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Une étude américaine montre que la part des énergies renouvelables atteint 1% de l’énergie consommée dans les pays de l’OCDE. 

Washington,DC,US, 2005-05-19 (Refocus Weekly)

 

D’après le DoE (Ministère américain de l’Énergie) les énergies renouvelables hors l’hydraulique, et ayant atteint le stade commercial, représentent une fraction de plus en plus grande de l’énergie consommée dans les pays de l’OCDE entre 1981 et 2001. 

En dépit de cette croissance, le solaire, l’éolien et la biomasse ne représentent que 1% du total de l’énergie consommée dans les pays de OCDE en 2001, d’après le rapport sur l’ « Énergie et les émissions de CO2 » publié par le service de l’information du DOE.

Dans les pays de l’OCDE, le Produit Intérieur Brut a augmenté plus vite que la consommation d’énergie entre 1980 et 2001, alors que pour la plupart des pays hors OCDE la croissance de la consommation était liée à celle du développement. C’est en Chine , au Brésil, en Inde et en Corée du Sud que la croissance de la consommation et des émissions de CO2 ont été les plus fortes depuis les deux décennies passées, la cause étant la croissance rapide du parc de voiture privées. 

La part des sources d’énergie n’émettant pas de gaz carbonique a augmentée depuis 20 ans, et celle pour les énergies non fossiles a cru rapidement dans les pays développés, passant de 12% en 1980 à 18% en 2001, cette croissance est due principalement au nucléaire

Dans les pays en développement, la part des énergies non fossiles a augmenté de 7% à 11% de l’approvisionnement total énergétique depuis les 21 années passées , ce qui reflète le développement du nucléaire et l’extension des ressources hydraulique. Dans les pays de l’OCDE, la part de l’électricité générée par les centrales thermiques est tombée de 68% à 60% entre 1981 et 2001, et de 73% à 70% dans les pays hors OCDE. 

L’étude indique que « la plus grosse part de ce transfert est imputable au nucléaire ». Pendant cette période, pour les pays de l’OCDE, la part des énergies n’émettant pas de gaz carbonique (nucléaire, hydraulique et énergies renouvelables) a augmentée de 12 à 18% grâce principalement à la croissance du nucléaire alors que celle du charbon et du pétrole baissait bien que leur consommation ait augmenté dans l’absolu.

Dans le cocktail énergétique des pays en développement la part des énergies n’émettant pas de CO2 a aussi augmentée entre 1980 et 2001. L’usage croissant de l’hydraulique et du nucléaire a permis de limiter la croissance globale des émissions de CO2 à 1,2% par an, ce qui est nettement inférieur à la croissance de la consommation énergétique, et les émissions pour l’ensemble des pays de l’OCDE et hors OCDE ont augmentées plus lentement que la consommation grâce aux apports de l’hydraulique et du nucléaire. 

"Bien qu’augmentant maintenant rapidement, les énergies renouvelables, hors l’hydraulique, ne représentent encore qu’une faible part de la production mondiale d’électricité" note le rapport. 

En 2001 elles représentaient respectivement 2% et 1% de la production des pays OCDE et hors OCDE. Dans les pays du G7, la croissance de la consommation globale d’énergie a été de 1% l’an entre 1980 et 2001, passant de 3,6 Gtoe (Gigatonnes équivalent pétrole) à 4,4 Gtoe. Sur les 0,8 Gtoe d’augmentation le nucléaire, l’hydraulique et les autres énergies renouvelables représentent 380 Mtoe. Depuis le début des années 1990 la part du nucléaire est restée constante alors que l’hydroélectricité a diminué de 6% à 5% et que la part des autres énergies renouvelables a augmenté de 0,2% à 1%.

Traduction Michel Gauthier