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[Sommaire] - [Précédent] - [ Suivant] Dossier sur le climatLe Changement Climatique, où en est la recherche?Février 2004 - Dernière mise à jour Mars 2008 |
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Dans diverses hypothèses, les chercheurs ont fait "tourner leurs modèles".Ils prévoient: |
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VIII- Prévisions du GIEC: élévations du CO2 et de la T° de l'atmosphère |
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Les concentrations de CO2 attendues à la fin du XXI° siècle sont deux à quatre fois plus élevées que celles de l'ère préindustrielle. Elles dépendent essentiellement des développements démographiques et des politiques énergétiques. Il s'agit de l'un des principaux facteurs d'incertitude sur la sévérité du Réchauffement Global qui va se produire.
Les scientifiques travaillent sur des scénarios d'émission correspondant à différents choix de société et de technologies ce qui induit des hypothèses d'émission de gaz à effet de serre. Les données ainsi définies sont introduites dans des modèles climatiques qui peuvent ainsi prévoir des schémas d'évolution de la température moyenne, niveau moyen des mers, des précipitations...
Quatre grandes familles de scénarios ont été définies : A1, A2, B1 et B2, lesquelles se déclinent en variantes selon des hypothèses retenues.
Le scénarios A1 décrit un monde futur dans lequel la croissance économique sera très rapide, la population mondiale atteindra un maximum au milieu du siècle pour décliner ensuite et de nouvelles technologies plus efficaces seront introduites rapidement. Elle se scinde en trois groupes qui décrivent des directions possibles de l’évolution technologique dans le système énergétique. Le trois groupes A1 se distinguent ainsi: forte intensité de combustibles fossiles (A1FI), sources d’énergie autres que fossiles (A1T) et équilibre entre les sources (A1B) («équilibre» signifiant que l’on ne s’appuie pas excessivement sur une source d’énergie particulière, en supposant que des taux d’amélioration similaires s’appliquent à toutes les technologies de l’approvisionnement énergétique et des utilisations finales).
Le scénario A2 prévoit un monde très hétérogène. Le thème sous-jacent est l’autosuffisance et la préservation des identités locales. Les schémas de fécondité entre régions convergent très lentement, avec pour résultat un accroissement continu de la population mondiale. Le développement économique a une orientation principalement régionale, et la croissance économique par habitant et l’évolution technologique sont plus fragmentées et plus lentes que dans les autres canevas.
Le scénario B1 correspond à un monde convergent avec la même population mondiale culminant au milieu du siècle et déclinant ensuite, comme dans le canevas A1, mais avec des changements rapides dans les structures économiques vers une économie de services et d’information, avec des réductions dans l’intensité des matériaux et l’introduction de technologies propres et utilisant les ressources de manière efficiente. L’accent est placé sur des solutions mondiales orientées vers une viabilité économique, sociale et environnementale, y compris une meilleure équité, mais sans initiatives supplémentaires pour gérer le climat.
Le scénario B2 décrit un monde où l’accent est placé sur des solutions locales dans le sens de la viabilité économique, sociale et environnementale. La population mondiale s’accroît de manière continue mais à un rythme plus faible que dans A2, il y a des niveaux intermédiaires de développement économique et l’évolution technologique est moins rapide et plus diverse que dans les canevas et les familles de scénarios B1 et A1.
A titre d'exemple, la figure ci-dessous montre les prévisions d'augmentation de la température moyenne de surface du globe par rapport à la période 1980-1999. Les courbes colorées montrent, en continuité avec les simulations relatives au 20ème siècle les variations pour les scénarios A2, A1B et B1, ainsi que pour un scénario irréaliste où les concentrations seraient restées constantes à leur valeur de 2000 et qui présente l’intérêt de montrer le réchauffement auquel nous condamnent les émissions passées. Les zones colorées donnent une indication de la dispersion des simulations. Dans les barres de droite, le trait horizontal indique la valeur la plus probable pour le scénario d’émissions considéré et l’étendue des barres indique la gamme des valeurs vraisemblables.
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Figure 11 |
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Les modèles ne sont pas parfaits, ils sont en particulier incapables de simuler en des temps de calcul raisonnables des phénomènes de taille inférieure à 300 km. Il en résulte que les températures prévues sont entachées d’une incertitude. Les barres à droite de la figure sont relatives à la température prévue en 2100. On voit que si un mélange d'actions volontaristes et... de chance permet d'associer la concentration la plus faible et la partie basse de la barre correspondante, l’augmentation de température prévue peut se limiter à 1°, et que si, à l’opposé, la concentration la plus forte est associée à l'extrémité haute de la barre, on peut avoir 6,4° de plus en moyenne (sachant que d'après les observations, l'augmentation de température dans l'hémisphère nord est toujours supérieure à la moyenne Terre entière). C’est donc dans cette fourchette que l’on peut s’attendre à trouver l’augmentation de la température moyenne mondiale à la fin du siècle. Les conséquences de telles variations de la température moyenne mondiale ne sont pas négligeables puisque c'est un écart de 5° qui sépare une ère glaciaire et un optimum interglaciaire, c’est-à-dire les périodes les plus froides et les périodes les plus chaudes des grands cycles climatiques naturels. |
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