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Les News |
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Mois de Novembre 2010
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1/1 Pourquoi la connaissance précise du champ de gravité terrestre est-elle si importante pour le climat ? Quels sont les moyens de mesures actuels ? Résultats obtenus depuis 10 ans avec les satellites CHAMP, GRACE, GOCE. |
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La connaissance du champ de gravité de la Terre et son amélioration constante a été un objectif majeur et permanent depuis le début de l’ère spatiale.
Dans une première phase jusqu’aux environs des années 2000, le satellite était un simple détecteur des forces en présence dans le milieu spatial, servant à l’identification des forces gravitationnelles et donc ainsi à la détermination du champ de gravité terrestre. L’objectif était en premier lieu d’améliorer la trajectographie des satellites artificiels pour les situer dans l’espace de manière de plus en plus précise. Au début, la précision était de niveau kilométrique, puis on est passé d’étape en étape au niveau hectométrique, décamétrique, métrique... et aujourd’hui centimétrique !
Indissociable des premiers objectifs, était aussi la détermination des repères terrestres de référence, dont la précision a été en s’améliorant, tant dans leur étendue spatiale (pour devenir mondiale et couvrant toute la Terre) que dans leur précision pour atteindre aujourd’hui le niveau millimétrique.
Ces progrès ont ouvert progressivement des applications nouvelles dans les géosciences. Compte tenu des précisions atteintes, il a fallu prendre en compte la partie temporellement variable des grandeurs et des phénomènes observés : position des stations d’observations en liaison avec les mouvements induits par la tectonique des plaques, paramètres de la rotation terrestre, rebond postglaciaire, marées océaniques et terrestres, effets de charge (d'origine hydrologique ou atmosphérique) sur la position des stations etc.…
On a ainsi lancé trois satellites depuis l’an 2000 :
La décennie 2000-2010 s’appelle pour cette raison la décennie du champ de gravité.
Le satellite CHAMP est retombé dans l’atmosphère le 19 septembre 2010.
S’appuyant sur les technologies de CHAMP, on a, en parallèle, développé une mission GRACE en utilisant deux satellites de ce type se suivant dans le même plan orbital avec un écart d'environ 200 km ; une liaison de type micro-onde permet de déterminer la distance entre les deux satellites et ses variations avec une précision micrométrique.
Avec GRACE, on a pu alors obtenir le champ de gravité avec une résolution de 200 à 300 km calculable avec des données récoltées sur un seul mois, voire moins. Ceci a ouvert un vaste domaine de recherches géophysiques reliées notamment aux transferts de masse entre les composantes du système Terre : cryosphère, hydrosphère, atmosphère, océans, et cela d’une région géographique à un autre. Ce sont ces transferts qui modifient la valeur du champ.
À l’heure ou l’on observe un processus de déglaciation des calottes polaires et des zones glacées des hautes montagnes, ces observations quantitatives sont devenues cruciales sur le plan du changement climatique et il est impensable de ne pas suivre ces évolutions temporelles. Il en est de même des transferts à caractère saisonnier, ou interannuel dans l’hydrosphère et dans les grands bassins fluviaux comme l’Amazone, le Congo, l’Indus ou le Gange. On voit aussi se développer des zones de sécheresse ou au contraire soumises à des graves inondations. Tout cela est préoccupant sur le plan sociétal. Leur suivi est indispensable.
Un article intéressant publié en 2010 par Anny Cazenave et Juili Chen fait la synthèse de tous ces travaux. On peut également espérer qu’une mission de même nature va suivre et être décidée dans les meilleurs délais pour éviter une interruption du suivi de ces grandeurs liées aux variations du champ de gravité de la Terre.
En parallèle, côté européen, un nouveau satellite GOCE a été lancé par l’ESA en 2009. Ce satellite utilise un nouvel instrument qu’on appelle un gradiomètre et qui permet de déterminer le champ de gravité avec une résolution spatiale encore meilleure que celle de GRACE, de l’ordre de 100 km.
Les premiers modèles de champ de gravité établis en exploitant aussi les mesures de GRACE ont été publiés en septembre 2010. On dispose ainsi d'une résolution dans l'espace et dans le temps qui permettra d'améliorer encore notre connaissance des transferts de masse, avec les applications que l’on vient d’indiquer en glaciologie et en hydrologie donnant accès à des informations cruciales pour la climatologie.
Les responsables de ces
développements ont d'ailleurs reçu en novembre 2010 un grand prix décerné
par l'Académie de l'air et de l'espace, Pierre Touboul (ONERA) et Bernard
Foulon (ONERA) ; Christoph Reigber (GFZ),
principal investigateur sur CHAMP et GRACE, partage aussi ce grand prix en
raison des ses responsabilités et d’une très ancienne collaboration
franco-allemande infiniment fructueuse dans tous ces domaines depuis 40 ans. Pour en savoir plus, voir FAQ
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Mois d'Octobre 2010
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1/1 Pearn Niiler, océanographe américain, nous a quittés le 15 octobre 2010 |
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Jacques Merle qui l'a bien connu lorsqu'il était à la Nova University en Floride, écrit dans son livre "Océan et Climat" : " La communauté scientifique doit beaucoup à Pearn Niiler de la Scripps, qui, en physicien expérimental rigoureux, s'attacha à étudier la capacité des bouées dérivantes à mesurer le courant océanique. Il conçut des bouée droguées ( c'est à dire munies d'une ancre flottante ou drogue) immergées dans la couche homogène superficielle de l'océan et soumise au courant. Il testa ces prototypes de bouées par de nombreuses expériences pour déterminer l'ancre flottante idéale et connaître la précision de la mesure du courant déduite de la dérive de la bouée".
Pearn Niiler a compris très tôt le rôle que joue la circulation océanique dans le climat et l'intérêt d'avoir un réseau mondial d'observation des courants marins. Avant les années 80, il existait un réseau de bouées dérivantes soumises au vent, mais qui ne permettait pas de distinguer dans leur dérive la composante due au vent de la composante représentant le courant. L'idée de Pearn a été de concevoir des bouées dérivantes de surface avec des instruments de mesure capable d'éliminer les effets du vent et des vagues, soient très fiable et produites au moindre coût. Il a aussi compris que pour étudier la circulation océanique et sa relation avec le climat, il fallait avoir une vue mondiale de l'océan. Ainsi est né en 1982, le "Global Dritfter Program" (réseau mondial de bouées dérivantes) en collaboration avec la NOAA, qui comprend aujourd'hui 1355 flotteurs.
Ce réseau de bouées dérivantes en surface semble bien avoir franchi l'étape décisive de la pérennisation et est devenu un élément essentiel du système mondial d'observation des océans (GOOS).
Il a été le précurseur des autres éléments du système mondial comme :
Un rêve est en train de devenir réalité : une Veille Mondiale Océan et Climat qui permette en permanence de décrire et de prévoir l’océan en temps réel, grâce à un réseau global d'observation des océans, à l'aide de mesures in situ et depuis l'espace, analogue à celui utilisé par les météorologues depuis plusieurs décennies.
Pearn Niiler est né en 1937 à Tartu en Estonie. Il est venu aux Etats Unis à l'âge de 11 ans.
Après un parcours universitaire, il rejoint l'Université de Nova en 1966 où
il étudie le courant de Floride et le Gulf Stream. Il enseigne à l'Oregon
State University, avant de rejoindre la
Scripps Institution of Oceanography.
Pearn avait d'autres centres d'intérêt que la science. Il se passionnait pour l'architecture et a conçu de nombreux bâtiments. C'était aussi un artiste peintre, un grand chef cuisinier et un amateur de vin et de voyages.
En savoir plus : http://scrippsnews.ucsd.edu/Releases/?releaseID=1119 http://scrippsnews.ucsd.edu/Releases/?releaseID=692 http://oceanmotion.org/html/research/niiler.htm
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Mois de Septembre 2010
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1/1 Exploration de la biodiversité des karsts de Papouasie-Occidentale
Bernard Pouyaud, membre du Club des Argonautes participera à
cette campagne scientifique organisée par l’IRD,
l’association
Caracol et le bureau d’étude CENOTE.
Pour en savoir plus : Site de l'expédition avec son journal de bord
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Mois d'Août 2010
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1/1 Que penser de l’article : "Déclin du phytoplancton global depuis un siècle" ? Guy Jacques
Si la renommée de cette université et des trois océanographes impliqués, Daniel Boyce, Marlon Lewis et Boris Worm ne peut être mise en cause, on peut se demander si la « cote » que représente une publication dans Nature ou dans Science ne les a pas entraîné vers quelques excès. Je suis convaincu que la nécessité d’un titre attractif pour ce type de revue mène de plus en plus de chercheurs à magnifier les observations et à exagérer les conclusions.
Il me semble que la seule base
valable pour une comparaison à l’échelle océanique (les auteurs
compartimentent l’océan mondial en dix zones biogéographiques) est la
compilation des données satellitaires dont on dispose pour la période
1979-1986 et de 1997 à nos jours. Encore doit-on rappeler que le premier
capteur,
CZCS, en service entre 1979 et 1986 n’avait pas été prévu pour une
collecte globale. On pourrait bien sur discuter de la représentativité de la
chlorophylle a comme marqueur de biomasse, ergoter sur les difficultés de
comparaison d’un capteur à l’autre surtout quand ils n’ont pas été utilisés
simultanément, etc. Ne nous trompons cependant pas. Point n’est besoin d’être un expert international en écologie marine pour être convaincu que le réchauffement de la couche superficielle entraînant une diminution des apports d’eau profondes à la couche où se déroule la photosynthèse conduira globalement à un abaissement de la production primaire même si certains évoquent un renforcement des vents générateurs des remontées côtières.
De là à dire que les données du dernier
siècle le prouvent, il y a un pas que ces auteurs ont peut-être rapidement
franchi.
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Mois de Juillet 2010
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1/1 Lancement
du satellite Picard
Ce satellite a été conçu et réalisé par le CNES et le laboratoire associé LATMOS/IPSL ; il faut y ajouter le rôle d’instituts européens en Belgique et en et en Suisse.
Le satellite a été placé en orbite héliosynchrone à une altitude de 725 km et donc avec une inclinaison du plan de l’orbite sur l’équateur terrestre de l’ordre de 98 degrés, permettant ainsi que l’angle entre le plan de l’orbite et le soleil demeure constant.
Ce satellite est dédié à :
Pour en savoir plus, voir le site CNES : le satellite et les instruments.
La séparation a eu lieu comme prévu. Le premier contact avec le satellite à été obtenu à partir de la station de Kiruna en Suède, peu après 18h15, à la position et au moment précis prévus. Tout est nominal, et l’orbite est parfaite. Les instruments ont été mis sous tension fin juin. La première lumière est prévue pour fin juillet. Le satellite devrait être totalement opérationnel d’ici la fin de l’année 2010.
Le nom de la mission a été choisi en hommage à l’abbé Jean Picard (1620-1682), académicien qui fit les premières mesures du diamètre solaire durant le minimum d’activité solaire entre 1645-1710, aujourd’hui appelé minimum de Maunder, en hommage à cet astronome de l’observatoire de Greenwich (1851-1928) qui le mit en valeur.
Le satellite Picard est le troisième de la filière Myriade; il fait suite au lancement des satellites Demeter et Parasol. Il
a été lancé avec les deux satellites Mango et Tango de la mission Suèdoise
Prisma, pour préparer
les instruments spatiaux de demain, et étendre aux microsats la maîtrise du vol en formation,
démontrée par le Cnes en déc. 2001, (Jason-1).
Ces études porteront en particulier sur:
A titre d’exemple, pour mieux comprendre les relations entre climat et activité solaire, les mesures de Picard seront utilisées par les équipes de l'IPSL pour simuler, (dans leur modèle "LMDZ-REPROBUS"), l’effet des variations de l'éclairement ultraviolet solaire sur la couche d'ozone et le couplage entre la stratosphère et la troposphère.
Ce programme ambitieux s'inscrit dans la continuité
de mesures entamées au 17ème siècle. Un archivage soigné des données et un
accès facilité sont prévus.
Un peu d'histoire... Le Soleil est en effet l’étoile qui nous chauffe, nous éclaire, et a permis le développement de la vie terrestre. Toutes les variations de ses émissions, ondes ou particules, peuvent avoir des conséquences importantes pour l’homme, la vie en société, le fonctionnement de nos systèmes de communication, de transport, et beaucoup d’autres aspects. Certes, depuis la formation du Soleil qui a débuté il y a environ 4,55 milliards d’années, beaucoup de propriétés physiques ont changé. L’irradiance solaire était à titre d’exemple, et d’après les modèles existants, plus faible d’environ 30% par rapport à ce qu’elle est aujourd’hui. Cependant, de nos jours, à l’échelle des temps humains, les variations mesurées de cette irradiance totale sont faibles, de l’ordre de 0,1%. (de sorte que l'irradiance totale s'appelle aussi la constante solaire). Toutefois, des variations beaucoup plus importantes des émissions électromagnétiques sont observées dans le domaine des courtes longueurs d’onde, (UV, EUV, X) et dans le domaine radio. Comme l’énergie émise dans ces longueurs d’onde est petite par rapport à ce qui est émis dans le domaine visible, ces variations apparaissent peu susceptibles de modifier sensiblement un aspect de grande actualité, le climat, sauf à mettre en évidence des effets amplificateurs inconnus, ce qui fait l’objet de recherches actuellement.
Entre 1645 et 1710, le très long minimum d’activité solaire,
dit de Maunder, s'est traduit par la rigueur des hivers en Europe du Nord,
un phénomène qui a toujours questionné les scientifiques, d’autant
qu’à cette époque il n’y avait ni pollution ni gaz à effet de serre d’origine
anthropique, susceptibles de modifier le climat (mais ceci peut être un avantage
pour des études modernes sur le sujet). Même si ce qui s'est passé au 17 éme
siècle reste exceptionnel, la longueur du dernier minimum solaire,
(qui vient de s’achever), intrigue aussi les chercheurs. L’étude des effets de
l’activité solaire sur notre environnement continue ainsi d’être très importante,
et bénéficie d'immenses progrès technologiques sur la précision,
sur l’exactitude, et sur l’échantillonnage des données.
Pour des raisons encore mal connues, la durée du dernier minimum solaire a été particulièrement longue. Le prochain maximum est attendu en principe vers 2013-2014. La mission Picard va donc faire des mesures dans un moment très
intéressant correspondant à la phase croissante du cycle solaire et devrait
pouvoir contribuer à répondre à de nombreuses questions toujours existantes
tant au niveau du fonctionnement du Soleil que dans les relations Soleil-Terre.
Les apports du satellite Picard...
Compte tenu de l’important effort international d’observation du Soleil, les mesures de Picard ne seront pas traitées de manière isolée. Elles s’intègreront dans un effort continu à long terme, en France, en Europe, et dans le monde (USA et Japon en particulier).
D’autres mesures de ces grandeurs sont faites à partir de la station
habitée, "l’International Space Station" depuis le début de 2008 ; c’est l’expérience
SOLSPEC du LATMOS (spectre de 170-2900 nm),
qui complète le domaine de longueur d’ondes observées avec les expériences
SOL-ACES
(spectre
17-140 nm), et SEE (spectre140-170 nm). Mais de nouvelles technologies de surveillance du Soleil continuent de se développer, d‘où un nouvel effort aux USA avec la mission SDO, lancé le 11 février 2010 sur une orbite géosynchrone pour la mesure de la distribution du champ magnétique, et effectuer un sondage profond de l’intérieur solaire, mission dans laquelle deux laboratoires spatiaux français, sont associé. De son coté, l’ESA a lancé le satellite Proba-2 (novembre 2009), développé en Belgique avec une collaboration de l’Académie des sciences tchèque sur les instruments d’observation.
Dans quelques années, la mission
Solar Orbiter étudiée par
l’ESA devrait être lancée, (à partir de 2015), pour succéder à la mission Ulysse
arrivée en fin de vie le 4 juin 2008, après 17 ans de service, et qui tournait
autour du Soleil pour permettre l'observation de ses pôles Nord et Sud.
En
complément de la mission spatiale sera menée la mission Picard-sol pour faire
des études comparatives de la mesure du diamètre solaire depuis le plateau de Calern à l’Observatoire de la Côte d’Azur, et
ainsi tirer profit des 30 ans de mesures passées de cette grandeur. D’autres mesures au sol seront
associées à ces études.
En conclusion, Picard s’insère dans un plan de surveillance du Soleil, de l’environnement
solaire et terrestre. Il marque notre contribution à un programme
extrêmement ambitieux et pointu, avec de nouvelles technologies de plus en plus
précises. Elles autorisent de grands espoirs, mais l’approche demeure
complexe car la discipline inclue des aspects modélisation,
des mesures à plusieurs satellites, ou issues de plusieurs expériences, dont des
mesures au sol. Sur le plan du climat, l'objectif est de contribuer à
reconstruire le passé, reproduire le présent, et tenter de se projeter dans le
futur. Référence l’astronomie de Juin 2010 pour SDO Etienne Pariat /Lesia Observatoire de Paris-Meudon.
http://www.ipsl.fr/fr/Actualites/Evenements
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Mois de Juin 2010
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1/1 Plainte de Claude Allègre : le point de vue d'Édouard Brézin.
Suite à une plainte déposée par Claude Allègre, le directeur de l'hebdomadaire Politis et sept personnalités du monde économique et scientifique dont un membre du Club des Argonautes, viennent d'être mis en examen pour "diffamation publique". Le délit : la publication en juin 2009 d'un article : «Claude Allègre, question d’éthique».
Le mardi 15 juin, s'est tenu au Théâtre de l'Est Parisien une réunion publique de protestation sur le thème : «Allègre politique, media et science» organisée par Mediapart, Politis et Terra Eco. Voir la pétition et le blog de sylvestre Huet.
A cette occasion, a été lu un message d'Edouard Brézin, physicien, ancien président de l'Académie des Sciences et président du CNRS de 1992 à 2000. On trouve le texte sur le blog de Sylvestre Huet, le voici reproduit ci-dessous :
«La science est engagée dans un processus collectif où, si
la confrontation des idées est indispensable, seule l'honnêteté intellectuelle
permet en définitive de corriger les erreurs temporaires inévitables. Le choix
des données, leur analyse, les modes de publication, appartiennent à l'exigence
d'intégrité des professions scientifiques.
Un point de vue qu'il est réconfortant de lire tout comme l'article de Bruno Voituriez paru dans Le Monde du 1er juin 2010.
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Mois de Mai 2010
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1/1 - Pr ix Christian Le Provost, Océanographe - Deuxième édition
Le prix Christian Le Provost, créé à l'initiative de l’association "Christian Le Provost Océanographe" est destiné à promouvoir l’œuvre scientifique de l’océanographe Christian Le Provost. Il vise à récompenser un jeune chercheur dont les travaux concernent la recherche en dynamique océanique dans toutes ses dimensions, qu’il s’agisse d’applications au climat, aux écosystèmes marins, à l’exploitation des ressources minérales, vivantes ou énergétiques dans les systèmes côtiers et hauturiers, ou qu’il s’agisse d’études de processus, expérimentales ou de modélisation.
La premier prix a été mis en place en 2009 avec l'aide du Conseil Général des Cotes d'Armor.
L'appel a candidature de la deuxième édition de ce prix est lancé. Comme l'année dernière, le prix est doté d'un montant de 7 000 euros. La date limite de dépôt des dossiers est le 1er juin 2010. Pour en savoir plus sur les modalités.
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Mois d'avril 2010
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1/2 - La jeune fille et la mer
Marion Corre Labat, chargée de mission "énergies de la mer" à l'Agence Régionale de l'Énergie Réunion (ARER) nous a quittés le 26 Avril 2010 à l'âge de 24 ans.
Marion s'était résolument engagée dans le secteur des énergies
marines, co-auteur du document sur "Les
projets énergies de la mer en cours à l’île de La Réunion", elle avait un
contact assez étroit avec le Club.
Depuis plusieurs années, elle suivait avec intérêt les nouvelles du Club des Argonautes , l'ETM étant, sur l'un des côtés du triangle Océan-Climat-Énergie, une de nos préoccupations principales.
Lors d'une rencontre récente avec David Levrat (aussi correspondant du Club), de passage à l'Île de la Réunion, elle avait manifesté sa volonté de devenir à son tour membre correspondant du Club. C'est avec beaucoup d'intérêt que nous l'aurions accueillie. Le Club des Argonautes s'associe à la douleur de sa famille et de ses amis.
Interview de Marion, "La jeune fille et la mer"
2/2 - En bonne posture pour observer la Terre sur le long terme, pendant la tempête les travaux continuent...
Le satellite Cryosat-2 de l’ESA a été lancé avec succès le jeudi 8 avril 2010 par une fusée Dnepr depuis la base de Baïkonour au Kazakhstan.
Ce satellite développé par EADS Astrium, consacré à l’étude des glaces comme son nom l’indique et d’un poids de 700 kg a été placé sur une orbite circulaire et quasi-polaire à 700 km d’altitude.
Les premières données des échos radar furent recueillis sur la banquise en mer de Ross en Antarctique et permirent de voir clairement la couverture de la glace et les réflexions des échos radar sur les couches sous-jacentes. On pourra désormais faire des observations jusqu’à la latitude de 88°, valeur qu'il n’avait encore jamais été possible d’atteindre avec les altimètres mis en orbite à ce jour. Ceci correspond à l’observation d’une surface additionnelle de 4,6 millions de km2 par rapport aux mesures altimétriques faites précédemment, à comparer aux 14 millions de km2 du seul continent Antarctique, ce qui est considérable et permettra d’observer les calottes glaciaires et la banquise c’est-à-dire des zones glacées encore jamais couvertes à ce jour par ce genre d’instrument.
Cet instrument SIRAL, travaillant à la fréquence à 13,7 Ghz dans la bande Ku et aussi en bande C vers 4 GHz pour permettre des corrections ionosphériques, est développé par Thales Alénia Space (en double sur Cryosat-2).
Il a plusieurs modes de mesure :
Ceci peut être fait grâce à l’instrument développé par le CNES et qui fête ses 20 ans : le système DORIS qui donne le positionnement précis du satellite sur son orbite au cm près. Parallèlement à ces orbites, traitées au sol à Toulouse par des équipes toulousaines, DORIS peut aussi mesurer en temps réel l’altitude de Cryosat-2 et aider ainsi le satellite à maintenir sa position, ce qui est une autre exigence pour faire des mesures côtières de qualité et de transition mer-continent ou banquise-continent.
CryoSat-2 est le troisième satellite européen (ESA) de la série des satellites d’exploration de la Terre mis en orbite depuis environ un an, auquel s'ajoutent :
L’ensemble, avec les satellites toujours en fonctionnement :
donnent donc une capacité tout à fait remarquable pour l’observation continue de certains paramètres de la Terre et de son environnement.
À titre d’exemple depuis 1992, date de lancement du satellite franco-américain Topex-Poséïdon (CNES-NASA), on a pu suivre de manière continue le niveau moyen de la mer et des océans avec une précision de l’ordre de 0,5 mm/an et réaliser ainsi une série de bientôt 20 ans de données mettant en évidence une augmentation annuelle et continue de l’ordre de 3 mm/an.
D’une façon générale, on a appris dans ces deux dernières décennies une foule de choses sur les océans, en surface et en profondeur tant avec les moyens spatiaux (par exemple mesure de la bathymétrie des profondeurs à partir de la détermination de la surface de la mer) qu’avec des moyens in situ comme ceux du réseau Argo d'un peu plus de 3000 profileurs qui peuvent sonder la mer jusqu’à 2000 mètres de profondeur.
Ce sont tous ces moyens de mesure qui ont permis d’aboutir à l’océanographie opérationnelle (programme MERCATOR et My Ocean) comme cela existe depuis longtemps en météorologie opérationnelle et aussi à la mise en évidence de toute l’activité méso-échelle des océans et des tourbillons, phénomènes jusqu’alors largement ignorés.
Puis il faut noter le lancement réussi de SDO en février 2010. Il s'agit d'un satellite de la NASA sur une orbite géosynchrone pour la mesure de l'EUV solaire, l’imagerie du Soleil dans dix longueurs d’onde et la mesure du champ magnétique du Soleil.
En juin 2010 devrait avoir lieu le lancement du satellite du CNES Picard qui permettra notamment la mesure du diamètre et et de l'irradiance solaire. Ces données sont essentielles dans toute étude climatologique.
Le satellite ADM-EOLUS de l'ESA, mesurera des profils verticaux des vents horizontaux à l’échelle de la planète, les vents à la surface de la mer et sur terre.
Dans les années suivantes, devraient être lancés :
ainsi que :
C’est donc toute une batterie de satellites en fonctionnement ou à lancer dont on va disposer pour l’observation continue de la Terre, des Océans, de la cryosphère, de l’hydrologie continentale. Cette liste n’est pas exhaustive, il faut y ajouter les contributions des diverses agences spatiales mondiales (Russie, Japon, Chine, Inde, Brésil…).
Cependant ce serait une erreur de penser que tout cela va
de soi dans des moments où les crises financières et économiques secouent notre
monde. Il faut se battre chaque jour pour que tout cela aboutisse mais il faut
le dire heureusement avec un certain succès grâce à la volonté de beaucoup. |
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Mois de mars 2010
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1/1 - À propos de l'appel des scientifiques du climat...
Une vive polémique s’est installée récemment autour des recherches sur le climat de la Terre et son évolution possible. Impliqué dans cette polémique, Claude Allègre revendique sa liberté de parole et n’est, dit-il, sous la tutelle de personne. Ainsi en est-il aussi des membres du Club des Argonautes qui tous, chercheurs et ingénieurs, ont travaillé et exercé des responsabilités dans les domaines d’étude de ce que nous appelons le «triangle océan, climat, énergie».
Retraités, les membres du Club entendent s’exprimer librement. Leur action se situe à la transition entre Science et Société et vise à transmettre au plus grand nombre le savoir scientifique dans les domaines de l’évolution climatique et des énergies marines :
S’ils se sont choisis comme «sponsors» Jason et ses compagnons, c’est que comme les antiques Argonautes, ils sont à la recherche de quelque chose de précieux : la connaissance, qui passe par la passion de la recherche et la joie de la découverte.
Les nouveaux Argonautes ont conscience que la Terre est leur
vaisseau, et ils aiment à se dire « géonautes
», persuadés qu’il faut apprendre à piloter la Terre, non pas qu’elle soit menacée
: elle en a vu d’autres ! Mais elle est notre unique habitat, et il importe
d’y maintenir les meilleures conditions de vie possibles pour l’homme. Pour
ce faire, il faut bien la connaître et particulièrement la biosphère, cette
mince couche superficielle qui abrite la vie, dont l’homme est une composante,
et dont le fonctionnement dépend de manière interactive du climat.
Sur le fond, voir aussi : Réponses aux arguments de ceux qui doutent de la réalité d’un changement climatique anthropique (Michel Petit - mars 2010) La déclaration des onze académies (News 2005) |
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Mois de janvier 2010
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1/3 - The Copenhagen Diagnosis
: Climate Science Report
Il couvre l’ensemble des sujets traités dans le rapport du Giec et inclut :
Le rapport comporte aussi de nombreux encarts pour expliquer les erreurs d’interprétation et de compréhension couramment rencontrées à propos du changement climatique : la saturation en CO2, l’importance de l’activité solaire, le refroidissement supposé des dix dernières années etc...
http://www.copenhagendiagnosis.com/download/Copenhagen_Diagnosis_ES_French.pdf
2/3 - Le Conseil Interministériel de la Mer (Cimer) du 8 décembre 2009 adopte le Livre Bleu : «Stratégie nationale pour la mer et les océans»
L’objectif assigné était alors de valider un «Livre Bleu» définissant la stratégie maritime française à partir des travaux du «Grenelle de la Mer».
Sans doute, passant du niveau présidentiel à l’humble niveau primo ministériel, le sujet s’est-t-il trouvé automatiquement dévalué et la «politique maritime de la France» y a-t-elle perdu de son poids politique potentiel et donc de sa valeur médiatique. Ce Cimer a pourtant bien eu lieu et il a adopté le
«Livre bleu : stratégie nationale pour la mer et les océans»
construit en piochant dans la «remarquable boîte à outils» que «fournissent les conclusions du Grenelle de la mer» comme le dit François Fillon dans sa présentation du Livre Bleu.
Il serait sans doute malvenu de s’étonner que sur le site du «Grenelle de la mer» au Ministère de l’Ecologie de l’Energie du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM), il ne soit fait aucune mention de la réunion du Cimer et de l’adoption du Livre Bleu. L’explication tient sans doute au fait que Jean-Louis Borloo n’était pas présent à la réunion du Cimer… Il est vrai que le 6 novembre Jean-Louis Borloo avait déjà lancé de son côté les «Chantiers opérationnels du Grenelle de la Mer» destinés à définir les modalités concrètes de mise en œuvre des engagements du Grenelle de la Mer. Soyons optimistes et parions que les deux démarches convergeront
et qu’il ne s’agit que de la mise en pratique de l’adage marin bien connu :
«trop fort n’a jamais manqué». Il ne pouvait en être autrement et, soyons encore optimistes,
au-delà des mots convenus, prenons acte de cette volonté affirmée qui ouvre
des perspectives politiques nouvelles. Tout dépend évidemment de la manière
dont cette politique sera mise en œuvre et des moyens qui pourront lui être
affectés. Etant donnée la conjoncture, on peut être inquiet de ce point de vue
et l’insistance à évoquer l’intégration, la mutualisation, la rationalisation
des moyens et la coordination des acteurs peut laisser craindre que cette «politique
ambitieuse» ne se réduise à mimer le mouvement en multipliant Conseils et
Comités.
Tout y est et l’on ne peut qu’approuver. Mais l’on peut se demander aussi si l’organisation «intégrée» d’un tel ensemble peut vraiment se contenter, pour être efficace, de simples structures de coordination même quand on leur donne un joli nom comme «Conseil National de l’Archipel France», l’instance nationale de concertation qui couronne l’édifice. Il y a dans ce Livre Bleu, face à l’affirmation d’une volonté
stratégique facilement médiatisable, un grand souci de maintenir le paysage
institutionnel en l’état comme si, au prétexte que la mer est l’affaire de tous
elle ne devait être de la responsabilité de personne….
Il en découle logiquement l’affirmation de la priorité donnée à la nécessité de «Mieux connaître pour mieux gérer».
D’où une recherche marine qui «devra constituer le cœur d’une véritable politique océanographique». On applaudit sans réserve. Mais ici encore on ne fait que coordonner : les «opérateurs de premier rang» cette fois dans une «Alliance des Sciences de la mer» annoncée par Valérie Pécresse au colloque organisé par l’Ifremer pour son 25ème anniversaire les 28-29 septembre 2009. Comme d’habitude, on ne touche à rien et l’on crée une nouvelle structure de coordination des acteurs qui ajoute à la complexité…
D'où aussi dans les priorités au titre de la connaissance l’«importance particulière qui sera portée à l’observation de l’océan».
C’est un point qui tient particulièrement à cœur au Club des Argonautes qui a insisté sur la nécessité de pérenniser les systèmes d’observation spatiaux et in situ en vue d’une océanographie opérationnelle dans le cadre du programme européen GMES dont le groupement français Mercator-Ocean assure la coordination du volet océan (My Ocean).
On ne peut que se réjouir de voir le Livre Bleu reprendre cet objectif, quasiment dans les mêmes termes, et le «Relevé de décisions du CIMER du 8 décembre 2009» annoncer l’évolution rapide du statut de Mercator-Océan «vers une structure de société civile compatible avec une mission opérationnelle pérenne de service public».
C’est un point très positif, mais on est encore loin du système opérationnel d’observations dont on a besoin si l’on en juge par le montage qui se dessine :
Imagine-t-on un service opérationnel de météorologie sous maîtrise d’œuvre d’un consortium d’organismes publics et dépendant d’une mutualisation des moyens d’une dizaine d’organismes pour assurer la pérennité d’un système d’observations ? Optimisme toujours : nous faisons le pari que la prise en compte de la nécessité d’une océanographie opérationnelle dans le Livre Bleu débouchera nécessairement sur une organisation responsable.
Les énergies marines Un long paragraphe est consacré aux ressources énergétiques dans le chapitre « Développer une économie durable de la Mer», avec l’affirmation que le développement des énergies marines est un axe prioritaire de la politique maritime française. Il s’agit nommément dans l’ordre de citation :
Il est précisé aussi qu’hormis l’éolien en mer, les procédés ne sont pas matures et que la France établira une stratégie de recherche et de développement grâce à la mise en place d’une plateforme technologique des énergies renouvelables en mer et au financement de démonstrateurs, en particulier outre-mer.
François Fillon dans son discours de Brest du 2 décembre 2009 insistant sur la nécessité de l’intervention de la puissance publique pour le développement de ces énergies «encore balbutiantes» avait annoncé la création de cette plate-forme technologique avec pour chef de file l’Ifremer.
C’est confirmé très explicitement dans le relevé de décisions du Cimer du 8 décembre 2009 : elle sera lancée en 2010 pour conduire des études et développer les démonstrateurs nécessaires pour valider les diverses technologies. C’est une suite logique à l’initiative « Ipanema » (Initiative Partenariale Nationale pour l’émergence des Energies Marines) signée le 17 octobre 2008 qui associe plusieurs régions, EDF, DCNS, Ademe, MEEDDM et à laquelle participent de nombreux partenaires économiques, industriels et académiques qui s’est donnée comme objectifs :
C’est certainement un des points les plus positifs car très concrets du Livre Bleu et du Cimer. Manifestement les choses bougent en ce qui concernent les énergies marines. En témoigne l’Appel à manifestation d’Intérêt sur les énergies marines de l’Ademe du 2 septembre 2009 qui vise à valider les options technologiques possibles sur quatre filières :
Cette dernière énergie marine a fait l'objet d'une convention de partenariat entre DCNS et la Région Réunion signée en Avril 2009 pour la réalisation d'une étude de faisabilité sur la mise en place d'un démonstrateur ETM de 1,5 MW en 2014 à La Réunion. Avant son échéance, une seconde convention a été signée, en Octobre 2009, entre ces mêmes partenaires et l'Etat Français, dans le cadre du plan de relance, pour la réalisation d'un "Prototype à Terre" ETM, visant à tester à échelle réduite le système énergie de l'ETM, pour étudier la canalisation d'eau froide profonde et réaliser des mesures environnementales sur le site d'implantation.
Conclusions C’est un bon point de départ mais le plus difficile reste à faire. Comme il est dit dans la postface du «Livre Bleu» : «il
reste désormais à définir dans les très nombreux domaines concernés des objectifs
précis et le calendrier associé, mais aussi à préciser les responsabilités et
les moyens à mettre en œuvre : ce travail mobilisera le Gouvernement, en liaison
avec les collectivités territoriales, le monde maritime et la société civile.» 3/3 - Georges Claude, le génie fourvoyé, créateur d'Air Liquide, du tube au néon, de l'Énergie Thermique des Mers....
Georges Claude, 1870-1960, a marqué son époque de nombreuses
et géniales inventions qui prospèrent encore dans l’industrie. Il est sans doute
l’inventeur français le plus fécond. Comment peut-il être ignoré du grand public
aujourd’hui ?
Pour en savoir plus : Blog de Rémi Baillot :
http://rbaillot.blogspot.com
Voir aussi l'article du site sur l'expérience de Georges Claude à Cuba.
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