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FAQ - Climat |
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Comment fonctionne le GIEC (IPCC) ?Processus d'élaboration et de publication des rapports du Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC)Michel Petit - Décembre 2006
Les rapports du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sont publiés et consultables sur le site http://www.ipcc.ch. Tout le monde peut constater que des estimations et des barres d’incertitude sont clairement fournies. Bref, ils n’ont rien de “ la bouillie pour les chats ” qu’on pourrait redouter au terme d’un consensus diplomatique. Cependant, ils sont effectivement approuvés à l’unanimité par tous les pays membres dont le nombre approche 200.
Son assemblée générale est composée des représentants des états-membres et décide de la structure des grands rapports qui rythment la vie du groupe. Le troisième d’entre eux a été approuvé en 2001, les deux précédents l’ayant été en 1990 et 1995. Des rapports spéciaux intermédiaires sur des sujets limités peuvent également être décidés. L’assemblée générale élit, pour la durée de la préparation de chacun des rapports majeurs, un Bureau qui, outre un président et quatre vice-présidents, comprend les bureaux des trois groupes de travail qui travaillent indépendamment pour l’essentiel. Chacun de ces bureaux de groupe comprend deux co-présidents, l’un d’un pays développé, l’autre d’un pays en développement et six membres représentant les diverses régions du monde. Les membres de ces bureaux sont des scientifiques reconnus et les deux co-présidents sont des personnalités de stature internationale. Le pays développé qui présente un candidat à la présidence d’un groupe s’engage, en cas d’élection, à financer une unité de soutien technique de quelques membres, qui assistera le bureau dans l’exercice de ses responsabilités. Ces dernières consistent tout d’abord à proposer à l’approbation de l’assemblée générale le plan détaillé du rapport du groupe de travail qui est divisé en chapitres. Après l’obtention d’un consensus sur ce plan, les états ont quelques semaines pour proposer des noms de personnes susceptibles de prendre une responsabilité dans la rédaction de chacun des chapitres. Le Bureau choisit pour chaque chapitre une équipe de deux coordinateurs assistés de quelques « auteurs principaux » qui ont la responsabilité d’écrire les diverses parties du chapitre. Ces auteurs sont choisis dans des listes proposées par les états-membres. Ces équipes, une fois choisies, sont entièrement responsables du contenu de leur chapitre et engagent donc leur réputation vis-à-vis de leurs pairs. Il en ira ainsi tout au long du processus jusqu’à l’approbation du rapport de chacun des trois groupes de travail au cours d’une assemblée plénière. Cette dernière est composée de représentants des états, mais ce sont les deux scientifiques co-présidents du groupe concerné, qui orientent les débats, en assurant la présidence des sessions et recueillent l’aval des responsables d’un chapitre, avant toute modification. Ainsi, en France, tout scientifique qui le désire peut obtenir l'accès au texte proposé et faire parvenir au secrétariat du GIEC France toutes les remarques qu'il voudrait faire, ou les amendements qu'il désirerait voir apporter à ce texte . Les commentaires reçus sont regroupés ligne par ligne et utilisés pour produire une deuxième version. Cette deuxième version est envoyée, pour avis, à tous les experts ayant commenté la première, ainsi qu’à tous les gouvernements qui sont invités à envoyer chacun une liste unique de remarques. A ce stade, on voit l’influence politique reprendre un certain poids, limité par le caractère scientifique obligatoire des commentaires. Cette deuxième série de critiques est traitée exactement comme la première. C’est le résultat de cet exercice qui sera soumis à l’approbation de l’assemblée générale.
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