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Dès que je pris conscience de l’étendue des oeuvres complètes d’Arago qui
comptent dix-sept volumes, publiés de manière posthume en 1857 par Jean
Augustin Barral, je me décidais à modifier le titre que je comptais
donner à ce mémoire. Ce ne serait pas «François Arago, le savant» mais «François
Arago, l’océanographe», même si j’irai parfois au-delà de ce seul aspect. Après une
trentaine d’années passées au Laboratoire Arago à Banyuls, il fallut la conférence
d’un collègue sur le Gulf Stream pour que je prenne conscience que j’ignorais tout
de ce savant ; je venais d’apprendre qu’Arago avait donné, le premier, le schéma de
la circulation océanique générale que nous dénommons maintenant «le tapis
roulant». Je rechercherai dans les dires d’Arago, reflet de recherches et de
réflexions personnelles ou transcription des savoirs d’autrui (par sa curiosité et son
activité de Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences) les éléments qui
dénotent une vision pionnière ou, au contraire, se sont avérés des erreurs ou des
aberrations.
Pour en savoir
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