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Climat : le temps d'agir

Évaluation des coûts de l'adaptation et de la mitigation

Alain Grandjean, Raymond Zaharia
Octobre 2015. Révision 3 Janvier 2016.

Rubrique "Pour en savoir plus" relative aux règles et usages comptables et financiers susceptibles de constituer un obstacle ou un frein aux démarches d'atténuation et d'adaptation :

Plus généralement, sur les règles et usages susceptibles de constituer un obstacle ou un frein à la transition :

  1. Accelerate a low-carbon transformation by integrating climate action and risk into strategic economic decision-making.

  2. Create the confidence needed for global investment and climate action by entering into a strong, lasting and equitable international climate agreement.

  3. Phase out subsidies for fossil fuels and agricultural inputs and incentives for urban sprawl

  4. Introduce strong, predictable carbon prices as part of good fiscal reform.

  5. Substantially reduce the capital cost of lowcarbon infrastructure investment.

  6. Scale up innovation in key low-carbon and climate-resilient technologies and remove barriers to entrepreneurship and creativity.

  7. Make connected and compact cities the preferred form of urban development.

  8. Halt the deforestation of natural forests by 2030.

  9. Restore at least 500 million hectares of lost or degraded forests and agricultural land by 2030.

  10. Accelerate the shift away from polluting coal-fired power generation.

  • Un exemple élémentaire concerne l'usage tantôt de gigatonne, tantôt de petagramme (1 Gt = 1 Pg, c. à d. 1 milliard de tonnes = un milliard de millions de grammes !)

  • Cela se complique lorsqu'on utilise l'une ou l'autre de ces unités pour désigner, soit une masse de CO2, (existante ou future), soit la masse de carbone qu'elle contient, (ou contiendra).

  • Idem, lorsque ces unités s'appliquent à d'autres GES, comme le méthane ou le protoxyde d'azote (qui ne contient pas de carbone !) On parle alors de GtC Eq ou de GtCO2 Eq (Equivalent...1 GtC = 3,67 GtCO2; le rapport 44/12 =3,67 est celui entre la masse de la molécule de gaz carbonique et celle de l'atome de carbone.)

  • Le piège du langage se referme avec des expressions comme "décarboner l'économie"... alors qu'il s'agit de réduire ou éliminer sa dépendance aux combustibles fossiles ! Il faut espérer que nos activités futures incluront beaucoup de carbone non fossile... comme le biogaz, des plantations de forêts, ainsi que des immeubles, hangars, ou gymnases... en bois ! Il serait moins trompeur de dire: "défossiliser l'économie"!

  • De même, l'expression "taxe carbone", (sous entendu fossile...), ne reflète guère le but visé: favoriser les usages qui recyclent du carbone déjà présent dans l'atmosphère, et pénaliser ceux qui lui ajoutent du carbone provenant du sous sol ou du plancher océanique.

  • Enfin, tous les usages indésirables ne se valent pas: entre une centrale à charbon vétuste, (complètement amortie), et une centrale à gaz moderne, (supportant un amortissement en milliers ou millions de $ /an), les MWh d'électricité livrés par la seconde libèrent dans l'atmosphère 3 fois moins de CO2 que ceux de la première ! De la sorte, la règle d'un prix unique du carbone fossile, (selon les canons de l'économie orthodoxe), déjà critiquée pour son manque de réalisme au regard des inégalités Nord-Sud, peut en outre constituer un frein à l'élimination des installations les plus polluantes, (si le niveau de la taxe est trop faible), au Nord comme au Sud !