1/2 40ème anniversaire des lancements des premiers satellites français
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Crédit
EADS Diamant A
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Le 26 Novembre 1965 était mis à feu avec succès le premier lance-satellite français Diamant, à partir du champ de tir
d'Hammaguir (Algérie). Retombée civile des développements faits par
le Ministère des Armées, il faisait partie
d'un lot de quatre lanceurs «expérimentaux». La France s'imposait ainsi comme la troisième puissance spatiale
dans le monde capable de lancer une charge satellitaire.
En même temps, elle démontrait sa maîtrise
opérationnelle des moyens au sol pour le suivi de
la satellisation, la poursuite de satellites, et la restitution de
leur trajectoire. |
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Le 6 Décembre 1965 était lancé FR1, 60 kg, premier satellite scientifique de construction française destiné à
l'exploration de l'ionosphère, par un lanceur américain Scout de la base de Vandenberg
en Californie. Couronné de succès, le programme franco-américain FR1 fut
suivi de plusieurs autres.
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http://4aspace.....FR1 |
Les capacités du lanceur Diamant paraissaient limitées, mais elles
ont permis d'initier un programme de géodésie spatiale, utilisant deux techniques
disponibles en laboratoire :
En optique, le développement d'émetteurs laser de forte puissance permettait
des mesures de distance par réflexion sur des réflecteurs cibles, implantés
à bord du satellite. Des mesures furent obtenues par le Service d'aéronomie du CNRS,
sur le satellite américain BEB, depuis l'Observatoire de Haute Provence dès le 25 Janvier 1965.
En électronique, des développements sur les oscillateurs à quartz avaient abouti
à la fabrication d'instruments de grande stabilité en fréquence, les variations de
température étant
régulées par thermostat.
Ces deux techniques furent mises en oeuvre avec succès. Rappelons que la France fut le second pays à réaliser des tirs laser sur
satellite. Une des premières restitutions d'orbite laser de précision métrique fut présentée au COSPAR
(Committee on Space
Research) à Mar del Plata (Argentine) en 1965. Du point de vue des applications de la géodésie spatiale aux sciences de la Terre et des
océans, ces réalisations
furent "fondatrices" pour la communauté scientifique
française.
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Le 17 Février 1966 était lancé, également avec succès,
le satellite D1A ou Diapason, 22 kg, par
le deuxième lance-satellite Diamant «expérimental».
Satellite de construction entièrement française, il était doté d'une balise radioélectrique de grande stabilité,
permettant à des expérimentateurs géodésiens de rattacher entre eux, deux points
d'observation relativement éloignés, avec une précision décamétrique.
Alors que le lancement du premier satellite expérimental du système
Galileo,
(navigation et positionnement... à une précision centimétrique), est imminent, cette évocation peut faire sourire !
A cette époque, c'était un progrès considérable (proche d'un
facteur 10). |

http://4aspace.....D1A |
La balise radioélectrique était pilotée par un
Oscillateur Ultra Stable à quartz (OUS) . Les signaux émis étaient reçus par des stations terrestres
également équipées d'OUS. La mesure de l'effet Doppler lié aux vitesses relatives entre satellite et stations
permettait de déterminer les positions
de stations éloignées, et notamment le rattachement géodésique
Nice-Beyrouth.
Grâce à la qualité du suivi de trajectoire, cette première liaison géodésique
ouvrait la voie à beaucoup d'autres et fut à l'origine d'une filière scientifique et technologique encore active
aujourd'hui.
En Février 1967, les deux satellites Diadème 1 et
2 (D1C et D1D) furent lancés par les 3ème et 4ème exemplaires de Diamant «expérimental»,
toujours depuis Hammaguir.
Équipés des mêmes OUS que pour D1A, ils étaient
munis en outre de réflecteurs laser: comme dans un puzzle
bien ordonné, le rattachement géodésique du satellite par rapport aux stations,
(donc des stations entre elles), a pu se faire grâce à des tirs laser
de grande précision. La combinaison de ces techniques, développées en France
dès 1965, (voir plus haut), a permis une amélioration
de la précision de restitution des trajectoires et l'accès
aux applications en Sciences de la Terre.
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http://4aspace.....D1C |
En 1968, une expérience plus ambitieuse fut organisée dans le cadre d'une
Recherche Coopérative sur Programmes du CNRS.
Trois stations conjuguant Doppler et laser étaient implantées, à l'Observatoire de Haute Provence,
à Stéphanion en Grèce, et à Colomb-Béchar.
Les mesures sur Diadème2 (D1D) utilisées pour le calcul d'orbites et
de la position, par rapport au centre de la Terre, des stations permirent une précision métrique.
Le premier rattachement géodésique entre l'Europe et l'Afrique fut ainsi
obtenu.
Lors de cette campagne, plus de 100 000 mesures de distances par laser avaient été
effectuées, sans oublier les expériences de synchronisation des
horloges de stations. Cette double expertise, exceptionnelle à l'époque, fut à l'origine de programmes
prestigieux tels que TOPEX-Poséïdon et, aujourd'hui, GALILEO. C'est ainsi que des experts français furent invités
à des
ateliers de réflexion de la Nasa sur l'utilisation des systèmes spatiaux
pour la connaissance
de la Terre et des Océans (Williamstown
1969).
Même s'il n'a finalement pas vu le jour, le système GEOLE proposé par la
France, véritable précurseur des systèmes modernes de navigation, y fut l'objet d'une forte recommandation. La France se vit confier la première expérience mondiale de géodésie utilisant
des mesures laser dans le cadre du projet ISAGEX (International Satellite Geodesy
Experiment)
soutenu par le COSPAR.
Cette News n'est pas seulement la célébration d'un
évènement du passé, mais montre comment une vision et une volonté
politique pérennes peuvent permettre des "développements durables" !
2/2 Changements Climatiques, Conférence de Montréal
Le 16 février 2005, le Protocole de Kyoto entrait en vigueur, sans les
États Unis. Ce "premier pas", incomplet et insuffisant, était cependant
fondamental : il a, en effet, favorisé la mise en place de plans climats dans
différents pays, et surtout, il a permis d'envisager l'après Kyoto.
C'était précisément l'objet de la Conférence des Nations Unies sur les
Changements Climatiques qui s'est tenue a Montréal du 28 novembre au 9 décembre.
L'objectif était de trouver une suite à la lutte engagée contre le réchauffement du climat à savoir, poursuivre le protocole de Kyoto après
son échéance de 2012, élargir le dialogue conformément aux termes de la Convention
Cadre des Nations Unies sur le changement climatique adoptée en 1992.
Après des négociations longues et difficiles, un accord a finalement été
conclu samedi. Plus de 150 pays ont accepté de lancer des l'année prochaine, des négociations formelles sur la réduction des gaz à effet de
serre après 2012. Mais le gouvernement des États-Unis,
non-signataire du Protocole de Kyoto, a refusé d'y prendre part officiellement, acceptant
toutefois un dialogue informel et sans calendrier.
Nombre d'associations se réjouissent de ce résultat. Cependant, il peut paraître
bien maigre, face a l'enjeu pour notre planète et pour ses 6 milliards de
"Géonautes"...
Pour en savoir plus : Site
UNFCCC (United Nations Framework Convention on Climate Change)
1/2 Climat, effet de serre, par Claude Allègre
Claude Allègre a amplement démontré qu'il aime la science, aussi son
"Dictionnaire amoureux de la
science", paru dans une collection particulière des éditions PLON/FAYARD est-il bienvenu.
Nous ne pouvions pas ne pas jeter un regard particulièrement intéressé sur
les termes relevant de la science du climat. Malheureusement, C. Allègre y reprend complaisamment les arguments de ceux,
de moins en moins nombreux, qui doutent encore de la réalité et de l'importance pour l'humanité du changement climatique.
Au risque, pour ce faire, d'induire le lecteur en erreur.
Par exemple en faisant croire, (Climat), que les prévisions climatiques ne sont qu'un
prolongement de l'échéance des prévisions météorologiques et que les modèles numériques sont des constructions dépourvues de physique et de
références aux observations. Ou encore, (Effet de serre), qu'il n'y a pas
de différence de nature entre, d'une part la cause astronomique des variations climatiques du quaternaire
- et ses conséquences sur l'évolution des teneurs en CO2 de l'atmosphère au cours des 800 000 dernières années -
et d'autre part, le forçage radicalement nouveau que constitue l'injection
de CO2 dans l'atmosphère par l'utilisation des combustibles
fossiles.
Face à ce scepticisme vis à vis du changement climatique actuel, et sans
doute pour ménager l'avenir, Claude Allègre prévient néanmoins que:
" Toutes les mesures pour limiter les émissions de gaz carbonique doivent être
prises, énergie nucléaire pour l'électricité, voiture électrique, etc. Car
si un avenir torride est possible, mais non certain, les catastrophes climatiques semblent programmées
! "
Afin de répondre aux interrogations des internautes, nous publierons
prochainement dans notre rubrique FAQ, une série de questions /réponses sur
le sujet, expliquant les résultats scientifiques actuels.
2/2 - Le prix du pétrole
augmente... l'intérêt pour l'ETM aussi...
Le Président du territoire de la Polynésie
française s'est déclaré intéressé par un projet de production
d'électricité basé sur le concept de l'énergie
thermique des mers (ETM).
La société Américaine OCEES
(OCean Engineering & Energy Systems), spécialiste des énergie
renouvelables et plus particulièrement de l'ETM, propose d'installer en
Polynésie, une plate-forme offshore à proximité de Faa'a (aéroport de
Papeete). L'énergie serait transportée par câble a Moorea et Tahiti. La
plate forme fournirait 100 MW, soit l'équivalent de la consommation
des deux îles.
Le coût de production du kWh, hors
transport est évalué à 12 FCFP (soit 10 centimes d'euro à comparer au
prix de vente EDF en métropole de 7,65 centimes hors taxes).
L'investissement est évalué à 50 milliards de FCFP (soit 419
millions d'euros).
Ce n'est pas la première fois que la Polynésie envisage le recours à
l'ETM pour réduire sa dépendance au pétrole. Déjà dans les années 1980 l'étude d'une centrale ETM de 5 MW avait été proposée par
l'IFREMER.
Source : La dépêche de
FENUA de septembre 2005.
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1/2 - Changement
climatique : Les Académies des Sciences s’engagent.
Le sept juin 2005 les Académies des Sciences de 11 pays (Brésil, Canada, Chine, France, Allemagne, Inde, Italie, Japon, Russie, Royaume Uni, USA) ont signé une déclaration commune sur la réponse globale à apporter au changement
climatique. (http://nationalacademies.org/onpi/06072005.pdf).
Elle prend à son compte les résultats du GIEC et tient en quatre points :
-
Le Changement du Climat est une réalité que les observations démontrent. Il est dû pour l’essentiel aux activités humaines.
-
Il faut réduire les causes du changement climatique. Les Nations doivent prendre sans attendre les mesures propres à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les incertitudes scientifiques sur certains aspects du changement climatique ne peuvent en aucun cas servir de prétexte à leur report.
-
Il faut se préparer aux conséquences du changement climatique. Les temps de résidence des gaz à effet de serre et le temps de réponse du système climatique à la perturbation qu’ils représentent font que même si les émissions de gaz étaient instantanément stabilisées à leur niveau actuel le climat continuerait à changer en réponse à l’accroissement des émissions des décennies précédentes. Les changements climatiques sont inévitables et les Nations doivent s’y préparer. Les pays les moins développés sont souvent les plus menacés ; ils sont aussi les moins bien armés face à ce défi. L’adaptation au changement climatique demande donc une stratégie globale et une collaboration à l’échelle du monde.
-
Conclusion : Les Académies des Sciences appellent toutes les Nations à une action rapide pour réduire les causes du changement climatique et s’adapter aux changements inéluctables. Elles doivent s’assurer aussi que cet enjeu est effectivement pris en compte dans les stratégies nationales et internationales. Les Académies s’engagent à collaborer avec les gouvernements pour y aider.
Cet appel s’adressait plus particulièrement aux
États Membres du G8 qui se sont réunis un mois plus tard les 7-8 juillet à Gleneagles au Royaume Uni et dont l’un des points de l’ordre du jour était le changement climatique. L’irruption dramatique du terrorisme à Londres au cours de cette réunion a un peu occulté les conclusions auxquelles les
États participants sont arrivés sur ce thème.
Elles ne sont pas négligeables et montrent que les Académies des Sciences ont été entendues :
Les États participants se sont tous mis d’accord sur :
qui reprennent les points essentiels de la déclaration des Académies :
-
reconnaissance de la réalité du changement climatique et de la responsabilité de l’homme,
-
nécessité de réduire les émissions pour en limiter l’ampleur,
-
préparation internationale concertée pour s’ y adapter.
On ne pouvait pas espérer aller jusqu’à la ratification par les USA du protocole de Kyoto à l’application duquel les pays qui l’ont ratifié ont confirmé leur détermination.
Sommet du G8 de juillet 2005 :
(1)Changement climatique, énergie propre et développement durable.
http://www.fco.gov.uk/Files/kfile/FR-plan%20climat-7%20juillet.doc
(2)Plan d’action : Changement climatique, énergie propre et développement durable.
http://www.fco.gov.uk/Files/kfile/FR-%20decl%20climat-7%20juillet.doc
(3)Déclaration de la présidence.
http://www.fco.gov.uk/Files/kfile/FR-declaration...texte%20%20definitif.doc
2/2 - Un
moyen de réduire le réchauffement de la planète : Capter et stocker le gaz carbonique
Sans oublier que l'énergie
la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas, que les
énergies propres et renouvelables sont déjà en développement dans de
nombreux pays, il est clair que ces mesures ne suffiront pas pour mener à
bien la politique globale des pays développés, visant à diviser par un facteur
4 les émissions de gaz à effet de serre.
Face à un problème difficile, il faut en
général une pluralité d'approches : c'est ainsi que des recherches
sont menées en vue de capter le gaz carbonique relâché dans
l'atmosphère.
Le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat
(GIEC) a adopté fin septembre un rapport spécial démontrant la possibilité d’utiliser, comme moyen de réduire les émissions humaines de gaz carbonique
(le principal responsable du réchauffement climatique), le captage du gaz carbonique à la sortie de grandes installations industrielles ou productrices d’électricité et son stockage dans des sites appropriés.
Deux types de sites sont envisagés : soit des formations géologiques adaptées, telles que des gisements de pétrole ou de gaz déjà exploités ou des aquifères salins, soit le milieu océanique.
Grâce en particulier aux interventions de la délégation française, le sommaire pour décideurs souligne clairement tous les inconvénients de cette dernière éventualité :
acidification du milieu marin nocif pour la biosphère, fuites inéluctables à un terme difficile à prévoir, technologies d’injection non développées.
Le Club des Argonautes se réjouit de voir ces raisons de renoncer au stockage océanique mises clairement en évidence.
Le rapport, rédigé par le Groupe III des experts du GIEC intitulé "Mitigation" ("Atténuation"), décrit les technologies actuellement connues ou en devenir,
reprend à son compte les descriptions et conclusions parues dans la littérature scientifique et technique mondiale récente. Coûts, limitations, risques et autres questions sont passées en revue en détail. Il a été rédigé par une centaine d'experts et revu largement par spécialistes et gouvernements. Il
est en cours de parution.
Est actuellement disponible sur internet le Sommaire pour les
décideurs.
http://www.ipcc.ch/activity/ccsspm.pdf
1/2 - Les cyclones dans le
golfe du Mexique.
Le 29 août dernier, l'ouragan Katrina,
d'une force
peu commune, a
dévasté la Louisiane, et s'est propagé dans le Mississipi, l'Alabama et
l'ouest de la Floride.
Si la prévision des ouragans s'est beaucoup
affinée grâce aux observations par satellites, aux avions de
reconnaissance, et aux modèles, il reste encore du chemin à parcourir (notamment
pour établir un couplage entre les modèles des différents compartiments de la biosphère).
Aux États Unis, c'est le
NHC
de la NOAA
qui est chargé des
prévisions. Les
pronostics pour le reste de la saison montrent une activité
cyclonique importante.
Si chaque catastrophe amène beaucoup de
malheur, elle permet aussi d'observer les phénomènes réels et de vérifier
les modèles, les perfectionner et ainsi faire progresser la
connaissance.
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Crédit NOAA/AOMM
Anomalie de hauteur
de mer le 28 août avec superposition de la trajectoire de
Katrina |
Le premier rapport d'analyse du laboratoire AOML
de la NOAA sur l'ouragan Katrina, sorti le 30 août, montre des
images impressionnantes vues à travers les mesures d'altimétrie par satellite.
Ces observations
illustrent en effet la façon dont le cyclone s'est renforcé en survolant une
lentille d'eau chaude d'environ 300 km, au milieu du golfe du Mexique,
ce qui explique sa puissance et comment après son passage une partie du
contenu thermique de cette lentille a été
absorbée, ce qui quantifie l'énergie collectée par ce cyclone
(comparable à celle que fourniraient plusieurs centaines de centrales
électriques de 2 GW fonctionnant pendant 10 jours).
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Le site Aviso
Altimétrie a d'ailleurs publié une version simplifiée, en Français, de cette
première analyse NOAA/AOML.
De façon prémonitoire, Mercator Ocean avait consacré le
bulletin océanique de l'été à l'analyse du comportement dans le Golfe
du Mexique de son modèle haute résolution, et avait souligné le rôle des
poches d'eau chaude larguées par le "Loop
Current" dans la propagation
et le renforcement des cyclones tropicaux, et Aviso en mai 2003, avait
consacré sa News
Letter à "Comment utiliser l'altimétrie pour identifier les
régions d'intensification des cyclones".
Enfin, une question se pose toujours après chaque catastrophe naturelle,
il y a-t-il une une aggravation de cet évènement liée au réchauffement de la planète? Le débat est ouvert. Voir le site Real
Climate.
2/2 - Le satellite TOPEX-Poséïdon est entré dans sa quatorzième année de bons et
loyaux services....
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Origine NASA |
Saluons
la NASA qui à l'occasion du 13 ème anniversaire de
TOPEX-Poséïdon (lancement : 10 août 1992), a su rendre un
hommage mérité à la collaboration Franco-Américaine et
aux équipes projet, qui en dépit de nombreuses difficultés ont
mis à la disposition de la communauté scientifique
internationale un formidable outil d'observation de l'océan, et
donc du climat, et d'étude de la géodésie...
Voir le site de la NASA
et la
video à ne pas manquer, sur le fonctionnement de
TOPEX-Poséïdon et de son successeur Jason-1 (patience, la video
est un peu longue à charger).
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La NASA insiste sur le
fonctionnement en tandem des deux
satellites qui "offrent aux chercheurs des
opportunités sans précédent pour observer des phénomènes de
petite échelle, comme les marées côtières, les tourbillons et leur
effet sur la circulation générale océanique , et la meilleure
compréhension des ondes planétaires (basse fréquence), qui transportent
des signaux liés au changement climatique"
Si bien que la NASA a finalement
décidé de prolonger la mission de TOPEX-Poséïdon, respectant ainsi
l'engagement pris en octobre 1997, (lors d'une réunion CNES NASA), de ne
"jamais réformer un satellite qui transmet encore des données
utiles".
Ceci a été rendu possible
grâce au soutien de la communauté scientifique internationale et aussi
grâce aux efforts des équipes de projet pour réduire les coûts
d'exploitation de la mission.
Mois de
juillet/août 2005
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1/3 Numéro Spécial de la
revue Nautilus : Jules Verne et la mer
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Un numéro passionnant à lire en famille pendant
les vacances :
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2/3 Charles David Keeling, un
pionnier dans le domaine des gaz à effet de serre
Charles David Keeling nous a quittés ce 20
juin.
Il fut le premier à quantifier
l'accroissement lié à l'activité humaine, du gaz carbonique dans
l'atmosphère.
Il a en effet installé le premier observatoire de
mesures continues du CO2.
C'était dans le cadre de l'Année Géophysique Internationale
(1957-58), un véritable événement fondateur dans l'étude et
l'observation systématiques de la planète Terre.
Ces séries de mesures, très précises et
ininterrompues depuis 1957, ont constitué le jeu de données le plus
important pour les travaux scientifiques sur le changement climatique.
Lorsque Charles Keeling a commencé ces
mesures, la concentration de CO2 était de 310 ppmv
(parties par million en volume, soit 310 cm3 par m3),
en 2005, lors de sa disparition, on peut l'estimer à 380 ppmv. Ces
deux chiffres permettent de tirer les leçons suivantes :
-
La valeur que peut prendre une série
continue de mesures de haute précision, ainsi par exemple les
mesures bio-géochimiques dans l'Atlantique Nord
deviendront-elles un jour un élément de négociation sur le
Changement Climatique ? (dans la mesure où elles peuvent
témoigner des émissions du continent nord américain).
-
Par rapport à la période
préindustrielle (1850), la concentration a déjà augmenté de 110 ppmv
et en dépit de la signature du protocole de Kyoto, tout indique
que l'objectif dit de "2 CO2" (soit 550 ppmv) sera très
difficile à tenir.
Charles Keeling a fait sa carrière au
sein de la prestigieuse Scripps
Institution of Oceanography de l'Université de Californie.
Pour en savoir plus, http://scrippsnews.....
(en Anglais)
3/3 ITER, et la
recherche sur l'énergie.
Martelée par les médias, l’annonce nous est faite que le projet ITER sera réalisé en France.
Il s’agit de franchir une nouvelle étape dans la recherche et le développement d’une filière énergétique qui
a pour but d'assurer à l'humanité une source d’énergie non polluante et illimitée.
L'ambition est de "copier" le phénomène naturel de fusion
nucléaire qui se produit dans le soleil et nous permet d'être là pour
en parler!
Il s’agit bien sûr d’une excellente nouvelle qui confirme la compétence de nos physiciens et ingénieurs et la constance du soutien
de nos «décideurs» à l'industrie nucléaire depuis un demi-siècle.
La «fusion nucléaire» est-elle maîtrisable, économique, socialement acceptable
et "environnementalement responsable" ? Ces questions sont encore sans réponses;
ITER est un projet à long terme : ces promoteurs
estiment qu’après sa réalisation prévue sur 10 ans, il faudra encore plusieurs décennies pour
industrialiser la filière, et cela laisse le temps de trouver des réponses.
Enfin, s’agissant d’un programme dont l’enjeu intéresse le devenir de tous il faut se réjouir qu’il soit conçu, financé et réalisé en coopération internationale, avec l’Europe comme
contributeur principal.
Le seul regret pour les Argonautes est de ne pas voir la même volonté
politique s'appliquer au développement, en coopération internationale, d’autres sources d’énergie
alternatives qui elles non plus ne peuvent être mises en oeuvre par la
seule initiative privée, par exemple, l’Énergie Thermique des Mers
dont la faisabilité technique est déjà démontrée, et qui
peut contribuer à court terme aux besoins en énergie électrique de communautés littorales isolées
de la zone tropicale.
A plus long terme, vu l'importance des postes transport et chauffage dans
le bilan énergétique des pays développés, la production en pleine mer
de méthane, ou même d'hydrogène, serait une piste à explorer.
Si la recherche de longue haleine est indispensable, Il serait regrettable
que le projet ITER ait pour effet de retarder des études plus modestes,
susceptibles d'apporter des solutions plus immédiates.
1/2 - Un nouveau magazine :
Nautilus, des océans et des hommes...
Un magazine entièrement consacré à la
mer, qui s’intéresse à tous les aspects de la vie des océans, mais aussi de la vie sur et autour des océans.
100 pages pour mieux connaître et aimer les océans.
Le premier numéro est
disponible dans tous les kiosques à journaux depuis le 17 mai.
Abonnement: 4 numéros et un hors-série par an, soit 5 occasions de mieux
découvrir les océans pour 23 euros /an.
http://www.nautilusmagazine.com
Christophe Agnus, fondateur et directeur de Nautilus, pense à ce magazine depuis 15 ans.
C'était un rêve qui est devenu réalité.
En 1990, la guerre du Golfe oblige à repousser un projet bien avancé avec un grand groupe de presse.
En 1998, Christophe Agnus quitte L’Express, après dix ans de reportages, de Papouasie-Nouvelle Guinée au Rwanda, de la Silicon Valley à Sarajevo, de la mer d’Aral à Koweit City ou au Bangladesh. Il fonde Transfert magazine et Transfert.net, Clic d’Or 2000, Grand Prix des Médias(meilleur site Web de la presse) 2001, Grand Prix Narrowcast 2000. Transfert est vendu en octobre 2001 à
L’Île des Médias, et le journaliste quitte Paris pour s’installer en Bretagne avec sa famille.
En 2003, il publie « Skippers de l’impossible » (Altipresse) et collabore à Géo, Ça m’intéresse et
Le Point. En 2004, il publie « Le Roman du Vendée Globe » (Grasset) et collabore à Géo, Ça m’intéresse et Les Echos, avant de se lancer dans le projet Nautilus.
Nautilus est le premier membre français de « 1% for the Planet », fondation (créée par Patagonia) réunissant des entreprises dépensant au moins 1% de leur chiffre d’affaires pour la protection de l’environnement.
Engagement logique : Nautilus veut faire mieux connaître et aimer les océans, parce qu’on ne protège bien que ce qu’on aime.
Tous les jours, le blog de Nautilus donne des informations sur les océans et la vie Nautilus : http://nautilus.typepad.com
Sommaire du premier numéro :
Portrait : David Doubilet, fabuleux photographe sous-marin.
Dossier : Les pinnipèdes, surdoués des mers.
Reportage : La pêche des grands fonds.
Enquête : Les énergies renouvelables de la mer.
Reportage : Le requin blanc de l’aquarium de Monterey.
Le prochain numéro
Hors série spécial sera consacré à Jules Vernes et la mer.
2/2 - "Des yeux
dans le ciel" ou: Vingt millions de lieues au dessus des mers !
Quinze ans d'altimétrie radar par satellite. Venise Mars 2006.
Quinze ans après le lancement des satellites d'observation géophysique ERS-1 et
Topex/Poseidon, l'Agence Spatiale Européenne (ESA), et le Centre
National d'Études Spatiales (CNES), organisent un Symposium sur ce thème. Cet évènement exceptionnel sera aussi
soutenu par la NASA et d'autres partenaires impliqués dans la mise en place
d'un service permanent d'observation de l'océan par altimétrie spatiale.
Deux autres réunions se tiendront simultanément: la rencontre annuelle du
"Science Working Team" Jason-1, (rebaptisé "Ocean Surface Topography
Science Team") et la Workshop du Service International Doris (International
Doris Service - IDS). Rappelons que Doris est un instrument d'orbitographie
de haute précision, embarqué sur les satellites TOPEX-Poséïdon, Jason1,
Envisat, Cryosat, (et sur la série SPOT 2 à SPOT5). Il permet de localiser
en temps réel, à quelques centimètres près, le satellite sur son orbite.
L'IDS est un organisme qui assure la promotion des activités de géodésie et
de géophysique rendues possibles par le système DORIS, par ses 15 ans de
mesures, et par la cohérence qu'il apporte au système géodésique de référence, fondement de cette "auscultation de haute
précision". Nos amis Michel Lefebvre et François Barlier ont joué un
rôle éminent dans la conception et la mise en place, par le CNES et l'IGN, de ce
système, héritier d'une tradition "Liaison Montante", entamée avec Éole
et qui s'est poursuivie avec Argos.
Ces trois évènements auront lieu du 13 au 18 mars 2006 à Venise.
Voir site Aviso : http://www.jason.oceanobs.com/....
26 ans après le premier Colloque d'Océanographie Spatiale, (Venise 1980), on passera en revue les espoirs et les promesses de
l'altimétrie spatiale, qui ont tous été tenus ou dépassés:
-
Le pari de réduire l'erreur de mesure de 15 à 1
cm, condition nécessaire
pour accéder à des signaux océaniques au spectre très vaste, et contribuer
ainsi à un grand nombre de questions: de la prévision "Meso-echelle
sur quelques jours", (qui intéresse la Pêche Hauturière, le Transport
maritime, et les activités Off Shore), jusqu'à la détection du Changement Climatique, en passant
par la Prévision Saisonnière dans la bande inter- tropicale.
-
Le pari d'avoir en permanence au moins 2
altimètres en vol, dont au moins
un de haute précision. Les rédacteurs visionnaires du "Purple Book", (CNES
NASA 1991), ont ouvert la voie de l'expérience GODAE, une démonstration
convaincante de nos nouvelles capacités de prédiction, menée à bien
grâce,
notamment à cette richesse d'observations.
Aujourd'hui, l'altimétrie spatiale
intéresse un éventail de disciplines.
Au départ, il s'agissait d'océanographie, de mieux connaître l'état futur
des masses océaniques et leur rôle sur le climat. Au fil des années, on a vu se dessiner une mosaïque de besoins
complémentaires tels que:
-
cartographie du plancher océanique, notamment les dorsales et les volcans
sous marins,
-
amélioration de la connaissance du champ de
gravité (écarts à la symétrie sphérique),
-
contribution à la théorie des plaques
tectoniques, (avancées permises par
les 2 cartographies précédentes)
-
surveillance des calottes polaires ainsi que du niveau des lacs et des
rivières, (qui peut apporter une contribution décisive à la "fermeture" du
bilan hydrologique, à l'échelle globale ou à celle d'un bassin versant),
-
et, tout récemment, (de façon totalement
imprévue bien sûr), observations du Tsunami du 26 décembre, qui permettront d'améliorer les
modèles de propagation.
Ayant participé aux efforts qui, depuis plusieurs décennies, ont
permis une connaissance quantitative et durable de la circulation océanique, les membres du Club des Argonautes se
réjouissent de cette initiative hautement symbolique:
-
Elle couronne des années d'efforts, pour que
la "coopétition" entre Agences Spatiales, comporte plus de "coopération"
que de "compétition", avec un bénéfice immédiat pour la mise en place, si
critique, d'un Service Public d'observation permanente de la
Biosphère, qui
prolongera ce qui existe déjà en Meteo...
-
Elle attire l'attention sur une activité, qui est souvent
considérée comme acquise, comme "allant de soi", alors même qu'en dépit
de succès retentissants, elle conserve une extrême fragilité: nous avons la chance
d'avoir encore 4 altimètres en fonctionnement... Ceci ne sera sans doute
plus vrai en mars 2006, car la mission TOPEX- Poséïdon devrait être
interrompue d'ici là, (après 13 ans de "bons et loyaux services"). La
même crainte existe pour GFO (Geosat Follow On) de l'US Navy, qui a largement
dépassé sa durée de vie. Bien plus grave: ceux qui ont travaillé dans le spatial savent une
règle universelle, (quels que soient les progrès dans la conception et la
réalisation des satellites): "Tout ce qui n'est pas décidé aujourd'hui ne
volera pas dans 5 ans" ! Ceci veut dire en clair que sauf "recouvrement",
(de moins en moins probable), entre Jason-1 et Jason-2 (car le temps perdu
ces 2 dernières années ne peut plus être rattrapé...), on risque une
"interruption de service" en 2008 (lorsque Jason-1 et Envisat seront en fin de vie).
La flottille actuelle a été mise en place dans le cadre d'un effort de recherche.
Des conférences internationales, se penchent sur la mise en place d'un "Global Earth Observations System of
Systems" (GEOSS).
Elle permettront peut être de conjurer ce risque par une initiative commune des agences
concernées (Europe, USA, Inde, Chine, Japon, Australie) pour rendre permanente
cette flottille qui est une composante essentielle de ce GEOSS.
Le Symposium de mars 2006 a Venise ne peut que contribuer a cette transition, toujours
délicate, de la "Recherche aux applications".
1/2 La semaine prochaine, a
lieu, en Écosse, la conférence annuelle sur les énergies renouvelables :
http://www.wrec2005aberdeen.co.uk/
Il y a bien sûr une session sur l'ETM (Énergie
Thermique des Mers).
Voici le résumé de la présentation d’ouverture
de cette session faite par Don Lennard, Directeur, Ocean Thermal Energy Conversion System
Ltd, Orpington, UK.
Dans sa présentation l’auteur décrit le principe de l’ETM et donne un rapide historique de sa conception et de son développement. Il rappelle qu’une usine ETM peut fournir à la fois de l’électricité et des sous-produits qui élargissent son champ d’utilisation et améliorent sa rentabilité. La ressource thermique est stable et permet une production d’électricité ETM «en base», à la différence de la plupart des autres ressources renouvelables.
Ces avantages font que l’ETM malgré son coût d’investissement élevé comparé à celui des filières énergétiques traditionnelles pourrait devenir plus attrayante que celles brûlant des combustibles fossiles. Ceci serait d’autant plus vrai que la taxation des émissions de carbone jouerait en faveur de l’ETM qui est par principe non polluante.
La demande mondiale d’énergie doit croître de façon importante dans les années à venir et la part des énergies dites « nouvelles » nécessaire pour y répondre devrait passer de presque zéro aujourd’hui à 6% en 2020. Une contribution modeste de l’ETM à cette croissance ouvrirait un vaste marché à l’industrie pour la construction de centrales de première génération répondant aux besoins en énergie électrique de communautés insulaires.
Le but de cette présentation est de montrer que l’exploitation de l’énergie thermique des mers peut être une réponse réaliste, économique, socialement bénéfique et respectueuse de l’environnement à la demande mondiale en énergie et que son développement justifierait la mise en œuvre d’un programme de R&D approprié.
2/2 L’Énergie Thermique des Mers
UN OUTIL DE BATAILLE DIPLOMATIQUE ?
Okinotori est le nom de deux minuscules îlots coralliens de quelques mètres carrés qui émergent au milieu de nulle part
dans l’océan à 1500 km au sud du Japon. Ils sont l’objet d’une vigoureuse bataille diplomatique entre les gouvernements japonais et chinois. Celui-ci contestant à
celui-là la souveraineté japonaise sur ces îlots inhabités.
Depuis plusieurs mois les chinois ont multiplié les opérations maritimes dans la zone suscitant la colère des japonais pour ce qu’ils considèrent comme une violation de leur Zone Économique Exclusive.
Pour conforter leur position les japonais ont entrepris de montrer qu’ils étaient, eux aussi, actifs dans la zone. A cette fin ils y ont installé des équipements météo et déployé
une flottille de pêche.
On apprend aussi qu’ils envisageaient d’y développer la production d’énergie marine par le procédé dit
« Énergie Thermique des Mers ». Le Club des Argonautes s’efforcera de suivre l’évolution de cette affaire en espérant qu’elle se concrétise par une réalisation marquante pour la promotion de
l’ETM, tout en regrettant qu’elle puisse résulter d’une confrontation politique plutôt que d’une action pacifique en co-opération internationale pour le développement d’une filière énergétique renouvelable.
Pour en savoir plus voir :
http://www.japantoday.com..en anglais ou taper
"Okinotori +OTEC" avec Google pour visiter d’autres sites
.
1/2 Énergie renouvelable : la piste des vagues / Ocean power fights current thinking
Source : bulletin de l'Ambassade de France aux États-Unis
Un travail conduit par l'Electric Power Research Institute (EPRI) avec la collaboration, entre autres, du National Renewable Energy Laboratory (NREL) du Department of Energy (DOE), suggère que
la production d'électricité à partir des vagues et des courants marins aux
États-Unis pourrait être économiquement rentable dans un futur proche, de l'ordre de quatre ans, à condition que les investissements
suivent.
Le principe consiste à utiliser les mouvements des vagues pour mettre sous pression un fluide permettant ensuite de produire de l'électricité qui est acheminée par le biais d'un câble sous-marin.
Selon l'organisme, le potentiel des côtes américaines serait de 2100
Terawatt-heure par an, soit presque autant que l'électricité produite à partir du charbon ou dix fois l'énergie totale générée par les centrales hydroélectriques du pays.
L'évaluation repose en fait sur une équation
J = 0,42*(Hs)exp2*Tp
(dans laquelle J est l'énergie disponible (NOTA), Hs est la hauteur significative des vagues dans le lieu étudié et Tp leur période pendant les moments de pic de
hauteur),
appliquée à des sites pour lesquels les paramètres ont été mesurés.
L'EPRI a obtenu ses estimations de capacité disponibles en tenant compte
d'hypothèses de rendement des dispositifs de captation.
A l'heure actuelle aux
États-Unis, deux entreprises ont développé des prototypes de convertisseur d'énergie : Ocean Power Technologies (New Jersey), qui déploie à Hawaï son système PowerBuoy d'un mégawatt pour l'U.S. Navy (mise en service prévue en 2006), et le groupe AquaEnergy, dans l'attente de permis fédéraux pour un test de son AquaBuoy au large de l'Etat de
Washington.
Toutefois, certains s'inquiètent du manque de volonté apparent de l'Administration Bush pour développer cette solution technologique et craignent que les
États-Unis ne prennent du retard. Et de fait, le premier essai de raccordement à un réseau électrique a été effectué en août 2004 de l'autre côté de l'Atlantique, à Orkney, en Ecosse, à l'aide du convertisseur Pelamis de la société Ocean Power Delivery (sur lequel l'EPRI s'est d'ailleurs fondé pour son étude).
Wall Street Journal du 08/04/05 (Ocean power fights current thinking)
NOTA du Club : On exprime généralement cette puissance en kWatt par mètre de largeur de crête: J( kW/m) = 0,96* H exp2*T; avec H hauteur de vague crêtes à creux . (doc IFREMER;" Production d'énergie à partir de la houle; Damy &
Gauthier; CNEXO/COB 1981).
2/2 Vaincre le changement
climatique planétaire... un défi lancé par la Commission Européenne...
On trouve dans la récente communication
"Vaincre le changement
climatique planétaire" adressée par la Commission des
Communautés Européennes au Parlement Européen (document COM 2005 35
final daté du 09.02.2005) les grandes lignes de la stratégie proposée
par la Commission en matière de lutte contre le réchauffement
climatique pour 2012 et jusqu'en 2050. C’est une impressionnante liste
de bonnes idées, de «défis» selon le terme employé par la Commission,
assortie de recommandations, dont beaucoup apparaîtront familières aux
lecteurs du site "Club des Argonautes",
On regrette toutefois que la Commission dans sa liste des 15 technologies
susceptibles de contribuer à gagner ces défis à l’horizon 2050,
n’ait pas proposé de plan plus ambitieux pour le développement
d’autres formes d’énergies renouvelables que l’Éolien, le Photo
voltaïque et la Biomasse.
1/3 Portrait du Gulf Stream - Éloge des courants
Un livre d’Erik Orsenna de l’Académie française
Notre rencontre "magique" avec l’auteur
C’est ce vendredi 18 mars 2005 que les Éditions du Seuil ont publié cet ouvrage.
Les "Argonautes" amoureux de la mer se réjouissent de la
parution de ce livre qui invite le lecteur à une connaissance amicale et complice des océans.
Comme l’indique la rubrique consacrée de ce site, nous sommes des scientifiques retraités et notre rencontre avec l’écrivain s’est faite par hasard et hors des cadres institutionnels. Une rencontre sur un
point de littérature et non de science océanographique!
Rencontre par un hasard avec une probabilité
infime!
Un immense hasard donc, mais pas miraculeux car nous ne croyons pas aux miracles.
Par un «hasard favorisé» et plus probable que d’autres parce que c’était une rencontre entre lui et nous. Lui un amoureux, un « fou curieux »
des choses de la mer, nous de jeunes retraités raisonnables et raisonneurs, soucieux de l’avenir des hommes.
Disons qu'à l'occasion de cette rencontre, le hasard a «bien fait les choses». Le livre avec ses questions sur le
Gulf Stream (*)
pose le, les,
problèmes du devenir de notre planète Terre, une planète rare et d’autant plus précieuse qu’elle abrite sur sa surface cette mince pellicule de sol, d’air et d’eau.
Cette infime niche écologique;
Ce minuscule réduit galactique, où la vie est possible;
La biosphère, cet unique et irremplaçable habitat qu’il nous appartient de gérer.
Merci à l’auteur de nous avoir questionné. Ses questions ont rencontré les
nôtres. L’aider à y répondre a conforté notre réflexion.
(*) Animation de
la hauteur de mer au niveau du Gulf Stream. Cette animation a été réalisée
avec le modèle haute résolution Mercator (PAM: Prototype Atlantique Méditerranée),
sans assimilation de données, sur l'année 1999.
2/3 Écrivain et sportif!
Ce vendredi 4 mars , nous avons pu
voir Erik Orsenna , successivement, à la barre de son
Dragon, puis invité de Thalassa.
Entre deux confidences sur ses grandes
passions, l'écriture et la mer (ah! le vertige de l'embarquement sur
la feuille blanche), nous avons appris avec plaisir la sortie
imminente de son prochain livre : "Portrait
du Gulf Stream, Éloge des courants".
Le Club des Argonautes a eu
le privilège d'être sollicité par l'auteur à l'occasion
de cet ouvrage qui, prenant le Gulf Stream comme prétexte, offre une
promenade en mer parmi quelques merveilles peu connues des
mouvements océaniques.
Il vous recommande d'embarquer avec lui, à votre tour.
En route pour la mer, vous ne serez pas déçus!!
3/3 Appel aux "Géonautes" de
bonne volonté...
Notre Terre n'est pas en danger, (elle a survécu à
plusieurs changements climatiques): c'est l'habitat de l'espèce
humaine et ses conditions de vie qui sont en cause. Pour les préserver,
nous devons apprendre à piloter ce vaisseau spatial qu'est la
Terre, notre demeure. De simples passagers-consommateurs, devenons
"Géonautes" avertis et actifs.
Pour piloter il faut connaître et comprendre. Soyons intelligents:
le savoir est l'avenir de l'homme. Pour comprendre la Terre il faut
l'observer: mettons en place les systèmes permanents d'observations et de
mesures, seules sources de notre savoir. Les moyens spatiaux le permettent.
Ils existent déjà pour observer l'atmosphère, au service de la météorologie,
étendons les à tous les compartiments de la Biosphère !
Piloter, c'est évaluer les risques et éviter les écueils. Soyons
prévoyants. Nous savons comment limiter nos émissions de gaz à effet
de serre sans réduire drastiquement notre niveau de vie: Faisons le sans
délai, avec ou... sans Protocole (suivez notre regard
... Outre Atlantique !)
Piloter c'est avoir confiance en l'avenir: la Terre, en dépit de
ses limites, est riche. Soyons inventifs. Le soleil l'inonde en permanence
d'une énergie rayonnante, (la surface océanique -700 fois la France- reçoit
en permanence mille fois plus que la demande mondiale en énergie primaire !) :
sachons l'utiliser dans le vent et les mouvements de l'océan; retrouvons
la dans l'énergie thermique des mers, sans doute une clé pour la
transition salvatrice dans le secteur Transports, du "Tout
Fossile" au "Tout Hydrogène Renouvelable" !
Pour gouverner efficacement un vaisseau, il faut un équipage
à l'unisson où chaque équipier est à son poste de manœuvre.
Soyons entreprenants et agissons tous, de l'individu dans son
quotidien aux instances internationales, en ayant conscience de ce qui
fait notre humaine et commune identité.
Naviguer c'est louvoyer, contourner, s'adapter à des forces que l'on ne
peut contraindre. N'oublions pas que le futur ne sera jamais complètement
prévisible et faisons notre cette invitation de Saint-Exupéry à la
vigilance : " L'avenir n'est jamais que du présent à mettre
en ordre, tu n'as pas à le prévoir mais à le permettre "
1/2 Réduction des émissions de gaz
à effet de serre....
Beaucoup de commentaires dans les médias à l'occasion de l'entrée en vigueur du
Protocole de Kyoto ce 16 février 2005. Trente pays dit
"industrialisés" devront, entre 2008 et 2012, réduire de 5,2%, (en moyenne), leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leurs
émissions de 1990.
Beaucoup de controverses, aussi, sur l'efficacité de cet effort, sans doute
une goutte d'eau dans l'océan de ce qu'il faudra faire pour ne pas laisser
que... des dettes à nos descendants ! Mais cette goutte est aussi un symbole: on peut
désormais parler de "Post Kyoto" et de "Plans Climats" mieux informés, (donc plus volontaristes...), que ceux que nous connaissons !
Le réchauffement global est une certitude. Les séries climatiques sont
éloquentes: la température moyenne de "la 3ieme Planète", (c'est la
nôtre: il n'y en a pas de rechange !), augmente d'un centième de degré / an
environ. De même, la montée du niveau moyen des mers est de 2 mm / an.
Ces chiffres sont des MOYENNES sur la Terre entière. Dans certaines régions
du Pacifique ou de l'Indien, la montée des eaux peut être DIX FOIS PLUS RAPIDE, soit
près de DEUX MÈTRES par siècle ! (Voir notre dossier "Changement
climatique"). Une information ignorée ! - tant pis pour des
centaines de milliers de gens - lors de l'émission Thema du 10 Juin 2003
(sur cette grave lacune, voir : ( http://www.manicore.com/documerre/ouvrages/arte.html ).
Ces deux mesures, température et niveau de la mer, sont fondamentales pour
chacune des étapes de la démarche scientifique: "Observer" bien entendu,
mais aussi "Comprendre et Prévoir", (c.a d. Valider les modèles de Climat
qui tournent sur calculateur.)
La seconde, (niveau des mers), est une mesure "intégratrice", faite depuis
bientôt 13 ans par 2 satellites de haute précision: TOPEX-Poséidon, puis
Jason-1. Cela signifie que l'on dispose désormais d'un indicateur PEU
BRUITE. C'est a dire, susceptible de "voir plus tôt" une inflexion de
tendance liée a un début de fonte des calottes polaires ou, au contraire,
l'effet heureux de nos vertueux efforts "Post Kyoto" ! (Il faudra un peu de
temps...)
C'est l'immense intérêt de poursuivre cette série chronologique, homogène
et bien etalonnée... c'est aussi une cause de stupéfaction, en apprenant
l'interruption, (on l'espère, provisoire...), des travaux sur Jason-2, (un
programme qui, depuis près de 3 ans, a glissé de "6 mois tous les 6 mois"...). Sur cette question,
traitée comme mineure par ceux qui ont le pouvoir d'y remédier, un membre du Club a pu parler de "Silence des Agneaux"!
En effet des rapports, fort respectables au demeurant, recommandent la mise
en place des systèmes globaux d'observation que nous appelons de nos vœux
(GEOSS au niveau mondial, et
GMES au niveau européen). A la Bonne Heure !
Mais cette volonté salutaire ne devrait-elle pas trouver son premier point
d'application dans la réduction du risque de "gap" entre Jason-1 et Jason-2 ?
Ceci n'est qu'une condition nécessaire: il faut ensuite des équipes pérennes, pour
garder l'intimité requise avec la physique de la mesure, (et le cortège de corrections sans lesquelles, les
observations ne servent pas à grand chose), il faut des Centres pour traiter les mesures en 24/24, des
réseaux de Télécoms, des démarches d'éducation et d'information, de la
Coopération Internationale, bref tout ce qui va (peut être) se faire désormais
pour l'Océan Indien ! (à l'image de ce qui existait déjà pour les tsunamis dans le
Pacifique).
Ces travaux illustrent bien l'importance d'un suivi multidisciplinaire de la planète Terre. Ce suivi doit s'appuyer sur des systèmes d'observation à
long terme et des équipes opérationnelles de chercheurs et d'ingénieurs
chargés de l'analyse et de la modélisation. C'est la "Géoscopie " que
Michel Lefebvre préconise.
Les climatologues qui, comme Edouard
Bard, travaillent avec des instruments de mesures de Bilan Radiatif (ERB,
ScaraB, GERB...), savent,
hélas, que "le monde n'est pas le même" selon qu'il y a eu ou non un recouvrement entre 2
instruments successifs ! En dépit de la perte irréparable que constitue
l'absence d'inter-étalonnage, il n'existe aucun entité qui se sente responsable de faire ce qu'il faut pour l'éviter ! En reprenant une formule
de notre ami Claude Pastre: "Disposer d'un système d'observation du Climat,
c'est assurément l'affaire de tous, Est-ce une bonne raison pour que cela
ne soit de la responsabilité de personne ?"
2/2 Un membre du Club des
Argonautes à l'honneur...... Pourquoi oppose-t-on si souvent "recherche fondamentale" et "recherche
appliquée"? Ces deux activités ne peuvent vivre l'une sans l'autre, pas de recherche appliquée sans recherche fondamentale et pas de vérification de nouveaux concepts issus de la recherche fondamentale sans recherche appliquée!
L'hommage que l'ANAE (Académie Nationale de l'Air et de l'Espace) rendait à Michel Lefebvre lors de son passage volontaire à
l'Honorariat, mercredi 2 février a permis une double illustration :
- La démarche Observer, Comprendre, Prévoir est bien la colonne vertébrale du progrès de la connaissance, notamment en Sciences de la Terre.
- Des allers et retours fréquents entre la théorie (comprendre) et
la pratique (observer et prévoir) sont des facteurs clés du succès, c'est à dire dans le cas qui nous
concerne la transition vers une activité opérationnelle, que Michel appelle joliment "Géoscopie". Il va même jusqu'à dire que
la "Géoscopie" est une clé de l'avenir des "Géonautes". Autre
mérite de la présentation de Michel : rappeler l'intérêt d'un dialogue
permanent entre chercheurs et ingénieurs, une condition nécessaire à la
bonne articulation entre recherche fondamentale et recherche appliquée. L'immense
succès du programme Topex Poséidon et de son successeur Jason1, est
d'avoir favorisé un tel dialogue à l'échelle de la planète, au sein du
"Science Working Team" (SWT).
Le parcours non conventionnel de Michel Lefebvre, Capitaine au Long Cours, Astronome, puis Responsable Scientifique au CNES méritait bien cet hommage. Gérard Brachet, ancien Directeur Général du CNES et que... Michel a embauché au CNES en 1971, a su le faire avec son talent habituel.
FR3 Région Toulouse n'a pas voulu être en reste et a consacré un "six minutes" dans son émission régionale de lundi soir.
Pour ceux qui voudraient en savoir plus : Présentation
(document word long à charger) de Michel Lefebvre à l'ANAE le 2 février. Trente
millions de lieues au dessus des mers Enjeu
Terre Williamston Haut
de page
1/2 Du nouveau dans les
mesures in-situ...
Les océanographes du Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI) ont récemment franchi une étape importante dans le domaine des mesures océanographiques in-situ.
Ils ont installés un réseau de collecte de données, appelé "Station W", situé sur le bord ouest du Gulf
Stream.
Lorsque cette station ancrée, sera complètement opérationnelle,
elle permettra de mesurer en continu sur une profondeur de 3000 mètres, l'intensité
du Gulf Stream nord, ses variations de température et de salinité, et les caractéristiques en profondeur
du courant sous le Gulf Stream.
Par rapport aux équipements existants, ce système a l'avantage d'apporter une meilleure description le long de la verticale.
http://www.whoi.edu/home/about/whatsnew_stationw.html
2/2 Le Tsunami
L'année
2004 s'est terminé par un séisme dans l'océan indien, d'une
ampleur exceptionnelle ( voir les explications du site Encyclopédie
Wikipedia ), avec beaucoup de victimes et des conséquences
catastrophiques pour les régions touchées.. Aurait-on
pu éviter ou minimiser les pertes humaines? Presque toute la presse
traite de la question d'un système de surveillance et d'alerte. Les avis
sont très partagés. Un
Claude
Allègre moins bien inspiré que dans la préface du livre La
terre vue de l'espace, est fataliste et n'envisage pas de solution
(l'Express du 3 janvier 2005) : "Faut-il tout prévoir, même là où il ne se passe, en général, rien? Le monde doit s'habituer à ce que les catastrophes naturelles fassent de plus en plus de victimes, tout simplement parce que les zones à risques seront de plus en plus peuplées!" Pourtant
un système d'alerte performant est en place depuis près de soixante ans
dans l'océan Pacifique. Il n'en existe pas pour les autres océans. La
COI (Intergovernmental Oceanographic Commission)
au sein de l'Unesco, avait déjà, à plusieurs reprises, recommandé
un système d'Alerte
Tsunamis pour l'Océan
Indien, sans succès hélas, tant pour des raisons politiques que financières. Le bien fondé d'un système
d'alerte est reconnu, mais certains spécialistes font
preuve d'un pessimisme surprenant (le Figaro du 7 janvier 2005). Ils affirment
que cela prendra beaucoup temps, sera très coûteux et
techniquement difficile. Pourtant,
"selon un expert australien chargé par son gouvernement de plancher sur un système d’alerte pour l’Océan Indien, l’installation coûterait environ 15 à 20 millions de dollars. Phil McFadden, interrogé par Associated Press, estime que 30 sismographes seraient nécessaires, ainsi qu’une dizaine de
marégraphes et six bouées de détection
(DART,
Deep-ocean Assessment and Reporting of Tsunamis ). Cependant, ce système ne
sert à rien si l’île ou le village menacé par le tsunami n’a pas le
téléphone, avertit McFadden. " (Science et Avenir, 4
janvier 2005). Que représente
cette somme modeste par rapport aux quelques
milliards de dollars qui sont mobilisés pour venir en aide aux
sinistrés? Paul Tapponnier, directeur du Laboratoire de
Tectonique à l'Institut de Physique du Globe de
Paris n'a pas l'ombre d'une hésitation: "Il ( le système
d'alerte) doit être mis sur pied d'urgence. Vu l'élan de solidarité mondial sans précédent des derniers jours, gageons que les moyens seront rapidement réunis".(Le
Monde du 4 janvier 2005). Système
d'alerte efficace, infrastructures associées, éducations des populations,
moyens de communication, règles
d'urbanisme prenant en compte les risques, c'est toute une organisation
intégrée qui doit être mise en place, tirant profit d'une approche en
réseau. Mais
observer et comprendre ce qui se passe sur notre planète est tout aussi
nécessaire, comme le formule Paul Taponnier : "Tout système d'alerte doit être constamment nourri et amélioré
par la recherche fondamentale. Il faut chercher à mieux connaître et mieux comprendre le
fonctionnement des failles terrestres. Il est vital de continuer à développer l'observation de notre planète à la frontière des techniques existantes. Il n'est guère de domaine où l'investissement dans la recherche fondamentale doive être plus grand et plus soutenu sur le long terme." On
peut ajouter que réciproquement les séries de données d'observations
opérationnelles alimentent la recherche et la font progresser. Il y a
en quelque sorte deux activités qui se confortent l'une l'autre (comme
cela se produit en météorologie depuis plusieurs décennies).
A cet égard nous disposons de toute une
gamme de satellites qui nous permettent d'observer très finement notre
planète..... Observer >>> comprendre>>>>
prévoir.
Il suffit de feuilleter le livre
d'Anny
Cazenave et Didier Massonet "La Terre vue de l'espace" pour
se rendre compte de la richesse des informations que peuvent apporter les
mesures depuis l'espace : la topographie des fonds marins, la
forme de la terre, la cartographie des déformations du sol dues au
tremblement de terre, les mouvements verticaux de la croûte terrestre
etc....
Les derniers évènements nous apportent
malheureusement une illustration dont on se serait bien passé. Il se
trouve que, deux heures après le séisme de Sumatra, les satellites d’altimétrie radar TOPEX/Poseidon et Jason-1
sont passés au-dessus du Golfe du Bengale.
Ils ont mesuré le niveau de la mer sur 3.000 km au moment où le tsunami frappait le Sri
Lanka. Yves Ménard précise dans un article de Libération du 8 janvier
2005 :
"L'observation en direct du passage d'un tsunami est rendue possible par la très grande précision des radars embarqués. «Comme leur tâche d'observation est large, un cercle d'environ 2 kilomètres de moyenne, les radars de Topex-Poseidon et Jason filtrent l'état de la mer»,
..... Les données collectées le 26 décembre par les satellites d'observation serviront à vérifier les modèles de propagation des tsunamis dont disposent les scientifiques".
L'internaute intéressé peut d'ailleurs
"faire tourner" l'un de ces modèles de simulation sur le site de l'UNESCO/IOC :
Simulation Tsunami.
Dans notre article du mois dernier (Vers une
Veille Mondiale "Océan et Climat"), nous n'avions pas indiqué
la raison d'être d'institutions comme l'OMM (Organisation Mondiale de le
Météorologie) et la COI : le coût
annuel d'observations permanentes bien choisies est une fraction des
bénéfices ou des pertes évitées qu'un système mondial d'auscultation
permanente de notre planète, intégré du local au global, peut
apporter.
La problématique est un peu celle de la
prime d'assurance, toujours un peu chère.... tant qu'on a pas eu
d'accident !
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