|
|
|||
|
|
Les News |
||
|
Mois de janvier 2010
| |||
|
1/3 - The Copenhagen Diagnosis : Climate
Science Report
Il couvre l’ensemble des sujets traités dans le rapport du Giec et inclut :
Le rapport comporte aussi de nombreux encarts pour expliquer les erreurs d’interprétation et de compréhension couramment rencontrées à propos du changement climatique : la saturation en CO2, l’importance de l’activité solaire, le refroidissement supposé des dix dernières années etc...
http://www.copenhagendiagnosis.org/
2/3 - Le Conseil Interministériel de la Mer (Cimer) du 8 décembre 2009 adopte le Livre Bleu : «Stratégie nationale pour la mer et les océans»
L’objectif assigné était alors de valider un «Livre Bleu» définissant la stratégie maritime française à partir des travaux du «Grenelle de la Mer».
Sans doute, passant du niveau présidentiel à l’humble niveau primo ministériel, le sujet s’est-t-il trouvé automatiquement dévalué et la «politique maritime de la France» y a-t-elle perdu de son poids politique potentiel et donc de sa valeur médiatique. Ce Cimer a pourtant bien eu lieu et il a adopté le
«Livre bleu : stratégie nationale pour la mer et les océans»
construit en piochant dans la «remarquable boîte à outils» que «fournissent les conclusions du Grenelle de la mer» comme le dit François Fillon dans sa présentation du Livre Bleu.
Il serait sans doute malvenu de s’étonner que sur le site du «Grenelle de la mer» au Ministère de l’Ecologie de l’Energie du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM), il ne soit fait aucune mention de la réunion du Cimer et de l’adoption du Livre Bleu. L’explication tient sans doute au fait que Jean-Louis Borloo n’était pas présent à la réunion du Cimer… Il est vrai que le 6 novembre Jean-Louis Borloo avait déjà lancé de son côté les «Chantiers opérationnels du Grenelle de la Mer» destinés à définir les modalités concrètes de mise en œuvre des engagements du Grenelle de la Mer. Soyons optimistes et parions que les deux démarches
convergeront et qu’il ne s’agit que de la mise en pratique de l’adage marin bien
connu : «trop fort n’a jamais manqué». Il ne pouvait en être autrement et, soyons encore optimistes,
au-delà des mots convenus, prenons acte de cette volonté affirmée qui ouvre des
perspectives politiques nouvelles. Tout dépend évidemment de la manière dont
cette politique sera mise en œuvre et des moyens qui pourront lui être affectés.
Etant donnée la conjoncture, on peut être inquiet de ce point de vue et
l’insistance à évoquer l’intégration, la mutualisation, la rationalisation des
moyens et la coordination des acteurs peut laisser craindre que cette «politique
ambitieuse» ne se réduise à mimer le mouvement en multipliant Conseils et
Comités.
Tout y est et l’on ne peut qu’approuver. Mais l’on peut se demander aussi si l’organisation «intégrée» d’un tel ensemble peut vraiment se contenter, pour être efficace, de simples structures de coordination même quand on leur donne un joli nom comme «Conseil National de l’Archipel France», l’instance nationale de concertation qui couronne l’édifice. Il y a dans ce Livre Bleu, face à l’affirmation d’une volonté
stratégique facilement médiatisable, un grand souci de maintenir le paysage
institutionnel en l’état comme si, au prétexte que la mer est l’affaire de tous
elle ne devait être de la responsabilité de personne….
Il en découle logiquement l’affirmation de la priorité donnée à la nécessité de «Mieux connaître pour mieux gérer».
D’où une recherche marine qui «devra constituer le cœur d’une véritable politique océanographique». On applaudit sans réserve. Mais ici encore on ne fait que coordonner : les «opérateurs de premier rang» cette fois dans une «Alliance des Sciences de la mer» annoncée par Valérie Pécresse au colloque organisé par l’Ifremer pour son 25ème anniversaire les 28-29 septembre 2009. Comme d’habitude, on ne touche à rien et l’on crée une nouvelle structure de coordination des acteurs qui ajoute à la complexité…
D'où aussi dans les priorités au titre de la connaissance l’«importance particulière qui sera portée à l’observation de l’océan».
C’est un point qui tient particulièrement à cœur au Club des Argonautes qui a insisté sur la nécessité de pérenniser les systèmes d’observation spatiaux et in situ en vue d’une océanographie opérationnelle dans le cadre du programme européen GMES dont le groupement français Mercator-Ocean assure la coordination du volet océan (My Ocean).
On ne peut que se réjouir de voir le Livre Bleu reprendre cet objectif, quasiment dans les mêmes termes, et le «Relevé de décisions du CIMER du 8 décembre 2009» annoncer l’évolution rapide du statut de Mercator-Océan «vers une structure de société civile compatible avec une mission opérationnelle pérenne de service public».
C’est un point très positif, mais on est encore loin du système opérationnel d’observations dont on a besoin si l’on en juge par le montage qui se dessine :
Imagine-t-on un service opérationnel de météorologie sous maîtrise d’œuvre d’un consortium d’organismes publics et dépendant d’une mutualisation des moyens d’une dizaine d’organismes pour assurer la pérennité d’un système d’observations ? Optimisme toujours : nous faisons le pari que la prise en compte de la nécessité d’une océanographie opérationnelle dans le Livre Bleu débouchera nécessairement sur une organisation responsable.
Les énergies marines Un long paragraphe est consacré aux ressources énergétiques dans le chapitre « Développer une économie durable de la Mer», avec l’affirmation que le développement des énergies marines est un axe prioritaire de la politique maritime française. Il s’agit nommément dans l’ordre de citation :
Il est précisé aussi qu’hormis l’éolien en mer, les procédés ne sont pas matures et que la France établira une stratégie de recherche et de développement grâce à la mise en place d’une plateforme technologique des énergies renouvelables en mer et au financement de démonstrateurs, en particulier outre-mer.
François Fillon dans son discours de Brest du 2 décembre 2009 insistant sur la nécessité de l’intervention de la puissance publique pour le développement de ces énergies «encore balbutiantes» avait annoncé la création de cette plate-forme technologique avec pour chef de file l’Ifremer.
C’est confirmé très explicitement dans le relevé de décisions du Cimer du 8 décembre 2009 : elle sera lancée en 2010 pour conduire des études et développer les démonstrateurs nécessaires pour valider les diverses technologies. C’est une suite logique à l’initiative « Ipanema » (Initiative Partenariale Nationale pour l’émergence des Energies Marines) signée le 17 octobre 2008 qui associe plusieurs régions, EDF, DCNS, Ademe, MEEDDM et à laquelle participent de nombreux partenaires économiques, industriels et académiques qui s’est donnée comme objectifs :
C’est certainement un des points les plus positifs car très concrets du Livre Bleu et du Cimer. Manifestement les choses bougent en ce qui concernent les énergies marines. En témoigne l’Appel à manifestation d’Intérêt sur les énergies marines de l’Ademe du 2 septembre 2009 qui vise à valider les options technologiques possibles sur quatre filières :
Cette dernière énergie marine a fait l'objet d'une convention de partenariat entre DCNS et la Région Réunion signée en Avril 2009 pour la réalisation d'une étude de faisabilité sur la mise en place d'un démonstrateur ETM de 1,5 MW en 2014 à La Réunion. Avant son échéance, une seconde convention a été signée, en Octobre 2009, entre ces mêmes partenaires et l'Etat Français, dans le cadre du plan de relance, pour la réalisation d'un "Prototype à Terre" ETM, visant à tester à échelle réduite le système énergie de l'ETM, pour étudier la canalisation d'eau froide profonde et réaliser des mesures environnementales sur le site d'implantation.
Conclusions C’est un bon point de départ mais le plus difficile reste à faire. Comme il est dit dans la postface du «Livre Bleu» : «il
reste désormais à définir dans les très nombreux domaines concernés des
objectifs précis et le calendrier associé, mais aussi à préciser les
responsabilités et les moyens à mettre en œuvre : ce travail mobilisera le
Gouvernement, en liaison avec les collectivités territoriales, le monde maritime
et la société civile.» 3/3 - Georges Claude, le génie fourvoyé, créateur d'Air Liquide, du tube au néon, de l'Énergie Thermique des Mers....
Georges Claude, 1870-1960, a marqué son époque de nombreuses et géniales
inventions qui prospèrent encore dans l’industrie. Il est sans doute l’inventeur
français le plus fécond. Comment peut-il être ignoré du grand public aujourd’hui
?
Pour en savoir plus : Blog de Rémi Baillot :
http://rbaillot.blogspot.com Voir aussi l'article du site sur l'expérience de Georges Claude à Cuba.
| |||