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LE MONDE QUI VIENT

L’humanité a-t-elle un avenir ?

Alexandre Rojey

Plus que jamais, l'humanité est confrontée à des promesses exaltantes, mais aussi à de lourdes menaces. L'accaparement de l'ensemble du domaine social par l'économie entraîne un aplatissement des valeurs. Alors que les valeurs intérieures d'une société animent son essor, leur perte risque de provoquer un déclin irréversible auquel le monde occidental est d'ores et déjà exposé. La globalisation, organisée selon les règles de la gouvernance néolibérale, a confié tous les arbitrages au marché. Elle a conduit au monde plat, ouvert à tous les mouvements commerciaux et financiers, organisé en fonction du profit, considéré comme le moteur exclusif de l'économie.

Recension de Raymond Zaharia

Quatrième de couverturePour ceux qui, comme moi, déplorent la forte progression de la richesse des plus riches au Nord comme au Sud, ainsi que l'aggravation des inégalités qui en résulte (inégalités Nord-Sud certes, mais aussi et surtout Nord-Nord et Sud-Sud...), le dernier livre d'Alexandre Rojey :

"LE MONDE QUI VIENT - L’humanité a-t-elle un avenir ?"

est fort bienvenu.

Les quatre crises emboitées, (démocratique... financière... environnementale... sociale), sont certes multifactorielles, mais elles ont une contribution dominante en commun : il s'agit bien entendu de la mondialisation des échanges commerciaux, dopés par la création de l'OMC en 1995 (et l'admission de la Chine en 2002) ainsi que par la liberté de circulation des capitaux.

Outre l'OMC, d'autres institutions internationales (notamment l'IASB: International Accounting Standard Board), ne se soucient ni de l'impact environnemental, ni de l'impact social du libre-échange.

Lorsque le rôle multilatéral de l'OMC s'est affaibli, (en raison de l'ensablement du cycle de Doha...), une pléthore d'accords dits de "partenariat économique" est venue occuper l'espace ainsi libéré...

Il s'agit d'abord des "APE" que l'UE conclut avec les pays ACPs : en les ruinant, leur forte asymétrie accélère l'exode des populations locales, notamment vers les pays du continent européen...

Il s'agit ensuite d'accords en apparence plus équilibrés, comme l'Alena, le Ceta, ou le Mercosur, qui débordent en réalité le seul domaine du libre échange et constituent une menace plus ou moins dissimulée sur la souveraineté des peuples.

L'auteur passe en revue les questions qui se posent à nos sociétés confrontées à des promesses exaltantes, mais aussi entourées par de nombreuses menaces: écologiques, économiques, politiques…

Dans ce contexte, la fin du monde dans lequel nous vivons semble inéluctable, même si en fixer le terme demeure difficile. Il est grand temps de réagir et de retrouver des valeurs qui puissent reconstruire un «vivre ensemble ».

Après une analyse des dangers qui nous entourent, c’est ce que nous propose ce livre, avec un tour d’horizon des domaines à reconquérir : des échanges économiques plus justes ne privilégiant pas la course aux profits, une vraie démocratie où chacun trouve sa place, des espaces de solidarité qui favorisent l’échange… Il s’agit de construire un système alternatif capable de remplacer celui dans lequel nous vivons qui arrive à bout de souffle et fait tous les jours la démonstration de son échec.

Les capacités humaines ont généré le pire et le meilleur : il faut faire le pari que le meilleur l’emportera pour résoudre les multiples défis qui se présentent à nous. Loin des poncifs et des idées toutes faites, ce sont des propositions concrètes que dévoile cet ouvrage pour envisager un avenir viable.

Un monde meurt, mais quel monde va naître ?