propositions issues du
rapport du Groupe de Travail : "Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l'énergie".
Les questions que soulève la démarche en cours sont nombreuses, et la liste de propositions qu'elle a produites... forcement incomplète.
On peut noter par exemple que l'Énergie Thermique des
Mers, source d'énergie non carbonée, plusieurs fois évoquée
ici ou là, mais in fine toujours
absente, n'est pas mentionnée même à titre prospectif, pour les
Départements d'Outre
Mer, dont il est pourtant proposé de faire "une vitrine de l'excellence
climatique".
De même, l'observation de la Terre n'apparaît qu'au titre de la recherche fondamentale sous la
forme : "Extension et pérennisation des Observatoires de Recherche en Environnement
(ORE)", alors qu'il faudrait mettre en place un véritable système d'observation globale
au service d'un outil de pilotage de la Terre qui, bien entendu,
dépasse les moyens limités de la recherche fondamentale et les objectifs
des ORE, même si certains d'entre eux peuvent en être des éléments.
Globalement, force est de constater que la mer est peu présente dans
les groupes du Grenelle de l'Environnement. Une fois de plus, le Club des Argonautes souhaite attirer l'attention sur un point essentiel :
La nécessité de disposer d'un système pérenne d'observation de l'ensemble du système climatique et particulièrement de
l'Océan Mondial.
En effet, ce dernier est une composante majeure du climat puisqu'il est le principal "réceptacle" de l'énergie solaire.
Il est, autant que l'atmosphère, un agent de transport de chaleur,
mais ses échelles temporelles de variation imposent dans une large mesure le rythme des variations climatiques.
Même si la compréhension des processus en cause, et de leurs non linéarités, ne cesse de progresser, la complexité de la machine Océan Atmosphère,
(qui produit le climat), résulte notamment de l'existence de phénomènes turbulents; de la sorte, et
comme en Météorologie, des observations globales et permanentes de
l'Océan Mondial sont
et demeureront indispensables.
En matière de changement climatique, l'exigence "Comprendre pour
agir" ainsi que la méthode expérimentale chère à Claude Bernard, se déclinent ainsi:
"Observer Comprendre Prévoir, puis Continuer à... observer
!"
Un argumentaire a été transmis à plusieurs
personnalités proches du Grenelle
de l'Environnement. Son titre :
Poursuivre l'engagement français pour l'observation pérenne de l'Océan
Mondial.
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1/2 Trois publications
récentes parlent de l'ETM...
-
Dans
la Revue Maritime de Juillet (*), la contribution de l'IFM
au Livre Vert sur la Politique Maritime comporte le rappel
suivant : "Ainsi la recherche sur l'Énergie Thermique des
Mers engagée en France entre les années 20 et les années 70 a été
arrêtée faute de moyens. Sa relance est aujourd'hui impérative
bien qu'elle ne concerne que les eaux tropicales et les régions
ultra-périphériques européennes et non le continent".
-
Dans "Sciences au
Sud", le bulletin de l'IRD, (N°40 - Juin Juillet Août 2007), un
article de Michel Gauthier reprenant le
plaidoyer du Club ("Un avenir énergétique pour le
Sud") et,
-
un Rapport de la DGEMP
sur la stratégie nationale de recherche dans le domaine énergétique.
(Mai 2007)
Page 70, on peut y
lire: "L’énergie thermique : l’océan et la mer sont de gigantesques capteurs solaires. Dans la zone
intertropicale de l’océan la différence de température entre la surface et le fond dépasse 20°C. Ce
phénomène peut être exploité pour convertir une partie de la chaleur de l’eau chaude en énergie électrique",
une phrase qui ne surprendra pas "nos abonnés" !
(et tous ceux qui visitent régulièrement ce site). Ce
qui est neuf... c'est de la voir dans un document officiel, suivie
de la mention "Reprendre les travaux commencés en Polynésie"
! Signe que l'ETM est en train de passer de la catégorie... "énergies
exotiques"... à la catégorie
"Horizon à Long terme"! Un petit pas, mais... dans la
bonne direction !! Surtout, si l'on se souvient que, lors du dernier colloque
franco-britannique sur les énergies marines, l'ETM n'était même
pas mentionnée ! (Il est vrai qu'il y a eu depuis... les réponses
au questionnaire
de l'IFM !) Toutefois,
les auteurs ne semblent guère avoir mis à jour leurs connaissances
sur la situation des diverses filières, qu'il s'agisse de leurs potentiels respectifs,
ou de la maîtrise des risques liés à leur exploitation. L'avis selon
lequel "Les technologies de l’énergie des océans doivent résoudre deux problèmes
essentiels : faire la preuve de la conversion des énergies marines en énergies exploitables et résoudre les risques techniques liés à la dureté de l’environnement"
est certes frappé au coin du bon sens... Mais
il néglige le fait que le degré de réutilisation de
technologies développées par ailleurs est variable d'une filière à
l'autre : en ce qui concerne l'ETM, il s'agit d'une large part des progrès
accomplis dans l'off shore profond avec,
(comme l'indiquait déjà il y a 10 ans la DGEMP), de
solides compétences industrielles en France. De façon plus générale,
on peut déplorer la timidité des tentatives pour renouveler les méthodes
d'évaluation des avantages et
inconvénients des diverses filières de production d'ÉNR (Énergies
Nouvelles Renouvelables). Comment prendre en compte, par exemple, le fait qu'elles soient disponibles sans
apport exogène de chaleur à "la source chaude", c.à.d. sans une
pollution thermique qui, (sauf en cas de co-génération électricité
+
chaleur), représente, pour chaque KWh utile, environ... 2 KWh à
dissiper ? Les
approches tendant à réconcilier économie et écologie, (voir par exemple, et entre autres, la
"méthode ExternE"),
tout comme la transition vers des indicateurs qui ne soient pas
uni-dimensionnels, (avec des
budgets établis pas seulement en Euros, mais aussi en Kwh, et en
tonnes de carbone, et ce... sur l'ensemble du cycle de vie), dépassent "l'objet social" du
Club. Cependant, comment ne
pas souhaiter que l'un des "grands chantiers" qui sortiront, (peut
être !), des futurs "États Généraux de l'environnement", (le "Grenelle"),
porte sur "l'art" de produire des
évaluations pertinentes et reproductibles, fondées sur des critères
reconnus -au niveau européen de préférence- et appliqués de façon
transparente ? Une condition nécessaire, (mais pas suffisante hélas !), pour faire de bons choix,
n'est-elle pas d'avoir... de bonnes
infos ? ! (*)
Notons au passage que ce numéro de la RM
comporte également un article de JP
Guinard sur les vagues
scélérates. Retour texte
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1/1 ETM: un candidat bien informé...
Voici l'une des réponses au questionnaire de l'Institut Français de la
Mer (question 12) transmise par l'un des 12 candidats a l'élection présidentielle:
"La mer tropicale est également une source majeure d'énergies renouvelables,
malheureusement inexploitée aujourd'hui. Leur développement passe par une
recherche appliquée pertinente sur l'éolien offshore, sur l'hydrolien, et
surtout sur l'énergie thermique des mers, actuellement ignorée."
Le Club des Argonautes se réjouit de voir ce point de vue, (dont il
s'est fait l'avocat depuis sa création en Avril 2003), partagé par
l'un des candidats, et plus précisément... par celui qui a été
élu !
L'océan est effectivement le principal réceptacle de l'énergie solaire
reçue sur Terre. Il en est aussi le plus grand réservoir. Dans la zone inter-tropicale, on peut exploiter les différences de
température entre la couche superficielle chaude de l'océan (>25°C) et les
couches profondes, (quelques centaines de mètres), où la température est de
l'ordre de 5°C.
Des expériences menées par la France entre les deux guerres
et jusque dans les années 50, ont montré que cela fonctionnait.
Ainsi qu'on a pu le voir sur ARTE, à l'occasion de l'émission du 25 mai
consacrée aux
énergies marines, des pays comme les USA et le Japon y travaillent à
nouveau. Pourquoi la France, qui fut pionnière en la matière, et qui
possède la plus grande zone économique maritime dans les régions tropicales, laisserait-elle en friche
une énergie renouvelable, non
intermittente, et dont les retombées: climatisation, production d'eau
douce, voire aquaculture, sont loin d'être négligeables ?
(*) voir question 12, pages 18
-19, sur l'Outre-Mer français (Fichier Pdf de 200 Ko)

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1/1 GIEC «Climate Change 2007» - Rapport du Groupe de Travail III
Les scientifiques et les experts gouvernementaux du GIEC, réunis à Bangkok,
ont approuvé ce vendredi 4 mai la troisième partie du Quatrième Rapport.
Introduction
Le GIEC vient de publier les résultats des travaux de son
troisième groupe de travail–WG III. Ce groupe avait pour mission de proposer, à l’intention des «décideurs»,
des solutions pouvant contribuer à maîtriser de façon durable les émissions de gaz à effet de
serre.
Dans son rapport technique, le WG III dresse un inventaire de ces solutions et de leurs domaines d’application : production d’énergie,
transports, construction des
bâtiments résidentiels et commerciaux, industrie, agriculture, sylviculture, et
gestion des déchets. Il insiste en particulier sur le rôle décisif des
mesures qui seront prises pendant les 20 prochaines années.
Le GIEC fait aussi état de la possibilité d’interventions globales sur la biosphère par des options non conventionnelles dites de
géoingéniérie qui visent non pas à maîtriser les émissions de gaz à effet de serre mais à en réduire l’impact.
L’intérêt particulier du Club des Argonautes pour les relations entre le Climat, l’Océan et l’Énergie,
le conduit à ne considérer dans ce volumineux rapport, malaisé à lire, que
les options ayant un lien avec l’océan. Celles-ci se trouvent aux chapitres 4 et 11,
consacrés respectivement à l’énergie et à la géoingénierie.
Ce que dit le GIEC sur les énergies marines
Au Chapitre 4.3.3.8, on lit que le potentiel de la ressource des énergies marines (houle, marée, gradients thermique et halin, courant) est «considérable» mais que son potentiel économique est «faible». Il est également signalé que les contraintes particulièrement sévères de l’environnement marin entraînent des coûts d’investissement élevés et, qu’à l’exception
des usines marémotrices, les technologies ne sont encore qu’à un stade de développement comparable à celui de l’industrie des éoliennes des années 1980. Il est également noté que le partage de l’espace entre les différents usagers du domaine maritime demandera beaucoup de concertation.
Suivent quelques données chiffrées sur les potentiels de production des filières
houlomotrice et hydrolienne, avec parfois des références à des sociétés privées.
Suit également un avis sur le besoin d’un financement mixte public et privé pour aider ces technologies à accéder au marché.
Quant aux procédés de conversion des ressources du gradient thermique et du gradient de salinité, les experts du GIEC estiment qu’ils en sont encore au stade de la recherche et qu’il est trop tôt pour estimer leurs
potentiels «techniques». Ils ajoutent toutefois que certaines «applications» pour le conditionnement d’air et la production d’eau douce pourraient être profitables aux nations insulaires de la zone tropicale, là où l’énergie primaire fournie par des centrales diesel-électriques est chère.
Les commentaires du Club :
Le Club se réjouit que le GIEC donne une place aux énergies marines dans son
«bouquet» d'énergies renouvelables susceptibles de répondre aux besoins
mondiaux en énergie propre, et que l’Énergie Thermique des Mers soit citée. Depuis sa création le Club des Argonautes a été le promoteur assidu de cette ressource abondante,
non intermittente, renouvelable, et... négligée.
Le Club constate que cet inventaire est incomplet. À ce stade très élémentaire de l’information
sur les énergies marines destinée aux «décideurs», le GIEC aurait pu
ajouter la production de biocarburant à partir d’algues, cultivées dans des fermes marines.
Il en est de même pour l’extraction de combustibles nucléaires contenus, en faibles teneurs mais en grande quantité, dans l’eau de mer. Des travaux expérimentaux ont été réalisés sur ces procédés. Le Club relève aussi que le GIEC n’a pas pris en compte la spécificité des technologies des éoliennes «offshore» et n’a pas inclus cette ressource dans son inventaire des énergies marines, comme il est maintenant admis de le faire dans la littérature spécialisée.
Enfin, le Club regrette que cet inventaire ne soit pas accompagné d’une étude plus complète, mieux documentée et plus objective des avantages et
inconvénients des différentes filières. Ce chapitre consacré aux énergies marines n’apporte pas les informations nécessaires pour répondre à l’objectif du GIEC, qui est d’aider les «décideurs» à choisir les options les plus efficaces pour contribuer au développement durable.
Ce que dit le GIEC sur les options de
géoingéniérie
:
Au chapitre 11 page 4 de son rapport, le GIEC fait mention d’options non conventionnelles offertes aux décideurs pour agir non plus séparément dans les secteurs classiques de l’économie (transports, énergie, etc.), mais à un niveau planétaire en utilisant des techniques dites de
géo-ingéniérie.
Le GIEC évoque plusieurs possibilités dont deux concernent l’océan :
soit stimuler la production primaire de l’océan en y introduisant
un fertilisant, ce qui aurait pour effet de réduire la croissance de la teneur en dioxyde de carbone de l’atmosphère, soit construire un bouclier d’écrans solaires dans la haute atmosphère pour réduire le rayonnement intercepté par notre planète et donc par l’océan qui en est le principal réceptacle.
Les commentaires du Club :
Il est rassurant de voir que l’Homme ne manque pas d’idées pour faire face à une situation critique. Mais le Club,
en tant que promoteur du concept de Géonautique, s’interroge sur la pertinence de ces
options, qui ne visent pas à réduire la perturbation initiale due aux émissions de
GES, (priorité pour le Club), mais introduisent au contraire de nouvelles perturbations, pour tenter de minimiser l’impact
de la première. Perturbations potentiellement irréversibles dont on ignore tout des effets qu’elles pourraient avoir
sur le système climatique et les écosystèmes.
Toutefois, pour faire face à l'éventualité où les mesures visant à la réduction des gaz à effet de serre GES s'avéreraient insuffisantes, il
convient de ne pas ignorer ces options non-conventionnelles et d'y consacrer un certain effort de R&D, organisé et partagé au niveau
international.
Dossier "Le Changement
Climatique" : Les commentaires du Club où en est la recherche ? (mai
2004)
XIV - Le
Club pense qu’un effort de recherche et de développement technique peut
contribuer à la solution des problèmes posés par le Changement Climatique.
XV-
L'océan peut être une source d'énergie pour demain...
Working Group III Report "Mitigation of Climate Change",
release on 4 May 07 in Bangkok
SUMMARY FOR POLICYMAKERS
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1/3 Présentation à la presse par ECRIN et Omniscience du livre "Énergies
Alternatives"

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Le vendredi 16 février 2007 l'association ECRIN
(Échange et coordination recherche-industrie) a présenté dans ses locaux parisiens le livre
"Énergies Alternatives" réalisé à partir des travaux de ses groupes de travail spécialisés sur les énergies alternatives, leurs potentialités et les développements en cours.
Cet ouvrage ne se limite pas à l'examen des énergies renouvelables ( solaire, éolien, biomasse, géothermie, hydraulique et énergie thermique des mers) mais aborde aussi les problèmes de leur stockage, de leurs applications aux transports et à l'habitat.
Cet ouvrage dense en informations et en données chiffrées est
une référence pour un public informé mais non spécialiste soucieux de mieux comprendre les enjeux liés à l'énergie. |
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Décembre 2006
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3/3 Le Club des Argonautes présent au Salon Nautique avec son
message sur l'Énergie Thermique des Mers (ETM)
Une équipe de vrais marins plutôt intrépides
réunis autour d'Alain Guillard, n'a pas craint de traverser l'Atlantique dans les deux
sens, sur une embarcation pas vraiment manœuvrante : un
prao.
Invités par les organisateurs du SaIon Nautique,
ces rudes gaillards nous
ont aimablement proposé l'hospitalité. Sans
partager toutes les opinions de ces militants de l'Énergie
équitable, le Club de
Argonautes éprouve du respect et même de l'admiration pour leur
engagement et leur souhaite bonne chance pour leur prochaine
entreprise.
Nota : pour ceux qui veulent
imprimer ce poster : version
.ppt

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Octobre 2006
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1/2 Énergie Thermique des Mers (ETM):
Plaidoyer pour une contribution européenne.
Une majorité de scientifiques s'accordent
aujourd'hui sur :
-
le lien entre les activités humaines,
notamment les émissions de CO2, et le réchauffement global de
la planète,
-
l'urgence des mesures à prendre. (Plus tôt
on commence... plus grandes seront nos marges futures !)
Même si certains polémiquent encore, les
"politiques" se sont saisis du problème, au plan international avec
le Protocole de Kyoto, au
plan européen avec l'élaboration de documents stratégiques et
de directives, au plan national dans divers pays.
Par exemple, en France on peut citer la Mission
Interministérielle sur l'Effet de Serre, le Plan
Climat, ainsi que diverses missions spécifiques de l'Assemblée
Nationale,
du Sénat.
Au moment où l'on sent une prise de conscience
réelle dans l'opinion publique, on peut se demander si
l'efficacité des mesures prises jusqu'à présent est à la
hauteur des enjeux.
Compte tenu du développement rapide de pays comme
la Chine et l'Inde, la nécessité de réduire à terme d'un
facteur 4 les émissions de CO2 des pays
industrialisés est reconnue par la plupart d'entre eux, ce qui
implique dans l'ordre: Sobriété volontaire, Efficacité énergétique,
et Énergies Renouvelables, la "recette incontournable"
, prônée entre autres par l'association Negawatt, pour éviter
une réduction "subie" de notre niveau de vie.
Ainsi le Livre Vert de la Commission
Européenne sur la politique énergétique, (consultation
clôturée en septembre dernier), traite en grande partie de la sécurité énergétique, mais
il propose aussi une série de mesures liées au réchauffement climatique.
Outre des mesures "économie d'énergie", pour puiser
dans l'immense gisement des gaspillages actuels, la Commission propose
une Feuille de route pour les sources d'énergie
renouvelable
"qui fixerait des objectifs réalisables à l'horizon 2020 et au-delà afin de créer un climat de stabilité pour les investissements et d’améliorer la compétitivité de l’énergie renouvelable en
Europe". Force est de constater que parmi les énergies marines
citées, l'Énergie Thermique des Mers est complètement absente.
Un autre Livre Vert, consacré celui là à la politique maritime de l'Union,
(consultation en cours jusqu'en juin prochain), mentionne dans son chapitre sur
l'industrie maritime:
"Le vent offshore, les courants océaniques, les vagues et les marées constituent une
source d’énergie renouvelable importante. Convenablement exploitée, elle pourrait
représenter une grande partie de l'approvisionnement en électricité de nombreuses
zones côtières européennes. Elle pourrait également soutenir le développement
économique et la création d’emplois durables dans ces régions."
Le Club des Argonautes a déjà montré que le potentiel
de l'Énergie Thermique des Mers peut être estimé à cent
fois celui de la marée et cinq à dix fois celui du vent !
Cette ressource exploitant l'écart de
température entre la surface et la profondeur n'est bien sur
disponible que dans la zone inter tropicale. Avec la seconde Z E E
(après celle des USA), l'Union Européenne y a largement accès,
notamment dans ses Régions Ultra Périphériques. Pourquoi
continuer à négliger cette chance ?
Un nouvel article "Plaidoyer
pour l'ETM" vient d'être publié sur notre site, afin de
mettre l'accent sur cette ressource abondante, non intermittente,
et durable.
Livre
vert : Une stratégie pour une énergie sûre, compétitive et durable
Livre
vert : Annexe en anglais
Livre
vert: Vers une politique maritime de l'Union, une vision
Européenne des Océans et des Mers (traduction qui
comporte quelques erreurs, notamment "Vents de terre"
pour "Offshore winds"....)
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Juillet/Août 2006
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3/3 L'eau de mer profonde: une richesse encore peu connue...
Après la climatisation et l'énergie
thermique des mers... de l'eau douce, une
eau minérale qui vient des profondeurs !
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Crédit
CHC |

Crédit
CHC |
«Suite à la demande croissante des acheteurs japonais,
les exportations d’eau de boisson produite à Hawaii par dessalement d’eau de mer profonde
ont brusquement augmenté de 700 % pour atteindre 8,8 millions de US dollars au cours du premier trimestre de l’année 2006
» .
Les travaux américains de recherche pour le développement de l’énergie thermique des mers – ETM - sont en grande partie réalisés au Natural Energy Laboratory of Hawaï, le
NELHA, créé en 1974 à l’initiative de
l’État d’Hawaï. Ces travaux ont eu pour premier objectif la mise au point des technologies adaptées à la production de cette énergie marine propre, stable et abondante, puis s’y est ajouté, dans la
décennie 1980 celui visant la valorisation de produits dérivés du procédé ETM qui utilise le gradient thermique créé en région tropicale entre l’eau de mer de surface chauffée par le soleil et
l’eau de mer froide pompée sous la thermocline.
Cette eau profonde qui est une composante fondamentale de la circulation générale des océans et de l’équilibre climatique de notre biosphère est à la fois froide, et riche en nutriments. C’est à partir de ce constat que le
NELHA, doté d’infrastructures de pompage ad hoc, les à mise à disposition d’une pépinière d’entreprises,
publiques et privées, utilisant cette eau profonde pour la production de services et de produits divers,
notamment pour la climatisation des locaux, la production aquacole, et la production d’eau douce.
La production d’eau douce associée à la production d’électricité par ETM est directe dans la variante du procédé dite
à cycle ouvert. Dans cette variante, c’est le condensat de la vapeur d’eau recueillie dans un condenseur à surface qui peut être
valorisé. Les premières tentatives d’application commerciale de ce procédé ont été réalisées par G.Claude dans les années 1930.
Un autre procédé de production d’eau douce à partir de l’eau froide profonde et plus directement destiné à l’irrigation
a été proposé par la société « Common Heritage » et expérimentée au
NELHA. Il consiste à faire circuler l’eau de mer froide dans un réseau de tuyaux enterrés près de la surface. La condensation de l’air humide sur la paroi externe de la tuyauterie suffit dans certaine configuration à assurer le besoin des
plantations (Photo de gauche).
Ces procédés n’ont pas atteint le seuil de rentabilité économique...
mais paradoxalement... c’est le succès d’une innovation
"exotique" (Photo de droite) qui fait la fortune des sociétés productrices d’eau douce obtenue en dessalant l’eau de mer
profonde !
Dotée de vertus associées à une eau dont la circulation dans les bassins océaniques profonds est plusieurs fois séculaire, cette nouvelle boisson est particulièrement appréciée par les consommateurs japonais.
Avec plus de cent emplois créés et des investissements supérieurs à 100 millions de US dollars, la valeur des exportations de cette eau extraite de l’eau
de mer profonde était de 16,8 millions de US $ en 2005. Elle aurait déjà atteint près de 9 millions de US $ au cours du premier trimestre
2006 !
Pour en savoir plus :
http://the.honoluluadvertiser.com/article/2006/Jun/06/bz/FP606060321.html
http://www.hawaiideepseawater.com/deep-sea-water.html
http://www.commonheritagecorp.com/tech/index.html

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Juin 2006
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2/2 - ETM (Énergie Thermique des Mers) : ça bouge dans l’Océan Pacifique et dans l’Indien.
Depuis sa création, le club des Argonautes s’efforce de
mettre en valeur les potentialités considérables (et largement ignorées)
de l’ETM. Il faut savoir en effet, qu'à lui seul, le réchauffement
moyen de l'océan superficiel au cours du 20ieme siècle, (0,6°
environ), représente une augmentation de chaleur stockée dans l'océan
du même ordre de grandeur que 500 ans de consommation mondiale d'énergie
primaire (en 2001) !
Pourquoi, faire si peu de cas d'une
telle source d'énergie, renouvelable et non intermittente ? Probablement à cause d'une appréciation
erronée de l'efficacité du procédé et, partant, de son coût... Mais voici que les choses
changent ! Le mois
dernier, c'était la mise en service d’un nouveau système de climatisation
dans un hôtel de Bora Bora (Polynésie Française). Les frigories nécessaires
sont extraites d'une eau à 5°C, pompée dans l’océan par 900 mètres de fond.
Ce mois-ci, plusieurs annonces parues dans la Presse
font état de la décision prise par les
États-Unis de construire deux usines pilotes : l’une de 1MW à Hawaï au
NELHA, l’autre de 10 MW à
Diego
Garcia , pour assurer la production d’électricité
et d’eau douce de la base militaire US installée sur l’île
principale de l’atoll depuis les années 1960.
Technique connue, non
polluante, et de faisabilité démontrée depuis plus de 70 ans, l’exploitation de
l'ETM
semble enfin reconnue comme un procédé compétitif.
Il est vrai qu'avec l’augmentation inéluctable du prix du pétrole,
la vulnérabilité de nos approvisionnements, et
surtout l'urgence du recours à des ressources renouvelables et
propres, on ne peut continuer à négliger la moindre
piste.
Toutefois, pomper de l’eau froide sous la thermocline, (à quelques centaines de mètres de profondeur),
pour l’utiliser à des fins industrielles,
puis la rejeter sous la forme d’effluents plus ou moins réchauffés, pourrait
créer une perturbation des équilibres thermiques et chimiques
du milieu naturel, soit localement autour du point de rejet, soit même
au delà, selon l’importance et le nombre
de ces rejets. Dans l'hypothèse d’un développement rapide de l'ETM, (des centaines, puis des milliers, de plate-formes exploitant le
contenu thermique d'une zone inter-tropicale vaste comme 120 fois la
France), on doit naturellement se poser
la question de ses effets sur l’environnement, et des limites tolérables de
son exploitation. C'est dans cet esprit que le
Club des Argonautes a élaboré un projet de de recherche qu'il soumet à la communauté scientifique
internationale : «Étude des impacts des rejets d’effluents générés par l’exploitation de l’énergie thermique des mers
(ETM)».

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Mai 2006
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1/2 Mise en service de la première installation de climatisation par l'eau de mer profonde
dans un hôtel de la Polynésie Française
Depuis le 1er mai 2006, l'Hôtel Intercontinental de Bora
Bora a remplacé son système traditionnel de climatisation par un système
basé sur l'utilisation de l'eau
de mer profonde.
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Crédit
Hôtel Intercontinental |
L'eau est puisée à 900 mètres de profondeur
à la température de 5°C, puis elle passe dans un
échangeur de chaleur pour refroidir le réseau de
climatisation, à l'aide d'un tuyau de 2 km de long et
40 cm de diamètre.
Le système de pompage de l'eau de mer consomme
15 kW électrique, alors que l'ancien système consommait
300 kW.
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| Ci-dessous,
à gauche,
vue du tuyau en polyéthylène haute densité franchissant une
falaise sous marine à 55 m de profondeur et touchant
à nouveau le fond de la mer à -125 m.
Ci-dessous,
à droite, résultat de mesure de bathymétrie de la zone concernée,
sur 1 100 mètres de profondeur. Le décrochement de la
falaise est situé devant l'hôtel. |
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Crédit
Makai Ocean Engineering Inc. |

Crédit
Makai Ocean Engineering Inc. |
Ce système SWAC (SeaWater Air Conditioning) a été mis
au point et installé par la Société d'Hawai "Makai Ocean Engineering",
très innovante dans ce domaine .
En effet dans le cadre du développement de la filière renouvelable
ETM (Énergie Thermique des
Mers ou OTEC en Anglais), l'État d'Hawaii a été depuis trois décennies le promoteur
des utilisation de l'eau froide profonde. Souhaitons que cette réalisation réveille
l'intérêt de la France métropolitaine pour ces technologies marines.
A noter que la ville
de Stockholm climatise déjà le centre de la ville avec l'eau de la
mer Baltique. Des systèmes similaires peuvent fonctionner avec l'eau des
lacs, c'est les cas par exemple de la climatisation du campus de l'Université
de Cornell aux États Unis.
Pour en savoir plus :
Seawater
Air Condition, Makai Ocean Engineering Inc.
BoraBora Seawater Air Conditioning News.pdf
L'eau
de mer profonde : son utilisation pour le refroidissement d’air
d’immeubles situés en bord de mer (ou de lac).
Énergies
renouvelables, état de l'art et perspectives de Michel Paillard
IFREMER Janvier 2006.

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Mars 2006
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1/4 - Première estimation de l'impact qu'aurait
l'ETM
(OTEC)
sur la
structure thermique de l'océan
Un universitaire américain de l’Hawaii Natural Energy
Institute, Gerard.Nihous, vient de
publier, les résultats d’une
modélisation simplifiée d'une exploitation intensive de la ressource
ETM (Énergie Thermique des Mers).
Comme tout procédé industriel appliqué à grande
échelle, l'exploitation de l'ETM peut avoir un impact sur
l'environnement. Cette question vitale comporte deux
aspects : la quantité d'énergie raisonnablement exploitable et
l'évaluation de son impact sur la structure thermique des masses
océaniques.
C'est pourquoi, de son côté, le Club a débuté
depuis quelques mois une réflexion sur la définition d'un programme de recherche,
conjuguant analyses théoriques et modélisations numériques en vue de déterminer de
manière crédible les risques de perturbations de l'océan et les seuils
à ne pas dépasser. Ce programme prendrait pour
exemple les travaux du GIEC.
Qu'il s'agisse des travaux d'Hawaii ou de ceux du Club, une même question fondamentale
est abordée : Quelle
fraction de nos besoins, l'Énergie Thermique des Mers pourrait-elle satisfaire
sans perturber l'environnement, c'est à dire sans nuire aux besoins des
générations futures?
La consommation en énergie de nos "sociétés industrielles"
atteint aujourd'hui des valeurs telles que l'état de la biosphère et les cycles qui
s'y déroulent sont perturbés. Rappelons que l'exploitation des
énergies fossiles a conduit à injecter dans l'atmosphère
plusieurs centaines de milliard de tonnes de gaz carbonique, soit une
augmentation de 30% en 150 ans.
Faute de moyens, l'étude de Gerard Nihous ne concerne que
les modifications de la structure thermique de l’océan, sans aucune considération pour leurs conséquences écologiques.
L’exploitation de ce modèle montre que le fonctionnement
d'une flottille de plusieurs milliers d'usines entraînerait un
lent réchauffement de la source froide (profondeur de 1000 mètre et température de 5°C).
La capacité de production passerait alors par un maximum au delà duquel l’écart des températures entre la source chaude
(25°C) et la source froide (8°C au lieu de 5°C) deviendrait insuffisant et tout ajout d’usines serait «contre productif»:
il entraînerait une réduction de la production ! A titre d’exemple avec une source chaude à 25°C, ce seuil serait atteint après une dizaine d’année de fonctionnement continu d’une
flottille d'usines ETM d'une puissance globale de 3 TW. Cette puissance représente une capacité de production annuelle
proche de la demande mondiale d'électricité pour 2020, estimée par l'IEA
à 25 800 TWh électrique.
Ce résultat préliminaire n'est pas étonnant, si l’on
songe que le procédé ETM requiert un débit d'eau froide d'environ de 2,5 mètres cubes/secondes
et par MW produit. C’est donc un
upwelling
artificiel de plus de 7
Sverdrup
que cette flottille exigerait pour fonctionner. Ce qui est d’un ordre de grandeur approchant celui des
upwellings naturels !
La publication de G.Nihous montre, s'il en était besoin, l'intérêt des
recherches sur les flux naturels de matières et d’énergie dans l’océan
qui sont au cœur de l'océanographie physique.
Comme le montrent les travaux du GIEC (IPCC), les
possibilités offertes par les modèles numériques d'océan ou
d'atmosphère (éventuellement couplés entre eux), permettent désormais
d'évaluer l'impact des activités humaines sur la biosphère. En outre,
l'introduction de paramètres biologiques dans ces modèles
devrait permettre à terme de combler la
lacune mentionnée ci-dessus (aucune considération des conséquences
écologiques).
A noter que l'impact de l'ETM sur l'environnement pourrait ne pas
être seulement un objet d'inquiétude : outre sa contribution «énergétique»,
une exploitation «intelligente» des effluents d’eau froide à des fins biologiques, voire climatiques,
sont évoquées par un autre chercheur américain, dans une communication à l’Unesco sur la
"Blue Revolution". (Document de Patrick Takahashi accessible sur le site de
l'UNESCO à la page 95 du document : "The Potential and Realities of Ocean Thermal Energy Conversion
(OTEC)").
C'est l'une des perspectives du programme de recherche sur
les upwellings artificiels auquel le Club réfléchit en espérant que les
organismes de recherche prendront le relais, dans le cadre d'une
coopération forcément internationale, compte tenu de la nature globale
de ce défi.

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Février 2006
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2/2 - L'énergie Thermique des Mers mise à l'écart
en Europe
Un séminaire Franco Britannique sur les
énergies marines a eu lieu les 19 et 20 janvier 2006 au Havre.
Pourquoi Franco Britannique ?
Parce que, lors du sommet franco-britannique du 18 novembre 2004 les gouvernements français et britannique ont
reconnu leur intérêt commun dans ce domaine en affirmant « le rôle déterminant que le développement des
énergies renouvelables jouera dans la lutte contre le changement climatique. »
Pourquoi les énergies Marines?
Parce que, en tant que nations maritimes, les
deux pays disposent d’un potentiel important pour exploiter ces
sources d’énergie. Les énergies marines sont renouvelables et permettent
de répondre aux exigences du Protocole de Kyoto, par exemple, pour la France, une production d'électricité d'origine renouvelable
de 21 % de la consommation 2010 (contre 14 % actuellement).
Le colloque a traité exclusivement des
énergies liées aux vagues, aux courants et aux marées, l'énergie thermique
des mers n'étant pas inscrite au programme.
On peut regretter le choix initial d'ignorer le procédé de
production d'électricité basé sur l'Énergie Thermique des Mers qui n'a
même pas été mentionné (pas plus que l'utilisation de l'eau froide
profonde pour la climatisation des édifices).
En effet, les calculs montrent, que la
comparaison des contributions respectives des
énergies marines sont
largement en faveur de l'énergie thermique des mers.
Voir notre article Calcul
des potentiels exploitables ...
Rappelons la conclusion :
La
production annuelle d’énergie primaire que l’on pourrait extraire des
énergies marines serait de l’ordre de 120 000 TWh d’électricité. Ceci
est équivalent à la totalité de l’énergie primaire consommée par
l’humanité en l’an 2000 (et environ 10 fois la consommation
annuelle d’électricité des pays de l’OCDE qui
était de 10 000 TWh en 2000 avec 15 % de production renouvelable, pour
l’essentiel d’origine hydraulique).
Les contributions théoriques maximum des différents procédés seraient de :
-
800
TWh pour l’énergie des marées,
-
1 400
TWh pour celle de la houle,
-
18 450
TWh pour l’énergie éolienne,
-
100 000
TWh pour la conversion par ETM.
Nous laissons aux lecteurs le soin d'apprécier
ce texte de Jules Vernes, dans son livre Sans dessus dessous :
"Qu’un Lesseps propose quelque jour de creuser un canal à grande section à travers l’Europe et l’Asie, depuis les rives de l’Atlantique jusqu’aux mers de la Chine, qu’un puisatier de génie offre de forer la terre pour atteindre les couches de silicates qui s’y trouvent à l’état fluide, au-dessus de la fonte en fusion, afin de puiser au foyer même du feu central, qu’un entreprenant électricien veuille réunir les courants disséminés à la surface du globe, pour en former une inépuisable source de chaleur et de lumière, qu’un hardi ingénieur ait l’idée d’emmagasiner dans de vastes récepteurs l’excès des températures estivales pour le restituer pendant l’hiver aux zones éprouvées par le froid, qu’un hydraulicien hors ligne essaie d’utiliser la force vive des marées pour produire à volonté de la chaleur ou du travail que des sociétés anonymes ou en commandite se fondent pour mener à bonne fin cent projets de cette sorte! ce sont les Américains que l’on trouvera en tête des souscripteurs, et des rivières de dollars se précipiteront dans les caisses sociales, comme les grands fleuves du Nord-Amérique vont s’absorber au sein des océans."

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Janvier 2006
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2/2 - Rêves de Géonautes...
Dans son numéro spécial 196 de Janvier 2006, sur les "9 rêves pour
changer le monde", le magazine Science et Vie Junior consacre deux pages aux travaux de
John Craven au Natural Energy Laboratory of Hawaï Authority : le NELHA dont il fut l'un des promoteurs.
John est le fondateur de "Common Heritage
Corporation", une compagnie privée dédiée aux applications commerciales
de l'eau froide profonde que l'on peut pomper dans l'océan tropical. Par
exemple, le procédé dit "Énergie Thermique des Mers", l'ETM,
qui permet de produire de l'électricité.
John est un vieil ami des Argonautes : on voit sur la photo un des membres du Club dégustant au
NELHA une fraise cultivée par un procédé
d'irrigation que John avait imaginé il y a plus de 20 ans déjà.
Si vous êtes intéressés par l'ETM et les innovations
similaires : les DOWA -
"Deep Ocean Water Application"- nées de son imagination et qui pourraient contribuer "à changer le monde" visitez aussi :
http://www.commonheritagecorp.com ,
http://www.hawaii.gov/dbedt/info/energy/renewable/otec
,
http://www.aloha.com/~craven/
Pour en savoir
plus sur l'ETM :
Rubrique
Énergie des mers
Pour
en savoir plus sur les travaux de John Craven :
IOA
Newsletter Vol.9,No.4/Winter 1998
IOA
Newsletter Vol.5,No.1/Spring 1994
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Les fraisiers de John Craven sont irrigués par la condensation de
la vapeur d'eau de l'air tropical sur la surface de tubes déployés dans
le sol, et dans lesquels circule de l'eau froide profonde. Les racines au
froid et les feuilles chauffées au soleil d'Hawaï, les fraisiers
produisent des fruits beaucoup plus sucrés que ceux cultivés "normalement" .
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Novembre 2005
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2/2 - Le prix du pétrole
augmente... l'intérêt pour l'ETM aussi...
Le Président du territoire de la Polynésie
française s'est déclaré intéressé par un projet de production
d'électricité basé sur le concept de l'énergie
thermique des mers (ETM).
La société Américaine OCEES
(OCean Engineering & Energy Systems), spécialiste des énergie
renouvelables et plus particulièrement de l'ETM, propose d'installer en
Polynésie, une plate-forme offshore à proximité de Faa'a (aéroport de
Papeete). L'énergie serait transportée par câble a Moorea et Tahiti. La
plate forme fournirait 100 MW, soit l'équivalent de la consommation
des deux îles.
Le coût de production du kWh, hors
transport est évalué à 12 FCFP (soit 10 centimes d'euro à comparer au
prix de vente EDF en métropole de 7,65 centimes hors taxes).
L'investissement est évalué à 50 milliards de FCFP (soit 419
millions d'euros).
Ce n'est pas la première fois que la Polynésie envisage le recours à
l'ETM pour réduire sa dépendance au pétrole. Déjà dans les années 1980 l'étude d'une centrale ETM de 5 MW avait été proposée par
l'IFREMER.
Source : La dépêche de
FENUA de septembre 2005.

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Juillet/Août 2005
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3/3
ITER, et la
recherche sur l'énergie.
Martelée par les médias, l’annonce nous est faite que le projet ITER sera réalisé en France.
Il s’agit de franchir une nouvelle étape dans la recherche et le développement d’une filière énergétique qui
a pour but d'assurer à l'humanité une source d’énergie non polluante et illimitée.
L'ambition est de "copier" le phénomène naturel de fusion
nucléaire qui se produit dans le soleil et nous permet d'être là pour
en parler!
Il s’agit bien sûr d’une excellente nouvelle qui confirme la compétence de nos physiciens et ingénieurs et la constance du soutien
de nos «décideurs» à l'industrie nucléaire depuis un demi-siècle.
La «fusion nucléaire» est-elle maîtrisable, économique, socialement acceptable
et "environnementalement responsable" ? Ces questions sont encore sans réponses;
ITER est un projet à long terme : ces promoteurs
estiment qu’après sa réalisation prévue sur 10 ans, il faudra encore plusieurs décennies pour
industrialiser la filière, et cela laisse le temps de trouver des réponses.
Enfin, s’agissant d’un programme dont l’enjeu intéresse le devenir de tous il faut se réjouir qu’il soit conçu, financé et réalisé en coopération internationale, avec l’Europe comme
contributeur principal.
Le seul regret pour les Argonautes est de ne pas voir la même volonté
politique s'appliquer au développement, en coopération internationale, d’autres sources d’énergie
alternatives qui elles non plus ne peuvent être mises en oeuvre par la
seule initiative privée, par exemple, l’Énergie Thermique des Mers
dont la faisabilité technique est déjà démontrée, et qui
peut contribuer à court terme aux besoins en énergie électrique de communautés littorales isolées
de la zone tropicale.
A plus long terme, vu l'importance des postes transport et chauffage dans
le bilan énergétique des pays développés, la production en pleine mer
de méthane, ou même d'hydrogène, serait une piste à explorer.
Si la recherche de longue haleine est indispensable, Il serait regrettable
que le projet ITER ait pour effet de retarder des études plus modestes,
susceptibles d'apporter des solutions plus immédiates.
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Mai 2005
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1/2 La semaine prochaine, a
lieu, en Écosse, la conférence annuelle sur les énergies renouvelables :
http://www.wrec2005aberdeen.co.uk/
Il y a bien sûr une session sur l'ETM (Énergie
Thermique des Mers).
Voici le résumé de la présentation d’ouverture
de cette session faite par Don Lennard, Directeur, Ocean Thermal Energy Conversion System
Ltd, Orpington, UK.
Dans sa présentation l’auteur décrit le principe de l’ETM et donne un rapide historique de sa conception et de son développement. Il rappelle qu’une usine ETM peut fournir à la fois de l’électricité et des sous-produits qui élargissent son champ d’utilisation et améliorent sa rentabilité. La ressource thermique est stable et permet une production d’électricité ETM «en base», à la différence de la plupart des autres ressources renouvelables.
Ces avantages font que l’ETM malgré son coût d’investissement élevé comparé à celui des filières énergétiques traditionnelles pourrait devenir plus attrayante que celles brûlant des combustibles fossiles. Ceci serait d’autant plus vrai que la taxation des émissions de carbone jouerait en faveur de l’ETM qui est par principe non polluante.
La demande mondiale d’énergie doit croître de façon importante dans les années à venir et la part des énergies dites « nouvelles » nécessaire pour y répondre devrait passer de presque zéro aujourd’hui à 6% en 2020. Une contribution modeste de l’ETM à cette croissance ouvrirait un vaste marché à l’industrie pour la construction de centrales de première génération répondant aux besoins en énergie électrique de communautés insulaires.
Le but de cette présentation est de montrer que l’exploitation de l’énergie thermique des mers peut être une réponse réaliste, économique, socialement bénéfique et respectueuse de l’environnement à la demande mondiale en énergie et que son développement justifierait la mise en œuvre d’un programme de R&D approprié.

2/2 L’Énergie Thermique des Mers
UN OUTIL DE BATAILLE DIPLOMATIQUE ?
Okinotori est le nom de deux minuscules îlots coralliens de quelques mètres carrés qui émergent au milieu de nulle part
dans l’océan à 1500 km au sud du Japon. Ils sont l’objet d’une vigoureuse bataille diplomatique entre les gouvernements japonais et chinois. Celui-ci contestant à
celui-là la souveraineté japonaise sur ces îlots inhabités.
Depuis plusieurs mois les chinois ont multiplié les opérations maritimes dans la zone suscitant la colère des japonais pour ce qu’ils considèrent comme une violation de leur Zone Économique Exclusive.
Pour conforter leur position les japonais ont entrepris de montrer qu’ils étaient, eux aussi, actifs dans la zone. A cette fin ils y ont installé des équipements météo et déployé
une flottille de pêche.
On apprend aussi qu’ils envisageaient d’y développer la production d’énergie marine par le procédé dit
« Énergie Thermique des Mers ». Le Club des Argonautes s’efforcera de suivre l’évolution de cette affaire en espérant qu’elle se concrétise par une réalisation marquante pour la promotion de
l’ETM, tout en regrettant qu’elle puisse résulter d’une confrontation politique plutôt que d’une action pacifique en co-opération internationale pour le développement d’une filière énergétique renouvelable.
Pour en savoir plus voir :
http://www.japantoday.com..en anglais ou taper
"Okinotori +OTEC" avec Google pour visiter d’autres sites.

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Avril 2005
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1/2 Énergie renouvelable : la piste des vagues / Ocean power fights current thinking
Source : bulletin de l'Ambassade de France aux États-Unis
Un travail conduit par l'Electric Power Research Institute (EPRI) avec la collaboration, entre autres, du National Renewable Energy Laboratory (NREL) du Department of Energy (DOE), suggère que
la production d'électricité à partir des vagues et des courants marins aux
États-Unis pourrait être économiquement rentable dans un futur proche, de l'ordre de quatre ans, à condition que les investissements
suivent.
Le principe consiste à utiliser les mouvements des vagues pour mettre sous pression un fluide permettant ensuite de produire de l'électricité qui est acheminée par le biais d'un câble sous-marin.
Selon l'organisme, le potentiel des côtes américaines serait de 2100
Terawatt-heure par an, soit presque autant que l'électricité produite à partir du charbon ou dix fois l'énergie totale générée par les centrales hydroélectriques du pays.
L'évaluation repose en fait sur une équation
J = 0,42*(Hs)exp2*Tp
(dans laquelle J est l'énergie disponible (NOTA), Hs est la hauteur significative des vagues dans le lieu étudié et Tp leur période pendant les moments de pic de
hauteur),
appliquée à des sites pour lesquels les paramètres ont été mesurés.
L'EPRI a obtenu ses estimations de capacité disponibles en tenant compte
d'hypothèses de rendement des dispositifs de captation.
A l'heure actuelle aux
États-Unis, deux entreprises ont développé des prototypes de convertisseur d'énergie : Ocean Power Technologies (New Jersey), qui déploie à Hawaï son système PowerBuoy d'un mégawatt pour l'U.S. Navy (mise en service prévue en 2006), et le groupe AquaEnergy, dans l'attente de permis fédéraux pour un test de son AquaBuoy au large de l'Etat de
Washington.
Toutefois, certains s'inquiètent du manque de volonté apparent de l'Administration Bush pour développer cette solution technologique et craignent que les
États-Unis ne prennent du retard. Et de fait, le premier essai de raccordement à un réseau électrique a été effectué en août 2004 de l'autre côté de l'Atlantique, à
Orkney, en Ecosse, à l'aide du convertisseur Pelamis de la société Ocean Power Delivery (sur lequel
l'EPRI s'est d'ailleurs fondé pour son étude).
Wall Street Journal du 08/04/05 (Ocean power fights current thinking)
NOTA du Club : On exprime généralement cette puissance en kWatt par mètre de largeur de crête: J(
kW/m) = 0,96* H exp2*T; avec H hauteur de vague crêtes à creux . (doc
IFREMER;" Production d'énergie à partir de la houle; Damy &
Gauthier; CNEXO/COB 1981).

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Septembre 2004
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Voici quelques nouvelles sur les énergies renouvelables:
Après Stockholm et le campus de
l'Université Cornell
aux USA, une autre
installation de climatisation utilisant l'eau froide est opérationnelle.
Il s'agit de la ville de Toronto qui utilise l'eau froide
profonde d'un lac.
Voir http://enwave.com/dlwc.php
Ce système qui alimente la climatisation du centre
ville permet de réduire la consommation électrique de 75%.
D'autres programmes sont en cours d'élaboration au Japon,
en Inde et aux USA.
Avec le projet de centrale utilisant l'énergie de la
Houle en Espagne, ceci montre tout l'intérêt que présente l'énergie
des océans, sous ses diverses formes. Cela préfigure-t-il une nouvelle
ère en matière d'économie ou de production d'énergie?
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